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DM sur La préface pour le Traité du vide de Pascal

Commentaire de texte : DM sur La préface pour le Traité du vide de Pascal. Recherche parmi 233 000+ dissertations

Par   •  15 Décembre 2019  •  Commentaire de texte  •  1 700 Mots (7 Pages)  •  30 Vues

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DM sur La préface pour le Traité du vide de Pascal

1)  L’intention de Pascal est de montrer l’existence du vide tout en considérant les pensées, les connaissances et les expériences des Anciens relatées dans les livres en s’autorisant, sans pour autant les contredire, à les enrichir dans le but d’évoluer en tant qu’homme. Pascal rédige cette Préface pour le traité du vide en 1649, à l’époque où nombreux sont les scientifiques et philosophes qui remettent en question l’existence du vide. Les avis divergent et les théories des Anciens sont misent en parallèle avec celle des Modernes.   

2)  Pour Pascal, une matière est quelque chose de fini, un domaine dans lequel divers auteurs, intellectuels ont exposé, par écrit dans des livres, leurs mémoires et connaissances d’hommes qui nous permettent d’acquérir du savoir. Nous ne pouvons rien y ajouter, tout est dans les livres. Une discipline d’étude est un domaine dans lequel les hommes font des recherches, ce ne sont pas des affirmations arrêtées contrairement aux matières mais des expériences et réflexions en constante évolution qui remettent en cause les connaissances existantes. La faculté qui doit être essentiellement mise en oeuvre dans le cas des matières est l’autorité et celle dans le cas des disciplines d’études est la raison. Pascal souhaite bien mettre en évidence, que cela n’est pas la peine de s’égarer à travailler des matières où tout est par principe défini et où ll étude ne peut s’appliquer et il encourage les hommes à faire des recherches dans les disciplines d’études en remettant en cause les travaux existant jusqu’alors.
 

3)  Les matières du premier groupe seraient parfaites et seulement historiques puisque ce sont des savoirs plutôt factuels que les hommes ont accumulés et transmis au cours du temps. Nous ne pouvons rien ajouter à ces savoirs qui sont finis.
 

4)  Pascal donne au sens dogmatique le fait d’établir une certitude à partir de recherches, d’études et de découvertes faite grâce aux capacités dont un homme est naturellement doué. Il diffère de son sens habituel qui est de considérer un fait comme une vérité absolue sans même pourvoir le démontrer, le prouver, sans le remettre en cause.
   

5)  Pascal, conçoit l’Histoire comme quelque chose de passé, de fini et de factuel. Pour lui, des hommes ont reporté des événements dans des ouvrages et tous ces faits ne méritent point d’être étudiés.
 

6)  Le fait que dans certains domaines des « vérités (soient) cachées » implique que les connaissances, et non pas des faits historiques datés, évoluent chaque jour. En effet, l’homme ne connait pas tout et fait de nombreuses découvertes en ne cessant de faire des recherches dans diverses sciences. Cela ne veut pas dire pour autant que le vrai change avec le temps mais que notre vision du vrai est de plus en plus riche.   

7)  Selon Pascal l’autorité est tout particulièrement nécessaire en théologie puisque l’étude de la religion et tout ce qui se rapporte à la divinité ne peuvent être démontrés et argumentés, et que notre raison qui nous permet de distinguer le bien du mal et le vrai du faux est dépassée. Les hommes ont besoin de recourir à l’autorité qui permet d’imposer, d’obliger et de commander en écrivant des vérités de chaque « matières » dans des « livres sacrés ». L’autorité ne peut donc se détacher de la vérité en théologie.   

8)  Aux yeux de Pascal, dans les matières où il est évident que la connaissance est entière puisqu’elle se limite à ce que les auteurs ont écrit dans les livres, un progrès du savoir est impossible. En revanche, ce progrès est possible dans les domaines dit « scientifiques », puisque la nature est permanente, mais que nos connaissances d’homme évoluent à condition que nous démontrions ce que nous avançons. Pascal conçoit le progrès du savoir, en tant qu’enrichissement de nos connaissances par rapport aux vérités de la nature, qui elles, restent la même à travers le temps. Le temps permet simplement aux hommes d’appréhender de mieux en mieux ces vérités.

9)  Pascal ne souhaite en aucun cas que nous renoncions à respecter les Anciens, il met simplement en avant le fait qu’ils sont honorable pour leur audace et que nombreux de ses contemporains ne conçoivent pas ce respect de la bonne manière.
   

10)  Dans le paragraphe 9, Pascal expose le fait que nombreux de ses contemporains n’emploient pas l’autorité et la raison à bon escient; en effet selon Pascal l’autorité convient à la religion et la raison aux sciences, ce qui est souvent inversé. Il critique et provoque ses contemporains « ces timides », « ces téméraires ». Pour lui en théologie rien n’est à créer tandis qu’en physique beaucoup reste à faire, pourtant tous font l’inverse et se réjouissent lors de nouveautés en religion alors qu’il ne montrent qu’un maigre enthousiasme à l’accueil de nouveautés en sciences. Pascal s’adresse à des « personnes judicieuse » qui sont en capacité de recevoir ce qu’il explique. Pour Pascal, le mode de fonctionnement doit changer, ses contemporains devraient s’attarder à perfectionner des matières scientifiques plutôt que théologiques. Les reproches qu’il adresse à ses contemporains me paraissent équitablement répartis puisqu’il les fait autant pour les « philosophes », intellectuels, que pour les « plus anciens des Pères », religieux.
   

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