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La théorie du mouvement selon Aristote et Galilée

Étude de cas : La théorie du mouvement selon Aristote et Galilée. Recherche parmi 231 000+ dissertations

Par   •  27 Avril 2018  •  Étude de cas  •  727 Mots (3 Pages)  •  233 Vues

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Les théories aristotélicienne et galiléenne du mouvement

Pour Aristote, la physique est une construction théorique de l’esprit ancrée dans le sensible. Elle n’est donc pas une pure abstraction, à l’instar des mathématiques. De l’ordre cosmique découle un mouvement pour ainsi dire naturel ; l’objet tend à revenir perpétuellement vers sa place originaire s’il vient à être égaré. Deux sortes de mouvements s’opposent : d’une part, le retour à l’ordre d’un objet délogé constitue un mouvement naturel ; d’autre part, le déplacement d’un objet se traduit quant à lui par sa violence. C’est parce que chaque objet est constitué de quatre éléments – le feu, l’eau, la terre, l’air – eux-mêmes liés à quatre lieux naturels qu’il sera naturellement animé. Confirmée par des données empiriques telles un lancer de projectile, mais également la perception, la théorie se veut néanmoins scientifique et repose sur deux postulats : la position de l’existence de natures qualitatives et d’une hiérarchie, d’un ordre. De même

que le cosmos est tiraillé géographiquement entre perfection et imperfection, l’opposition entre le monde supralunaire et le monde sublunaire, il est une hétérogénéité de la physique et de l’astronomie. Si l’on soutient que mouvement d’un corps et constitution interne sont liés, le mouvement n’est plus simplement un phénomène spatial, il est ce qui est à même de conditionner, d’affecter la nature intrinsèque du corps. De là nous tirons deux conséquences essentielles. Tout d’abord, qu’un corps soit en mouvement ou qu’un corps en repos sont deux états radicalement différents. Ensuite, le changement, la transformation constitutifs du mouvement ne sauraient se penser sans le concours d’un moteur. Pourtant, ceci n’est pas sans aller à l’encontre du sens commun, une pierre lancée n’est guère portée à chaque instant par la main qui la projette. C’est qu’une nouvelle donnée doit être prise en compte, la réaction du milieu environnant. Moyen de transport, agent de modification, agent de modification, le mouvement est ce qui accompagne le corps au cours du parcours, qui loin d’être obscur, a pour unique fin le repos, finalité de ce même mouvement. Sans désordre cosmique, de mouvement il n’y a guère. Le mouvement n’est qu’une transition vers le retour à un état ordonné. Et pourtant, il reste un phénomène permanent à l’aune de l’imperfection de l’être matériel, foncièrement opposé au repos absolu. Le mouvement est un perpétuel devenir ; réalisation et actualisation des choses. Au reste, le vide est rejeté, car abstrait, relevant pour ainsi dire bien plutôt de la géométrie que de la physique.

La théorie galiléenne se présente alors comme une double rupture en ce qu’elle détruit l’ordre cosmique et géométrie l’espace. Or par cette unification du monde, Galilée homogénéise physique et astronomie, désacralisant ainsi le cosmos. Le mouvement n’est alors plus la finalité d’une nature intrinsèque, mais seulement une transformation de rapports. Le mouvement n’invoque donc plus un seul corps comme pour Aristote, mais bien deux ou plus. Cette vision aboutit alors à une relativisation du mouvement. Dans un tel contexte, le repose n’est plus ordre absolu, mais seulement inertie relative par rapport à un autre

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