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Commentaire de la pièce de théâtre Cyrano De Bergerac Acte II, Scene 7 de Rostand

Note de Recherches : Commentaire de la pièce de théâtre Cyrano De Bergerac Acte II, Scene 7 de Rostand. Recherche parmi 265 000+ dissertations

Par   •  18 Octobre 2012  •  856 Mots (4 Pages)  •  8 136 Vues

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Cyrano de Bergerac : la tirade des non-merci (acte II, scène 7)

I. Une tirade antithétique sur la question du mécénat

1) Une tirade très structurée qui oppose deux attitudes

-Les deux parties distinctes opposent deux attitudes : celle du courtisans (vers 965 à 999) et celle de l'écrivain libre. Le connecteur d'opposition au v.999 << Mais >> souligne cette opposition, ainsi que les points de suspension.

-Le registre dans la 1ere partie est polémique. Les vers sont ponctués par l'anaphore négative << Non merci ! >> (v.970), répétée une demi-douzaine de fois environs, et par les phrases interrogatives, qui lui donnent une grande force : << Chercher un protecteur puissant ? >> (v.966), << Déjeuner (...) d'un crapaud ? >> (v.974)

-Le registre dans la 2eme partie devient lyrique, le rythme change, il est moins saccadé, les enjambements rendent le vers plus fluide : << Mais chanter/Rêver, rire, passer...>> (v.1000), << Travailler (...) / A tel voyage >> (v.1004 à 1005). Il choisit les phrases exclamatives pour exprimer son amour de la liberté : << faire un vers ! >> (v.1003)

-La mise en scène peut mettre en valeur ce changement de ton ou de registre. Rappeneau dans son adaptation cinématographique fait asseoir Cyrano pour lui faire dire la deuxième partie de la tirade, alors que dans la première le personnage s'agite en tout sens.

2) La satire des courtisans

-Sa satire du clientélisme artistique est féroce.

-Les phrases interrogatives qui sont en réalité des questions rhétoriques par lesquelles il rejette le comportement servile des poètes courtisans, qui obtiennent la gloire et la reconnaissancedu public à force de courbettes : << Et que faudrait-il faire ? >> (v.965), << Exécuter des tours de souplesse dorsale ? >> (v.977). Il exprime son mépris pour l'asservissement auquel se plient ses derniers grâce au lexique de la flatterie et du paraître : << bouffon >> (v.971), << encensoir >> (v.981), << rédiger des plactes, se faire présenter >>(v.998). Il utilise aussi pour les qualifier des métaphores empruntées à des lexiques domestiques, peu élèvés, ou des métaphores végétales péjoratives : << lierre obscur >>, << tuteur >>, << tronc >> et << écorce >> (vers 967 à 968), << chou >> (v.978), << séné >> (plantes contre la constipation), << rhubarbe >>. Le lexique animal lui fournit des métaphores dépréciatives : << crapaud >> (v.974), << vhèvre >> (v.978). Enfin, pariodiant le style ampoulé des petits marquis et des écrivains précieux qu'il veut ridiculiser, il utilise des métaphores filées recherchés, comme celle du navire : << Et naviguer avec des madrigaux pour rames/Et dans ses voiles des soupirs de vieille dames >> (v.984 à 985).

3) L'élode de l'indépendance

-Dans la 2eme partie, il loue l'indépendance chez l'homme de lettres qui refuse

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