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Analyse de pratique UE 2.10

Étude de cas : Analyse de pratique UE 2.10. Recherche parmi 245 000+ dissertations

Par   •  15 Octobre 2016  •  Étude de cas  •  1 850 Mots (8 Pages)  •  1 484 Vues

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PHILIPPE Chloé                                                                                        Promotion 2014-2017

Stage en EHPAD au Loroux Bottereau                                                          24 Novembre 2014

ANALYSE D'UNE SITUATION D'HYGIENE

RENCONTREE EN STAGE

Compétence 3 – UE 2.10 Infectiologie-Hygiène

IFSI Croix Rouge Française

44400 Rezé

Le service de cet EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de la région nantaise où j'ai effectué mon stage accueille 30 personnes âgées dépendantes, souffrant de démence ou d'Alzheimer. Les soins les plus pratiqués sont donc des aides à la toilette, des toilettes, des réfections de pansement, des prises de sang, des poses d'aérosols, des glycémies capillaires et des injections d'insuline.                 

La situation suivante a été effectuée selon le protocole et les règles d'hygiènes du service en matière de réfection de pansements.

Madame S, résidente dans cet EHPAD, a une plaie située sur le tibia droit depuis le mois d'Août, due à une chute. Son pansement est effectué par l'infirmière ou par mes soins tous les deux jours (la prescription médicale indique le protocole à suivre) mais il peut cependant être changé tous les jours ou plus si besoin, car madame S se cogne souvent, ce qui peut faire saigner sa plaie, ou même en occasionner de nouvelles.

Les objectifs d'un pansement simple sont de protéger la plaie des traumatismes et de la contamination, de favoriser le drainage des exsudats, les collecter et les évacuer, favoriser la cicatrisation et ne pas être douloureux. Ces objectifs ont un maximum de chance d'être acquis si le protocole et les règles d'hygiène qui vont suivre sont appliqués. Le pansement doit être esthétique et hermétique (la plaie doit être totalement recouverte)

Avant de partir pour la chambre de madame S, j'effectue un lavage simple des mains  pendant au moins 30 secondes dans la salle de soins, afin d'éviter le manu-portage, qui est la transmission de micro-organismes par les mains.(vu dans l'UE 2.10) C'est donc un élément déterminant dans la transmission des infections associées aux soins. Cette étape fait parti des précaution standard d'hygiène, vu en UE 2.10. J'ouvre le mitigeur, mouille mes mains et mes poignets vers le haut afin que les bactéries ne redescendent pas sur mes mains. Je fais mousser les paumes, le dos de la main, et j'insiste bien sur les espaces interdigitaux, les extrémités des doigts, le pourtour des ongles, puis je lave les pouces, et termine par les poignets. Je rince toujours les mains vers le haut, et les sèche par tamponnement (afin d'éviter l'irritation de la peau) à l'aide d'un essuie-main jetable. Je referme le mitigeur avec l'essuie main jetable, et le mets à la poubelle sans la toucher, car elle est couverte de micro-organismes.

Je prépare le chariot, préalablement désinfecté avec du surfanios, du haut vers le bas, du plus propre au plus sale.  Pour cela, je porte un gant à usage unique, et je verse du surfanios sur ma chiffonnette afin de réduire les projections des particules du produit dans l'air. On ne repasse jamais au même endroit avec la chiffonnette afin de ne pas recontaminer une zone propre déjà nettoyée. J'effectue ensuite un lavage des mains avec une solution hydro-alcoolique (SHA) de la même manière que le lavage simple des mains.

Avant d'utiliser le matériel, je vérifie toutes les dates de péremption, par exemple celles des pansements, car si ils sont périmés, l’asepsie du pansement n'est plus garantie, et il adhérera moins bien à la peau. De plus, au delà de la date de péremption, les compresses contenues dans le set à pansement ne sont plus stériles. Je vérifie également la date d'ouverture du flacon de SHA que je vais mettre sur mon chariot, car il ne doit pas être ouvert depuis plus de 6 mois selon ce service, car sinon,  il ne serait plus efficace, il y a donc un risque de contamination.

Je prends alors le matériel nécessaire, et le dispose sur le chariot à deux étages.

En haut, je dispose du SHA, un jelonet (pansement à larges mailles, corps gras), un melolin (compresse très absorbante non-adhérente), une bande de gaze, de l'urgoderm (bande de sparadrap autoadhésif) , du sérum physiologique, un set à pansement, une paire de ciseaux stérile pour couper la bande de l'ancien pansement, et une paire de ciseaux qui servira à couper l'urgoderm.

En bas, je dispose des gants à usage unique et d'une boite DASRI (Déchets d'Activités de Soins à Risque Infectieux) à changer à la limite de remplissage indiquée sur la boite, car cela pourrait être dangereux puisqu'elle contient aiguilles et matériel perforant ou tranchant usagés. Je dispose également d'un sac poubelle noir et d'un sac poubelle jaune DASRI.

Il y a dans le tiroir de mon chariot, d'autres sets à pansements, des compresses, pansements et sérum physiologique afin d'éviter de sortir de la chambre en cas de problèmes. (gagner du temps et réduire la transmission des micro-organismes aux autres résidents et dans l'environnement)

Je me rends alors dans la chambre de madame S avec l'infirmière, lui dit bonjour, rentre le chariot, mets la présence, et j'effectue une friction au SHA en discutant avec elle. Madame S a la maladie d'Alzheimer, elle répond mais ses propos sont toujours incohérents ou incompréhensibles. Je lui indique que je vais lui refaire son pansement. Elle est déjà installée dans son fauteuil, j'installe une chaise devant elle afin qu'elle pose ses pieds dessus. Le pansement se fait dans sa chambre, afin de respecter son intimité, sa pudeur. (concepts vu dans les Unité d'Enseignement 4.1 et 1.3)

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