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Analyse pratique en chirurgie: la pose de 4 voies veineuses périphériques

Dissertation : Analyse pratique en chirurgie: la pose de 4 voies veineuses périphériques. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  20 Janvier 2014  •  1 681 Mots (7 Pages)  •  4 818 Vues

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1/ Présentation du lieu de stage

Mon stage, effectué du 7 octobre au 8 novembre 2013, se déroule au sein du Groupement Hospitalier Mutualiste Les Portes du Sud (réseau privé d’hospitalisation à but non lucratif) à Vénissieux dans le service de Chirurgie de semaine.

Ce service dispose de 30 lits et accueille des patients pour des durées de séjour n’excédant pas 6 jours. Il est ouvert uniquement la semaine, du lundi matin au samedi midi.

Tous les types d’intervention chirurgicale sont pratiqués : gynécologie, urologie, ophtalmologie, dermatologie, ORL, chirurgies vasculaires, chirurgies orthopédiques…

La prise en charge des patients est assurée par la cadre de santé du service, trois infirmières réparties sur la journée (matin, journée et soir) et par deux aides-soignantes (matin et soir). Deux agents d’entretiens sont également présents au sein de ce service (une personne assurant le poste du matin et une autre celui du soir)

2/ Observation, Etonnement à partir d’une situation

Après avoir assistée à la pose de 4 voies veineuses périphériques, une infirmière m’a demandé d’en poser une moi-même. Anxieuse à l’idée de me laisser l’entière initiative de cet acte qui était complètement nouveau pour moi, j’ai préparé mon plateau avec l’ensemble du matériel nécessaire ainsi que la perfusion de Bionolyte G5 que je devais poser avec la VVP.

N’estimant pas avoir la confiance et l’assurance nécessaire pour réaliser cet acte toute seule d’autant plus que cette technique était complètement nouvelle, technique nécessitant des connaissances et une certaine pratique pour la pratiquer sans problème, j’ai demandé à l’infirmière si elle pouvait au moins assister à ma première VVP. Elle n’a pas estimé que sa présence fût nécessaire car elle m’a répondu par la négative, en insistant sur la nécessité que je devais prendre seule l’initiative de réaliser la pose, cela étant la meilleure façon pour apprendre et qu’en l’occurrence, j’avais déjà suffisamment vu pratiqué le soin.

Je me suis donc dirigée vers la chambre de la patiente, tout en ne me sentant pas prête pour le faire. J’ai expliqué à la patiente que j’étais étudiante infirmière, cela ne lui a posé aucun problème. J’ai donc installé mon matériel, j’ai également installé la patiente confortablement (dans l’idée qu’une position favorable augmenterait les chances de succès de mon soin) et je me suis moi-même mise dans une position ergonomique pour le réaliser.

J’ai posé un garrot en amont de mon point de ponction et j’ai recherché une veine à ponctionner, j’en ai repéré une qui me paraissait satisfaisante. J’ai mis mes gants, fait mon antisepsie en 5 temps et j’ai ensuite procédé à la mise de la VVP. Voyant un retour veineux, j’ai poussé directement le cathéter dans la veine et j’ai retiré le mandrin. J’ai raccordé la perfusion à la VVP mais quand j’ai voulu déclampé la perfusion, le Bionolyte passait mais de manière beaucoup trop lente que la normale.

Je me suis alors rendu compte qu’il y avait un problème, j’ai donc essayé de tirer sur la VVP pensant que cela était positionnel mais le Bionolyte passait soit trop rapidement soit pas du tout.

La patiente m’a alors averti que la VVP lui faisait mal mais je n’ai pas tenu compte de sa remarque car je n’ai pas regardé l’état cutané de son bras et je n’ai pas clampé la perfusion pour arrêter totalement le Bionolyte.

J’ai donc appelé l’infirmière et quand celle-ci est venue voir, la patiente avait, au niveau du point de ponction, une induration.

L’infirmière a tout de suite retiré la VVP et m’a expliqué que je n’étais pas du tout dans la veine et que je l’avais sûrement transpercé en poussant le cathéter.

C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que je n’avais absolument pas repéré le trajet de la veine pour être dans l’alignement de celle-ci lorsque mon cathéter avait été introduit et que j’avais procédé comme pour la ponction veineuse c'est-à-dire que j’avais simplement repéré une veine à ponctionner sans me soucier de rien autre.

La réalisation de mon soin m’a alors posé plusieurs questionnements :

• Est-ce le stress, l’anxiété, la frustration que l’infirmière ne m’est pas assistée durant cet acte et le manque de confiance en moi qui m’aient fait perdre tous mes moyens face à ce soin et face à la patiente ?

• Me focalisant complètement et uniquement sur la réussite de ma pose de la VVP, n’aurais-je pas oublié la méthode elle-même pour la poser, me concentrant uniquement sur le fait d’avoir un retour veineux au moment de l’introduction du cathéter sans tenir en compte des autres facteurs ?

• Avais-je réellement compris le déroulement du soin ?

• Etais-je réellement concentrée sur ce que j’accomplissais au moment de l’acte, en ayant fait le vide dans ma tête, en laissant de côté mes appréhensions et en oubliant ma contrariété face à la réponse de l’infirmière ?

• Pourquoi ne me suis-je pas, une seule fois, posée la question de savoir si j’étais dans la veine ou non ?

• Pourquoi n’ai je pas eu le réflexe de vérifier le point

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