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Cyrano de Bergerac,Acte III

Commentaire de texte : Cyrano de Bergerac,Acte III. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  22 Août 2016  •  Commentaire de texte  •  1 520 Mots (7 Pages)  •  2 837 Vues

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Questions :

1. Dans cet extrait l’auteur parvient à établir une complicité avec le spectateur en utilisant différents procédés  dramatiques :

Le dialogue théâtral, dans ce procédé il y a toujours deux destinataires ; par exemple, Cyrano adresse la réplique à Roxane mais tout en même temps il s’adresse aux spectateurs. 

L’aparté de Cyrano ligne 27 : « C’est vrai je suis beau j’oubliais. » ; en effet c’est une réplique que seuls les spectateurs sont supposés entendre.

Son monologue a la fin de l’extrait : « Aie !...à l’heure. » ; qui permet au public de connaitre ses pensées.

Grace à ces deux procédés dramatiques l’auteur réussit à établir une complicité avec le spectateur.

 2. Dans cet extrait Cyrano emploie plusieurs métaphores désignant le baiser :

  « Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ; » ligne 14. Le baiser est compare a un point rose sur le i d’aimer parce que le baiser est fait avec une bouche qui est ronde  et qui a les lèvres roses.

   « Un secret qui prend le bouche pour oreille » ligne 15. Ici le baiser est comparé à un secret.

Le secret n’est pas transmis par l’oreille mais par la bouche, donc le baiser.

« Une communion ayant un gout de fleur » ligne 17. Le baiser est remplacé par une communion car ceux sont tout les deux une union de deux personnes.

Même si Cyrano est laid ces trois métaphores montrent que son langage est beau, poétique,  ce qui plait beaucoup Roxane.

Lecture analytique :

 La pièce d’Edmond Rostand Cyrano de Bergerac est une comédie héroïque qui se déroule à paris au XVIIe siècle

Cyrano prête au beau Christian ses talents de poète pour séduire la belle Roxane. Caché sous le balcon de Roxane, Cyrano souffle ses mots d’amour à Christian, puis, la nuit aidant, prend lui-même la parole et laisse parler son cœur. Roxane propose un baiser à Christian…

Nous montrerons dans un premier temps que Cyrano utilise une stratégie de séduction singulière. Ensuite nous verrons que l’originalité de cette scène tient aussi au mélange des registres comique, lyrique et pathétique.

L’originalité de cette scène de séduction repose d’abord sur la stratégie déployée par Cyrano, qui mêle badinage, savantes gradations et virtuosité poétique.

 Dans un premier temps, en effet, Cyrano s’efforce d’attirer Roxane par un badinage plaisant et léger, en employant un langage précieux, tout à la fois délicat et raffiné. Cette délicatesse et ce raffinement du langage se font jour dans les multiples définitions du baiser qu’invente Cyrano. Il fait appel a des métaphores pour évoquer le baiser : «Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ». Le baiser est compare a un point rose sur le i d’aimer parce que le baiser est fait avec une bouche qui est ronde  et qui a les lèvres roses. Ce badinage se caractérise également par une légèreté qui manifeste les formules d’atténuation employé par Cyrano, qui préfère le glissement insensible à l’affirmation tranchée. La première réplique du personnage éponyme s’efforce de banaliser ce baiser, que Roxane n’ose envisager : la négation restrictive ne… que réduit ainsi la distance qu’il y a entre les larmes et le baiser : « Des larmes au baiser il n’y a qu’un frisson », tandis que l’utilisation des adverbes d’atténuation, « insensiblement », « un peu » et la répétition du verbe « glisser » s’efforcent de dissiper les angoisses de la jeune femme. Et ce faisant, Cyrano persuade insensiblement Roxane, d’autant plus que son discours s’organise selon un subtil et savant crescendo.

Ensuite  l’ascension physique de Christian qui enjambe les balustres pour atteindre le balcon répond la savante progression qui organise le discours de Cyrano. Les questions qu’il pose à Roxane illustrent ce crescendo. La première d’entre elles, « S’il la brûle déjà, que sera-ce la chose ? », est ainsi destinée à susciter le trouble de son interlocutrice ; la seconde, à la forme interro-négative, est l’équivalent d’une affirmation qui l’oblige à avouer ce trouble : « N’avez-vous pas tantôt, presque insensiblement / Quitté le badinage et glissé sans alarmes / Du sourire au soupir, et du soupir aux larmes ! ». Quant à la troisième : « Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ? », il s’agit d’une question rhétorique qui permet au héros d’emporter la jeune femme dans un tourbillon de métaphores qui l’enchantent et la ravissent. De la même manière, Roxane est progressivement élevée au rang de reine.

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