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Stupeurs Et Tremblements

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Par   •  15 Janvier 2014  •  1 012 Mots (5 Pages)  •  1 360 Vues

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Dérision Entreprise japonaise Culture japonaise

"Soumission

11. a)

M. Saito crie, ne tolère pas l’insubordination, mais c’est un être coincé, complexé et borné. Sans être méchant, il est xénophobe, insultant les étrangers (ils puent, selon lui). Physiquement, il est frêle et nerveux.

b) Il fait ce qu’on lui demande même s’il ne l’approuve pas ; il est soumis à l’autorité et reproduit l’attitude de son patron. Il s’agit d’un être impuissant au sein de l’entreprise, qui semble pris en otage. C’est lui qui donne des tâches stupides à Amélie pour la soumettre à l’autorité et lui enlever tout esprit d’initiative. Et c’est lui qui lui transmet l’ordre le plus stupide de l’entreprise : ne plus comprendre le japonais.

19. Amélie a préféré l’humanisme au respect des convenances. Elle qualifie d’ailleurs le code de l’honneur d’idiotie. En fait, c’est par une antiphrase qu’elle dénonce le dogmatisme japonais : « Et ne vaut-il pas mieux se conduire comme une imbécile que se déshonorer ...je rougis d’avoir préféré l’intelligence à la décence. » (p. 93) Fubuki, quant à elle, reste fière devant l’humiliation ; elle va ensuite cacher sa déconvenue dans les toilettes. Son idée de l’honneur va au-delà des sentiments personnels ; elle se sent donc humiliée par l’empathie d’Amélie.

" "La condition féminine:

12. a) C’est le carcan social dans lequel la Japonaise est comprimée, un corset étant une gaine qui enserre la taille des femmes. Tout le champ lexical qui suit illustre les contraintes : « contraintes », « interdits », « dogmes », « écrasements », « asphyxie » (p. 73). À cause de ce carcan social, la Japonaise est brimée dans sa liberté de pensée, n’ayant même pas le droit de rêver.

Seule porte de sortie pour la Japonaise :

Ce thème est traité sur un ton humoristique, où l’on propose le suicide au lieu de la transpiration provoquée soit par la volupté, la paresse ou la gourmandise : « Entre le suicide et la transpiration, n’hésite pas. » (p. 79)Ne pas se suicider devient aux yeux de l’auteure un acte de résistance plus courageux que celui que les Japonais attribuent au suicide d’honneur, parce que la Japonaise n’a aucun espoir : elle est privée d’amour, elle doit avoir des enfants qui lui seront ravis, elle travaille sans espoir d’avancement.

"

"Pouvoir hiérarchique

M. Omochi : Diable : Aime humilier ses employés, donc il crée un enfer dans l’entreprise; il impose une autorité terrifiante, car il crie tout le temps. Ogre : sa taille, il dévore ses employés, car il les écrase par ses hurlements et les humilie.

Amélie critique la hiérarchie en mettant un homme incompétent et mauvais à un poste supérieur. De plus, il ne fait pas figure d’autorité paternelle, car l’image de l’ogre démontre qu’il viole les droits et libertés de ses employés comme il l’a fait avec Fubuki.

a) Selon l’auteure, les Japonais sont victimes de l’essor économique du Japon, qui a exploité à leur détriment la fidélité et le respect qu’ils vouaient jadis à leur empereur. Aujourd’hui, l’entreprise les exploite. L’auteure rejoint en cela la perspective apportée par les photographies de Guttenfelder. Pour elle, les Japonais sont «

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