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Commentaire de texte: Dialogue Entre Un Mourant Et Un Homme Qui Se Porte Bien de Voltaire

Mémoire : Commentaire de texte: Dialogue Entre Un Mourant Et Un Homme Qui Se Porte Bien de Voltaire. Recherche parmi 265 000+ dissertations

Par   •  20 Février 2013  •  763 Mots (4 Pages)  •  4 199 Vues

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Lanfranc / Bérenger : deux théologiens qui s’affrontent sur la transsubstantiation.

Conciles de Francfort / Nicée : adorer ou non les icônes.

Saint Thomas/ Saint Bonaventure : ??? Divergences encore plus spécieuses (ils étaient amis)

INTRO

Présentation de Voltaire, contexte de l’affaire Calas.

Situation du passage : Voltaire se livre à une recherche historique sur la notion de tolérance, qui n’a jamais été prônée par Jésus Christ et les pères de l’église.

Changement d’énonciation (mise en place d’un dialogue théâtral très simple), et retour au présent avec ce chapitre. Deux personnages dont on comprend que l’un est un hérétique (janséniste ? protestant ?) et l’autre un homme d’église, qui est toujours désigné par des périphrases.

Pbtique : dans quelle mesure la forme du dialogue sert-elle la thèse de Voltaire ?

I. Un dialogue vivant

A. Narration et théâtre

L. 1-18 : narration dans le cadre d’un récit, présentation d’un cadre spatial (« une ville de province »), de deux personnages (citoyen à l’agonie/ Homme en bonne santé)

A partir de la ligne 19, le texte se rapproche d’une saynète théâtrale : suppression des verbes introducteurs de parole, présentation des noms des personnages. Jeu sur la périphrase qui désigne le jésuite : d’abord « homme qui se porte bien » (s’oppose au Mourant, mais cela peut aussi signifier qu’il est gros parce qu’il mange trop, image trad de l’homme d’église qui profite des plaisirs terrestres !), puis « homme en bonne santé», enfin « le barbare » : Voltaire lui refuse toute humanité, toute civilité.

B. Un affrontement violent, à l’image du barbare

Nombreuses phrases exclamatives et interrogatives, qui traduisent l’émotion

Accumulation des impératifs : « pense », « signe », « fais »…

Injures : « misérable » (première parole du jésuite), « insolent », il envoie même le mourant « au diable », ce qui est grave de la part d’un homme d’église. Rappelle la colère de certains personnages chez Molière, qui injurient lorsqu’ils sont à bout d’arguments.

C. Un texte à la fois comique et pathétique

Pathétique de la situation du mourant : ses deux premières répliques indiquent sa faiblesse physique et morale : champ lex de l’anéantissement (« flétris », « fermées », « s’enfuient »… + accumulation et répétition du déterminant indef « tout » : le lecteur a « pitié », pas l’homme d’église.

Comique de situation : Le vrai chrétien est le prétendu hérétique qui se met à répondre après ses deux premières répliques. Alors qu’il se fait injurier, le Mourant appelle le jésuite « mon frère ». Il est inspiré par Dieu, qu’il désigne par la périphrase « celui que j’adore ». Le nom de Dieu apparaît dans ttes ses répliques, jusqu’à demander à l’homme d’église de croire

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