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La Conscience De Soi Est T'elle Connaissance De Soi

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Par   •  21 Avril 2013  •  2 149 Mots (9 Pages)  •  1 120 Vues

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La conscience immédiate de soi est-elle connaissance de soi ?

Etre conscient, c’est être le sujet d’émotions, de pensées, de perceptions. La conscience humaine semble faire de l’homme un être capable de représenter le monde qui l’entoure, mais elle le rend aussi apte à se représenter à lui-même et donc à se connaître. On peut donc penser aisément qu’elle est une « science » de soi-même et que ses informations correspondent à ce que je suis réellement, que mon être par conséquent coïncide avec la conscience que j’en ai. On définit habituellement en premier lieu la conscience comme la conscience immédiate. C’est notre relation au monde, nous sommes conscients des objets qui nous entourent, nous les percevons, nous réagissons en leur présence. Etre conscient, c’est aussi percevoir qu’on perçoit, se rendre vraiment compte qu’on a une conscience immédiate ; ce n’est pas seulement être là, c’est savoir qu’on est là. C’est ce qu’on appelle la conscience réfléchie, qui fait retour sur ce dont on a une conscience immédiate. Sans la conscience je ne pourrais rien connaître, ni le monde, ni moi-même. Elle peut être liée au cogito de Descartes qui admet avec certitude le "je pense donc je suis ». Il semblerait naturel de conclure que nous nous connaissons, puisque nous avons un contact direct avec ce que nous vivons. Cependant, on ne saurait oublier que parfois nous nous mentons à nous-mêmes ou bien que nous avons du mal à nous connaître et ce malgré tous nos efforts. La conscience de soi semble parfois incomplète ou infidèle.

La conscience immédiate de soi est-elle connaissance de soi ?


Pour répondre à cette problématique, nous étudierons en quoi la conscience immédiate de soi n’est pas réellement une connaissance de soi, dans un deuxième temps, nous montrerons que la conscience réfléchie est indispensable pour ensuite voir que les deux consciences sont indissociables.

La conscience de soi est l'intuition qu'a l'esprit de ses états et de ses actes. Lorsque je vois un objet, si je ressens une douleur, si je désire quelque chose, je sais immédiatement que c'est moi qui vois, qui souffre ou désire. Je suis seule à faire l'épreuve de ma propre pensée comme je le fais. La conscience spontanée est la simple présence du sujet à lui-même, le « simple sentiment de soi ». Si j’ai chaud et je dis « j’ai chaud », cela montre que je fais attention à ma sensation de chaud et que j’en ai ainsi conscience, c’est de manière spontanée. Lorsque je mange le midi, même si souvent je n’ai pas faim, je mange tout et pourquoi ? Ceci est une habitude, un automatisme ! Même le dernier petit gâteau je vais le manger en ayant pas faim. C’est un reflet de ma gourmandise. Les épreuves de la vie, les marques que je laisse au monde, mes habitudes me permettent de me connaître. Elles me permettent de connaître mes opinions, mes idées. Je les effectue de manière spontanée, et à l’instant T ou cela se produit. Par exemple savoir que je n’appréhende pas d’être au coté d’une personne handicapé mentale, après en avoir aidé une à traverser la route. Savoir que je suis patiente après avoir monter un meuble. Savoir que je n’aime pas fume lorsque une amie vient de me faire essayer. Toute fois l’expérience nous manque souvent pour connaître les potentialités qui sont en nous. Ainsi la conscience spontanée me permet de me connaître mais seulement à l’instant précis ou cela se passe seulement. De plus, par ma conscience immédiate je ne sais pas faire la différence entre le Bien et le Mal. Je peux blesser un ami à moi sans m’en rendre compte. Alors que j’avais prévu de le voir depuis un petit moment déjà, j’annule au dernier moment notre rendez-vous pour pouvoir aller avec mes copines. Sans m’en rendre compte, je l’ai effectivement blessé, et pourtant ce n’était pas mon intention. Enfin, il est évident que par ma conscience spontanée, je fais ressortir que des sentiments agréables de ma personnalité, je ne peux penser que du bien de moi. Effectivement nous avons « un masque » qui cache notre vraie personnalité. Les personnes que je vois pour la première fois, ne voient que mon apparence physique. Ils ne peuvent pas savoir ce que je pense réellement, ce que je ressens en moi. Je peux porter un masque, et pas montrer ma personnalité telle qu’elle est réellement. Mais si spontanément je me mets à rire après une simple petite blague, la personne va voir en moi, que je suis une fille qui a le sourire facile. Nous pouvons ajouter que les hommes se méconnaissent, parce qu’ils croient se connaître, mais en réalité ils se cachent à eux-mêmes. Effectivement, la peur de la réalité, ou encore la peur de se regarder en face c’est se mentir à soi-même, ou même se fuir. Effectivement, je peux me tromper dans la connaissance que je crois avoir de moi : celui qui croyait être courageux peut s'avérer n'être qu'un lâche. Nous avons souvent des préjugés, nous avons une opinion sur quelque chose, sur quelqu’un sans avoir cherché à connaître la personne, ou obtenir des informations sur la chose. Platon a pointé dans l’allégorie de la caverne les risques d’un rapport au réel non médiatisé par la réflexion et le danger est toujours de confondre l’apparence des choses avec les choses elles-mêmes.

La conscience est donc une forme immédiate de connaissance, mais cette connaissance immédiate n’est pas une véritable connaissance. Tant que nous n’avons pas réfléchis sur soi-même, nous nous trompons sur soi. Tant qu’on n’a pas conscience d’un problème, on ne peut pas en chercher les causes réelles. C’est en faisant face à des réactions étranges que l’on cherchera à mieux se connaître en analysant, en jugeant.

La conscience de soi est, pour Descartes, non seulement une connaissance, mais encore le fondement inébranlable de toute connaissance. En effet, on peut douter de beaucoup de choses. Mais alors même que nous doutons de tout, nous nous connaissons comme être pensants, et cette connaissance est certaine. Se connaître implique qu’on puisse expliquer les vraies causes de ses sentiments, de ses actions, éclairer toute sa personnalité, la contrôler. Ceci peut s’expliquer par la capacité de dédoublement du sujet, se saisissant lui-même en tant que conscience, c’est ce qu’on appelle la conscience réfléchie. Si l'animal en reste au simple sentiment de soi et à l'expérience

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