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La recherche du bonheur est-elle un obstacle à l’accomplissement du bien ?

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Par   •  29 Janvier 2018  •  Dissertation  •  1 433 Mots (6 Pages)  •  998 Vues

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Dissertation : La recherche du bonheur est-elle un obstacle à l’accomplissement du bien ?

 

Les hommes cherchent naturellement le bien pour eux, même le méchant pense faire le bien, si ce n’est pas pour les autres, au moins pour lui-même. Par ailleurs tous les hommes cherchent le bonheur justement parce que le bonheur représente en général l'ensemble des biens souhaitables. Le bonheur pourrait se définir comme la satisfaction complète et durable de tous nos désirs, ou à défaut des plus importants. C'est en quoi il faut le distinguer des simples plaisirs passagers, et même de la joie. On le considère en général comme le but de la vie, voire comme l’équivalent d’une vie réussie. Ce qui représente pour moi la réussite peut bien représenter l’échec pour un autre. C'est ainsi que nous rencontrons le concept de l’accomplissement du bien. Faut-il accomplir le bien autour de soi, faut-il faire le bien, fait-il être quelqu'un de bien pour réussir sa vie et ainsi être heureux, ou au moins mériter d'être heureux ? Cependant on dit que le bonheur des uns fait le malheur des autres, donc pour arriver à être heureux et avoir du bonheur ne doit-on pas agir de façon immorale, car on prive quelqu’un de son bonheur ? D’où le problème : Doit-on agir de façon immorale pour atteindre le bonheur ? Pour répondre à cette question nous verrons d’abord que la quête du bonheur est forcément immorale, puis la recherche du bonheur est essentiellement une aspiration morale, et pour finir la recherche du bonheur peut être immorale mais ne l’est pas nécessairement.

La recherche du bonheur peut-être vu d’une manière égoïste car on pense à soi, et nous pouvons faire des choses horribles pour l’atteindre, tel que trahir les gens, dans la recherche du bonheur individuel, l'homme ne vise que son intérêt propre. Le bonheur évoque un état de plénitude, une situation de plaisir absolu ou de confort total, à laquelle il est tentant de sacrifier tout autre intérêt. La recherche du bonheur individuel est donc, en ce sens, exclusive et égoïste et, pour cette raison, immorale. Pour être heureux il faut avoir quelque chose que quelqu’un n’a pas, pour y parvenir on peut lui enlever un bonheur, on est donc jaloux de son bonheur, et être jaloux d’autrui ce n’est pas bien, au contraire on devrait être heureux pour les autres si on est quelqu’un de bien, mais la jalousie fait partie de l’homme et l’entraine des fois dans des délires qui peuvent le rendre méchant.

La recherche du bonheur détourne aussi de la recherche de la vérité et de la justice parce qu'il désigne un état dans lequel tous nos désirs, ou la plupart d'entre eux, sont satisfaits, le bonheur renvoie à une situation imaginaire et inaccessible. La poursuite du bonheur repose en ce sens sur une erreur de jugement ; celle de croire que le bonheur ainsi compris existe et doit être préféré à toute autre chose. La recherche de la vérité et de la justice enseigne au contraire que nos désirs sont perpétuellement insatisfaits, et qu'il est à la fois illusoire et injuste d'être gouverné par eux plutôt que par sa raison. La raison seule en effet commande de poursuivre un bien commun à tous. La recherche du bonheur n'est pas seulement celle du plaisir. C'est aussi la recherche d'une paix et d'une harmonie intérieures. Comme telle, loin de s'opposer aux intérêts de la morale, elle peut coïncider avec eux. 

La recherche du bonheur peut correspondre à une atteinte spirituelle, raisonnable tout en accomplissant le bien. Le bonheur en réalité ne saurait être assimilé à la seule satisfaction des désirs. En effet, en recherchant le bonheur, l'homme ne recherche pas seulement une situation matériellement satisfaisante, mais aussi et surtout un état d'harmonie et de plénitude intérieure, en accord avec lui-même comme avec autrui. La morale peut être guidée par le bien, le bonheur ou le devoir. Pour les doctrines qui placent le bien au-dessus de tout, ce dernier doit être recherché en tant que tel car il est la perfection, ce qui est bon en soi et pour soi. Le bien est alors souvent considéré comme un principe d’ordre.  Et certaines personnes trouvent leur bonheur à accomplir leur devoir. La découverte de la dimension morale ne donne pas encore la notion précise du “devoir”. Il faut doter cette moralité, en somme, d’une sorte de faculté ou de capacité d’agir que Kant appelle : la “bonne volonté”. La bonne volonté n’est pas assimilable à la volonté “conciliante” le bien vouloir, pas même à la notion d’effort (allons, un peu de bonne volonté) ou de courage (être volontaire). Elle signifie simplement : faire son devoir. Il faut préciser : faire son devoir parce que c’est son devoir, et non par inclination c’est-à-dire par tendance ou par goût.

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