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Étude du texte Entretien Sur La Pluralité Des Mondes Fontenelle de Christophe Colomb

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Par   •  25 Mars 2013  •  683 Mots (3 Pages)  •  1 182 Vues

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Il ne s’agit donc pas d’un récit. Les répliques s’enchaînent, mais sans tirets, sans alinéas, sans didascalies : il ne s’agit donc pas d’un dialogue de théâtre non plus. Ce passage est bien représentatif du dialogue philosophique, qui ne recherche ni la mise en scène ni l’analyse psychologique, mais plutôt le développement de la thèse du locuteur à travers son affrontement avec la thèse adverse. Ainsi, la double énonciation donne force et vie à la démonstration philosophique.

Le personnage principal de ce dialogue est Fontenelle, qui mène le débat, apporte le savoir et la réflexion. La marquise, même si elle écoute son ami philosophe avec beaucoup d’intérêt et de bonne volonté, semble prisonnière de ses a priori, de ses préjugés, obstinément tournée vers le passé et la tradition, effarouchée par l’audace du visionnaire Fontenelle

Elle parle peu, et son rôle est plutôt d’écouter. Fontenelle domine donc largement le dialogue, la marquise quant à elle a un double rôle : tout d’abord, ses questions et ses réactions apportent une dynamique à la démonstration du philosophe qui rebondit sur ses interventions ; d’autre part elle joue le rôle du faire-valoir, interlocutrice ignorante aux côtés du brillant philosophe. Il s’agit donc ici d’un dialogue didactique

L’argument dit « par analogie » est toujours un argument fort dans la mesure où il permet de clarifier et d’illustrer de manière concrète et vérifiable une idée abstraite et difficile à accepter. C’est le principal point d’appui de Fontenelle dans sa démonstration. Il va donc longuement le développer, mettant littéralement en scène, de manière vivante et saisissante les « Américains ». La surprise de ces peuples qui virent débarquer des européens sur leur continent n’a d’égale que l’incrédulité de la marquise face aux suppositions de Fontenelle. Ce dernier commence par brosser un rapide tableau de la situation de ces peuples dits « sauvages » (l.10 à 15). On pourra noter l’emploi de l’imparfait de description. La ligne 15 marque une rupture dans cet ordre des choses : « Cependant, voilà un beau jour le spectacle du monde le plus étrange et le moins attendu qui se présente à eux. ». L’emploi du terme « cependant » et du présent de narration produisent le choc et la rupture dont il est question. Fontenelle utilise alors (l.17 à 23) le procédé de la focalisation interne. La description des vaisseaux européens et de leurs passagers traduit la pensée, naïve, innocente, de ces peuples craintifs et simples : « des gens inconnus, tout écaillés de fer, disposant comme ils veulent des monstres qui courent sous eux, et tenant dans leur main des foudres dont ils terrassent tout ce qui leur résiste. » Les quatre questions qui suivent sont aussi les questions que se sont sans doute posées ces pauvres gens : « D’où sont-ils venus ?… » Le procédé est d’ailleurs clairement avoué par Fontenelle : « Je ne sais, Madame, si vous entrez comme moi dans la surprise des Américains. » (l. 23). Dans sa dernière réplique, l’auteur reprendra le procédé de l’analogie en faisant un parallèle entre l’évolution de la navigation sur mer et celle de la navigation dans les airs : les premières tentatives de vol de l’époque de Fontenelle « ne représentent encore que les premières planches que l’on a mises sur l’eau » (l.

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