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Stupeurs Et Tremblements D Amelie Nothomb

Dissertation : Stupeurs Et Tremblements D Amelie Nothomb. Recherche parmi 259 000+ dissertations

Par   •  15 Juillet 2014  •  1 220 Mots (5 Pages)  •  3 889 Vues

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Le roman Stupeur et Tremblement d’Amélie Nothomb paru en 1999, est le récit d’une expérimentation réelle vécue au Japon, tirée d’une partie de la vie de celle-ci. En effet, dans cette autofiction appartenant à l’époque du postmodernisme, l’auteure raconte son retour au pays de son enfance, où elle y vivra et subira une adaptation dramatique et ratée au sein d’une compagnie japonaise. En effet, bien que le système impérialiste ait été abolit, le Japon reste un pays où les valeurs et les traditions restent des plus rigides. C’est d’ailleurs ce qu’endurera Amélie Nothomb et ce qu’elle dénoncera dans ce récit, en se moquant non seulement du monde du travail japonais par la hiérarchie, ses employés et les tâches absurdes qui lui sont confiées; mais aussi de toute la culture nippone en se raillant de la condition de la femme, du racisme envers les Occidentaux ainsi que l’obsession de ce peuple envers leurs traditions et leur travail.

L’auteure se moque avec un certain mépris du monde du travail japonais.

En effet, Amélie Nothomb dénonce un système déshumanisé par les résultats néfastes d’une entreprise qui se veut paternaliste et respectée, selon le statut hiérarchique occupé par chacun. Elle utilise la caricature de l’ogre pour définir le vice-président de l’entreprise Mr. Omochi, avec une métaphore filée telle que: « Un beau jour, nous entendîmes au loin le tonnerre dans la montagne: c’était monsieur Omochi qui hurlait. Le grondement se rapprocha. […] Il s’arrêta au milieu de la pièce et cria, d’une voix d’ogre réclamant son déjeuner […]. Et nous sûmes qui serait immolé en sacrifice à l’appétit d’idole carthaginoise de l’obèse.» (p.89). L’auteure proclame donc ici par la vision de la faim et du déjeuner, l’abus de pouvoir par les cris et l’agression injustifiée et démesurée de ce dernier envers son employée, lui permettant surement de se sentir meilleur et plus fort. Il dévore donc au sens figuré ses employés.

Amélie Nothomb, dénonce également la condition de la plupart des employés japonais en affirmant personnellement par une hyperbole que les japonais sont: «des victimes sacrifiées sur l’autel d’une divinité dépourvue de grandeur et de mystère» (p.124). Selon elle, les japonais seraient alors des martyrs de l’impact du développement économique de leur pays, ayant su exploiter à leur insu, les valeurs de fidélité et de respect qu’ils voulaient autrefois pour le souverain de leur empire. De même, elle signale les valeurs irrationnelles et non humanistes des japonais par une antiphrase telle que: «Le cerveau nippon est probablement capable de se forcer à oublier une langue. Le cerveau occidental n’en a pas les moyens.» (p.20). Elles conteste donc cette façon que les japonais ont d’obéir à des ordres aberrants et idiots. L’auteure tourne aussi en ridicule l’absurdité des travaux qui lui sont délégués par ses supérieurs, comme le fait de devoir photocopier inlassablement des feuilles dont le contenu n’est que le règlement du golf de Monsieur Saito et dont ce dernier n’est jamais satisfait du cadrage des copies. Elle souligne cette absurdité par cette litote: «il eût fallu être mesquine pour songer qu’aucune des compétences pour lesquelles j’avais été engagée ne m’avait servi» (p.14). De plus, elle se moque également de son travail de “dame pipi” par cette métaphore: «mission expiatoire en rémission des péchés de l’humanité.» (p.120). Elle proclame donc l’inefficacité de l’entreprise japonaise de par ces tâches inutiles. Amélie Nothomb fait alors une satire de la société japonaise tant par l’image du capitaliste utilisant à outrance et injustement son rang hiérarchique envers ses employés, ainsi que par ces derniers eux-mêmes s’affligeant l’obligation de la soumission de par des dogmes inculqués depuis toujours qu’ils n’osent pas enfreindre,

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