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Analyse de l'Acte V Scène 8 de la pièce de théâtre Britannicus de Jean Racine

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Par   •  19 Janvier 2013  •  533 Mots (3 Pages)  •  11 839 Vues

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Tout au long du XVIIe siècle, appelé autrement le siècle d’or du théâtre français, deux grands dramaturges s’opposent : Corneille et Racine. Ce dernier impose un nouveau genre, la tragédie classique, fondée sur un certain nombre de règles : les répliques sont en alexandrins, la pièce se découpe en 5 actes, la règle des trois unités doit être appliquée ainsi que la règle de bienséance. En 1669 Racine écrit Britannicus, qui s’inspire de l’Antiquité. Britannicus, héro éponyme, aime Junie qui est aimée de Néron, l’Empereur de Rome en 55 après J.C. De quelle manière le destin des personnages est-il une morale ? Tout d’abord nous aborderons le destin des personnages puis nous verrons la morale de Britannicus.

Cette tirade marque la fin de la pièce et annonce donc le destin des personnages.

Pour commencer, Junie, dévastée par la mort de Britannicus et pour faire souffrir Néron, se fait vestale. Albine montre ceci comme un sacrifice, elle le montre grâce à un paradoxe « sans mourir elle est morte pour lui » (v 1722). Le peuple la soutient, la protège jusqu’au temple car il est touché par ses pleurs. Néron ne peut pas s’opposer à ce qu’elle devienne vestale car le peuple pourrait se rebeller et ce serait s’opposer à la volonté des dieux, par ce geste Junie lui démontre en quelque sorte qu’il ne possède pas tout le pouvoir.

Ensuite, Néron abattu par le choix de Junie commence, après son départ, à errer sans dire un mot dans son palais. Pris de désespoir, Albine craint qu’il n’essaie de se suicider « […] Que sa douleur n’attente à ses jours » (v 1762). Néron lorsqu’il comprend le choix de Junie reste immobile, incapable de bouger. Narcisse, pour lui plaire essaye de faire revenir Junie, mais se fait tuer par la foule qui protège Junie « de mille coups mortels, son audace est punie » (v 1751) dans ce vers, Racine donne l’impression que l’audace de Narcisse est à la fois son essai de ramener Junie à Néron mais aussi sa trahison envers Britannicus.

La dernière tirade d’Albine en plus d’annoncer le destin des personnages est une morale.

Dans cette tirade, Albine présente Junie humanisée : elle se tourne vers les dieux et leur dédie sa vie en se faisant vestale. Elle est entourée de personnes « le peuple […] vole de toutes parts, se presse, l’environne ». Elle montre ses sentiments en pleurant, et grâce à ceux-ci attendrit le peuple.

Néron, en contraste avec Junie, est présenté de manière déshumanisée, alors que celle-ci se tourne vers les dieux, lui n’ose pas lever les yeux au ciel et les affronter « […] ses yeux […] n’osent lever au ciel leurs regards égarés » (v 1757-1758). Alors que Junie marche pour aller au temple, lui reste immobile. Il est seul alors qu’elle est accompagnée. Enfin pour montrer combien Néron est mauvais empereur, il y a l’apparition de la statue d’Auguste, qui était, lui, un meilleur dirigeant.

Dans cette tirade, en plus de montrer ce qu’il va advenir des personnages, Albine conclut en une sorte de leçon qui est destinée au Roi. Comme Molière dans ses comédies, Racine fait passer un message à travers de ses pièces notamment dans Britannicus.

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