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Que retenir d'Alexandre le Grand et des monarchies héllénistiques ?

Fiche : Que retenir d'Alexandre le Grand et des monarchies héllénistiques ?. Recherche parmi 299 000+ dissertations

Par   •  29 Novembre 2017  •  Fiche  •  1 196 Mots (5 Pages)  •  1 071 Vues

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Le bilan du règne d'Alexandre le Grand se fonde sur une étude de la gestion politique et économique des territoires conquis ou soumis à son autorité. Le temps lui fit défaut, il meurt en 323 à Babylone, de sorte qu’il ne put léguer à ceux qui se partageront son immense empire des structures administratives durables ni des solutions de gouvernement spécifiques. Mais si l’aspect institutionnel manque d’épaisseur, il reste toute la dimension idéologique de la conquête. C’est elle qu’il faut tenter de percevoir dans son ambiguïté.

Choisissons d’emblée pour analyser un point de vue orienté et partial : celui des cités grecques. Par sa nature divine et autoritaire, la monarchie d’Alexandre présente une face négative car elle affaiblit ou condamne l’autonomie de la cité. Mais, d’un autre coté, éminemment positif, par sa vocation universelle, elle prépare l’éclosion et la diffusion de l’hellénisme, celle culture resté jusque là confinée au cadre étroit de la cité.

L’idée de « royaumeS » au pluriel annonce l’échec. L’empire d’Alexandre, n’a pas passé le cap de la succession. Mais si l’appétit des diadoques eut raison de l’unité territoriale, il n’a pas gêné l’épanouissement d’une même parenté de culture. Tous ces royaumes, nés de l’après Alexandre, sont dits pareillement hellénistiques.

On peut alors se demander quel a été l’impact du règne d’Alexandre le Grand ?

I- L’empire d’Alexandre : 336-323

a. Le héros libérateur, le nouvel Achille

À peine débarqué sur le rivage de l’Asie, Alexandre, théâtral, enfonce sa lance dans le sol et s’en affirme le maitre, pour mieux libérer les cités grecques de la puissance barbare qui leur avait, depuis 545, ravi l’autonomie. Puis il accomplit à Troie un pèlerinage « aussi romantique que publicitaire » selon P.Goukowski, sacrifie à son ancêtre Héraklès et à Athéna, pose une couronne sur les tombeaux d’Achille et Patrocle. Pénétré de patriotisme hellénique, gonflé de vengeance, le « nouvel Achille » sent revivre une seconde épopée homérique. Commence alors le démantèlement de l’Empire Perse, qui perd progressivement tous les éléments de sa façade maritime : après l’Asie Mineure, la Syrie, la Phénicie, la Palestine, l’Égypte. Victoire facile pour le libérateur-bienfaiteur. Les cités d’Asie retrouvent leur autonomie mais dans une sujétion qui les contraint de payer tribut à Alexandre.

b. L’idéologie de la monarchie

Une monarchie divine et autoritaire : La divinisation du souverain s’est nourrie et de la tradition grecque du héros et des conceptions orientales du pouvoir. Des légendes dynastiques rattachaient sa lignée à Héraklès et à Dionysos. L’Orient fournit le climat propice à l’épanouissement des ces tendances. L’Égypte apporta sa contribution : une fois salué comme fils vivant du dieu, identifié à Zeus, Alexandre se fit couronner à Memphis comme pharaon, lui-meme dieu vivant. On discutera indéfiniment sur la nature divine du monarque Alexandre; mais il n’y a pas de réponse uniforme, car s’il est probable qu’Alexandre lui-meme eut assez de sagesse pour ne pas y croire, il adopta partout la variante locale qui servait le mieux un pouvoir monarchique.

La monarchie universelle : Maitre de la Perse, Alexandre rêve d’une domination bienfaisante étendue à l’échelle du monde intégrant Macédoniens, grecs et Iraniens. Une volonté de fusion, de tolérance et d’ouverture prend le relais d’une tendance au repli sur soi. Reve éphémère de synthèse qui, devait laisser à l’élément perse sa part légitime au sein d’un empire à vocation universelle mais sans que son créateur eut à renier ses origines macédoniennes ou à désavouer le panhellénisme de ses premiers conquêtes.

c. Diffusion de la culture urbaine, ou progrès de l’hellénismes

La politique d’Alexandre se veut coloniale. Alexandre rejoint les voeux d’Isocrate et confirme la destination de la terre conquise par la lance : propriété du

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