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La vérité

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Par   •  12 Mai 2012  •  574 Mots (3 Pages)  •  907 Vues

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LA VÉRITÉ

Première définition : La vérité c’est la conformité ou adéquation entre un énoncé (une phrase, un discours) et la réalité. Cette définition implique que la vérité se distingue de la réalité : la vérité, c’est ce qui est dit et la réalité, c’est ce qui est. Bien sûr la vérité a un objet, ce qui est dit se rapporte à ce qui est, mais ne se confond pas avec ce qui est, la réalité. Nous pouvons dénombrer les caractéristiques logiques de la vérité :

* LA NÉCESSITÉ : Nous n’avons pas de pouvoir sur la vérité ; elle s’impose à nous ; nous ne pouvons pas la changer ; la vérité nous ne pouvons que la reconnaître ou tricher. On ne décide pas de la vérité d'un théorème ou de la réalité d'un fait.

* L’UNICITÉ : L’expression « à chacun sa vérité » revendiquée par le relativisme est vide de sens. « Chacun son opinion », oui ; « chacun sa croyance », oui, mais de deux croyances ou de deux opinions contradictoires, si l’une est vraie l’autre est nécessairement fausse. en vertu du principe de contradiction qui veut qu’une chose ne puisse être elle-même et son contraire en même temps et sous le même rapport.

* L’UNIVERSALITÉ : Si la vérité est unique et s’impose à tous les esprits, elle est universelle. Il n’y a pas de vérité propre à un individu ou à un groupe, à une culture. Si un individu, un groupe, une culture découvrent une vérité, celle-ci est nécessairement vraie pour tous. Il faut donc s’interdire l’usage de formule telles que « vrai pour x » au sens de « x croit que » car le mot de vérité perd alors son sens.

* L’ACCORD DES ESPRITS : Ce n’est pas parce qu’une croyance est universellement partagée qu’elle est vraie, mais, si elle est vraie, alors elle doit devenir universellement partagée. La vérité ne se décide pas aux voix, lle suppose un acte personnel d’assentiment. Mais si un énoncé est vrai, il doit logiquement trouver l’assentiment universel.

Problématique fondamentale : Qu’est-ce que la vérité ? Ce singulier pose problème ; s'il semble évident, de prime abord, qu'il existe des vérités (il est vrai que ceci est un cours, que 2 et 2 égalent 4, que nous réfléchissons sur la notion de vérité, etc.), on saisit mal toutefois ce que peut signifier la vérité. N'y aurait-il pas des vérités si bien que le concept de vérité au singulier serait une simple façon de parler, une appellation commode, mais en un sens illusoire, car sans réalité autre que linguistique ? Mais inversement, quel sens y aurait-il alors à distinguer propositions vraies et propositions fausses s'il est impossible de les référer à une vérité unifiant et fondant ces appellations ? Toute vérité est-elle relative ? (Si oui, alors il n’y aurait pas une vérité, mais des vérités ou pas de vérité du tout)

Nous sommes donc ici confrontés à un problème: pour reconnaître ce qui est vrai, il faut déjà posséder une définition vraie de la vérité, savoir ce qu'elle est. Et pour pouvoir dire qu’une définition de la vérité est vraie, il faut bien que nous sachions déjà ce qu'est la vérité. D'où l'urgence de trouver un critère du vrai qui permette de le reconnaître infailliblement.

C’est donc bien la recherche de la vérité qui pose problème.

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