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Les Phobies scolaires de l'enfant et l'adolescent

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Par   •  15 Janvier 2012  •  573 Mots (3 Pages)  •  1 549 Vues

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JEAN CLAUDE TRICON

Directeur de Département de Pédopsychiatrie Honoraire

Du Professeur Marcel RUFO

Licencié en Psychologie

Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques

Vacataire à l’ Espace « Salvator » – Service de Monsieur le Professeur Marcel RUFO

Trésorier de l’AJMC

E.MAIL : jean-claude.tricon@neuf.fr

LES PHOBIES SCOLAIRES DE L’ENFANT ET L’ADOLESCENT

Leur apparition est relativement récente. A l’origine, elles concernaient essentiellement des adolescents, mais depuis une dizaine d’années, elles s’adressent aussi à de jeunes sujets scolarisés en primaire. D’après l’analyse du Professeur Marcel RUFO, trois paramètres majeurs doivent être pris en compte pour l’établissement d’un diagnostic :

1°) Angoisse de séparation d’avec ses géniteurs, souvent d’ailleurs la mère.

2°) Difficulté d’ « individuation », à savoir incapacité à affirmer sa personnalité propre, à accéder à une autonomie.

3°) Angoisse de mort sous-jacente. En fait, l’enfant ou l’adolescent n’appréhende pas sa propre mort, mais cette notion peut être assimilée à une sensation abandonnique, c’est à dire que le sujet concerné vit dans la crainte inconsciente d’être oublié au niveau affectif par ses proches, de n’être, en quelque sorte, plus aimé, redoute un accident éventuel de l’un ou l’autre de ses parents, sans qu’il existe nécessairement des raisons objectives justifiant cette crainte et cette conduite.

TROUBLES SOMATIQUES RELEVES :

- Problèmes d’endormissement, troubles du sommeil, perte de l’appétit, refus de se lever, peur d’entrer dans son collège, lycée ou école primaire.

- Tendance à rester cloîtré et confiné dans son logis, comme si celui-ci était considéré comme un havre de paix.

- Conduites d’évitement, notamment de quitter son cadre familial pour aller vers l’extérieur, sorte d’agoraphobie.

- Nausées, voire vomissements, maux de tête, céphalées…

- Réactions d’anxiété et de panique, lorsqu’on essaie de les forcer à fréquenter la structure d’enseignement habituelle.

Cependant, le thérapeute doit bien faire la distinction entre une véritable phobie scolaire qui masque quelquefois une phobie sociale. Je citerai comme exemple l’adolescent qui présente une addiction aux jeux sur internet. A l’évidence, son comportement dénote qu’il est en grande souffrance intérieure et que le refus de scolarité masque un désir violent de s’adonner à une activité qui l’occupe de nombreuses heures par jour, d’où, à terme, une incapacité à se comporter de manière exhaustive en classe et de manifester un intérêt pour les études.

En fait les symptômes constatés sont quasiment identiques : peur du regard des autres, éreutophobie,

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