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Le Rire au theatre n'a-t'il une fonction de divertissement ?

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Par   •  19 Janvier 2014  •  1 539 Mots (7 Pages)  •  3 681 Vues

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DISSERTATION :

LE RIRE AU THÉATRE N'A-T'IL QU'UNE FONCTION DE DIVERTISSEMENT ?

Se divertir consiste aujourd'hui à s'amuser, à se distraire. Avant le XVIIème siècle, le mot, conformément à son éthymologie latine (divertere) signifiait: "action de détourner de". D'après Pascal, sur l'éthymologie se construit une catégorie morale: le divertissement est une pratique d'esquive, typique de l'existence humaine. Il s'agit de ne plus penser à quelque chose qui nous afflige, de nous détourner d'une réalité déplaisante, car le malheur est constitutif de notre existence, "Les hommes n'ayant pu quérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés pour se rendre heureux de n'y point penser" B. 168. Cette pensée est axée sur la raison profonde de fuir la conscience de notre condition, et une des meilleure manière de la fuir est de l'oublier. Ainsi, rien de tel que les plaisirs qui divertissent du souci, de la peinde, des inquiétudes, de la misère. De cette même manière, l'homme a a depuis toujours aimé se divertir en riant, et c'est pour cela qu'est née, pendant l'Antiquité, la comédie. Jean de Sauteuil a par la suite affirmé: "Castigat ridendo mores", c'est à dire "elle (la comédie) corrige les moeurs par le rire". Cela voudrait dire qu'une comédie peut changer les habitudes et surtout corriger les défauts d'une société, en utilisant uniquement le rire. Est-ce réellement possible? Une comédie n'a-t-elle pas été écrite dans l'unique but de faire rire, sans avoir de sens dissimulé? Ou alors de cet auteur a-t-il raison. En effet, peut-elle changer notre perception du monde, nous mettre en garde, rien qu'avec l'humour. Il s'agit de s'interroger dans un premier temps sur les ressorts du rire et du divertissement, puis sur la raison profonde de la comédie et les avertissements qu'elle murmure.

I-FAIRE RIRE POUR DIVERTIR

A- Le burlesque

(comique grossier : comique de geste, quiproquos, comique de répétition, déguisements) → effets de mise en scène

Ce qui le prouve en premier lieu, ce sont  tout d’abord les différents comiques de gestes, de paroles, et les quiproquos présents dans les comédies.

Ex : Les Fourberies de Scapin, l’utilisation d’un bâton pour frapper quelqu’un relève du comique de gestes, de la farce grossière qui faisait sourire à l’époque des spectateurs peu cultivés.

Ex : Le quiproquo provoque lui aussi le rire dans L’Ecole des femmes, avec Horace qui ne connaît pas la véritable identité d’Arnolphe et lui confie toute sa vie amoureuse comme le prouve le vers suivant : « J’ai d’amour en ces lieux eu certaines aventures, et l’amitié m’oblige à vous en faire part » (Acte I, scène 4). Le comique de geste est également très présent comme on peut le voir dans l’acte II, à la scène 5, quand Agnès et Horace font plusi

En outre, l’efficacité et la finesse des comiques sont parfois détériorées par une certaine grossièreté issue de la farce médiévale, impliquant notamment le comique de gestes dont le pouvoir argumentatif reste à démontrer. Dans les Fourberies de Scapin, les coups de bâtons infligés à Géronte par le personnage éponyme forcent une empathie pour le vieillard bien qu’il fût désagréable, et n’apportent aucune considération morale constructive. La comédie perd alors son sens argumentatif et le divertissement ne corrige en rien les mœurs, bien au contraire.

C'est leur objectif premier : ex.

=> Voilà pourquoi de nombreuses scènes de comédie reposent sur le comique de gestes : ex. : scène du sac dans Les Fourberies de Scapin; gestuelle du professeur dans La leçon, de Ionesco.

Etc.

B- L'esprit

(comique subtil : jeu avec le public, aparté, double énonciation...)

Lorsque la comédie ridiculise toute une catégorie de personnes, il s'agit alors d'une comédie de mœurs, qui est la satire de...

De plus, les auteurs comiques possèdent une arme redoutable dont ils usent volontiers dans un but argumentatif : l’ironie.

Ex : Dans cette même scène 4 de l’Acte premier de Tartuffe, Dorine, après qu’Orgon eut, tel un automate, répété son attachement à Tartuffe, dit qu’ « [elle va] à Madame (Elmire) annoncer par avance la part qu’[Orgon prend] à sa convalescence ». L’ironie est flagrante, vu qu’Orgon ne porte aucune attention à sa femme, et permet d’accentuer la dénonciation de la dévote et absurde adoration du maître de maison pour l’hypocrite. De même, Dorine déclare que « Monsieur Loyal porte un air bien déloyal, » (V,4) l’onomastique ironique du personnage réduit à néant la crédibilité de l’huissier. L’ironie possède une force argumentative sans pareille et constitue souvent un facteur comique, châtiant ainsi les vices par le rire.

==> amuser faire oublier ses problèmes

→ Transition : Mais malgré le fait qu’il semble presque illusoire de dénoncer avec humour, certains auteurs y réussissent.

II- FAIRE

...

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