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Acte III, scène 3 Tartuffe de Molière.

Note de Recherches : Acte III, scène 3 Tartuffe de Molière.. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  7 Décembre 2012  •  1 211 Mots (5 Pages)  •  1 299 Vues

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Tartuffe

Acte III, scène 3

Intro

Dans cette scène apparaît Tartuffe qui rencontre Elmire car Tartuffe menace le couple Marianne- Valère. Marianne étant la fille d’Elmire. Elle cherche alors à connaître les projets de cet hypocrite. Les gestes déplacés de ce dernier et sa déclaration confirment l’image que nous avions de Tartuffe, présenté dans les scènes précédentes par les autres personnages.

I/ L’aveu prend d’abord la forme de l’éloge

A) la métamorphose de Tartuffe en un galant précieux

_ discours néo-platonicien : glorifie Elmire _ Elmire = reflet du beau ; cela permet au faux dévot d’accédé au monde des idées (le Beau, le Juste, le Bon) ainsi qu’à Dieu _v.941-942

_ Elle est divinisé : amour chaste : _v.935 Elmire dit qu’elle est « charmés » : cela ravit Tartuffe.

_vocabulaire du transport amoureux que Tartuffe transforme en un amour dépossédé de soi par une femme déesse : _v.940 « surpris » et « transporté » - v.942 « admirer » : idée d’étonnement quasi-religieux. V.943 « ardente »= caractérisant l’amour comme une blessure au cœur.

_hyperboles : v.936 « ouvrages parfaits » ou v.949 « ô beauté toute aimable » - progression des compliments du v.935 à 944 è Elmire a une place à part dans le cœur de l’hypocrite qui est d’ailleurs troublé : asyndètes v.937-938 è Elle est donc divinisée et Tartuffe insiste par les termes « réfléchis » « brillent » v.937 et « portrait » v.944 qu’elle est le reflet des beautés célestes (divines).

_Termes empruntés à l’art « étale »-« portrait » - « s’est peint » suggère le soin que « le ciel » a accordé à la création d’une telle femme ; œuvre d’art vivante : Elle peut tout et son amant n’est rien.

è Tartuffe cherchant par ces galanteries à amadouer Elmire, fait preuve d’une certaine maîtrise du langage dans son emportement amoureux. Les compliments font partie de la stratégie de Tartuffe qui a le calcul de mêler le langage religieux à celui du profane

B)Cependant Tartuffe mélange à sa galanterie un langage dévot

_Dans cet aveu, Tartuffe ne se défait pas de son rôle de faux dévot ; il donne ainsi des accents de religion à sa flamme pour ne pas brusquer la situation, de ne pas montrer qui il est réellement.

_il commence sa tirade par « l’amour qui nous attache aux beautés éternelles » et « n’étouffe pas en nous l’amour des temporelles » montre l’alliance du sacrée et du profane : Tartuffe est prêt à faire une entorse à sa prétendue morale et prêt à rester un homme de chair attaché au siècle.

_lecteur remarque un degré de contradiction dans le personnage.

_Dans cette manière, Tartuffe prend soin, avec ruse, d’évoquer le « Ciel » v.936 (avec une maj. emphatique) ou par périphrase « l’auteur de la nature ». Il atténue l’intensité de ses compliments par un vernis de religion.

_Il fait référence à la ruse du malin par la périphrase : « noir esprit » v.946

_Il se désigne par la métonymie religieuse de « mon cœur » v.947-952 : il est un cœur qui se « confesse » et se constitue une « offrande » qui formule des « vœux » afin que la femme aimée soit une source de « bonté » et de « béatitude »

_Elmire apparaît donc comme étant la seule qui puisse apporter le réconfort.

è _L’aveu est donc masqué par tout ce vocabulaire pieux afin de le légitimer, de lui donner une dimension de pureté mais Elmire ne sera pas dupe de ses apparences.

_Tartuffe apparaît aux yeux du spectateur, juge suprême, dans toute sa fausseté. L’occasion se présentant, Tartuffe, par cet aveu, cherche par tous les moyens à persuader Elmire du bien fondé de sa passion, quitte même

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