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« L’évasion d’Edmond Dantès », Le comte de Monte Cristo, Alexandre Dumas, 1844

Commentaire de texte : « L’évasion d’Edmond Dantès », Le comte de Monte Cristo, Alexandre Dumas, 1844. Recherche parmi 303 000+ dissertations

Par   •  25 Février 2026  •  Commentaire de texte  •  910 Mots (4 Pages)  •  13 Vues

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Explication N°4 : « L’évasion d’Edmond Dantès », Le comte de Monte Cristo, Alexandre Dumas, 1844

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Lecture (La lecture pourrait marquer une pause un peu plus forte à la fin de chacun des mouvements)

Ce texte est organisé en deux mouvements. Dans le premier mouvement, Dantès s’évade du sac où il était enfermé, jusqu’à la ligne 8. Dans le deuxième mouvement il finit par réussir à fuir par la mer pour se libérer totalement.

Ce qu’il ne faut pas oublier

Premier mouvement, l’évasion du sac. Jusqu’à la ligne 8.

L’extrait s’ouvre sur une dramatisation « étourdi, presque suffoqué ». Dantès manque de succomber à sa tentative. La focalisation employée est interne (la narration porte sur les sensations et perceptions du héros) ce qui permet de les faire partager et ainsi de créer une forme d’empathie chez le lecteur. Il est aussi présenté comme un héros extraordinaire qui ne perd pas son sang froid « présence d’esprit », « préparé qu’il était » (l2). Il sait faire face à cette situation périlleuse car le sac est lesté d’un « boulet »(l4) qui l’entraîne au fond. Le symbole du « couteau tout ouvert » (l3), un peu comme une épée de fortune d’un chevalier héroïque, prend alors tout son sens. Mais c’est surtout la succession très rapide des verbes d’action au passé simple qui exprime cette lutte farouche et courageuse contre l’adversité : « il éventra »(l3), « sortit le bras », « il se cambra »(l4), « il la trancha »(l5) en parlant de « la corde qui liait ses jambes », « il remonta » (l6). L’adjectif « libre », en fonction d’attribut, met en valeur le succès de tous les efforts qu’il a accompli avec beaucoup de force « effort suprême »(l5), « vigoureux coup de pied »(l6). Le terme de « linceul » qui clôture ce mouvement, tout en faisant écho aux « profondeurs inconnues »(l7) qu’il laisse derrière lui, appartient

au vocabulaire de la mort. Ainsi le narrateur nous rappelle à quel danger il vient d’échapper. Cette évasion d’un sac, plongé dans un univers liquide, n’est pas sans rappeler l’univers maternel de la réalité d’une naissance. Mais cette renaissance doit tout à la volonté du héros et rien au processus de la nature. Alors que depuis le début du roman il semblait subir ce qui lui arrivait, il semble maintenant prendre le pouvoir. Mais ce n’est pas fini car dès le début du deuxième mouvement, Dantès va devoir lutter non seulement contre sa situation, mais aussi contre la nature elle- même.

Deuxième mouvement, la fuite par la mer.

Rien n’est en effet encore acquis. Il lui faut s’éloigner définitivement de se prison sans être repris. Cette urgence « ne prit que le temps de respirer »(l9) l’amène à redoubler d’efforts. « replongea » (l9) et « plongea donc de nouveau » (l19). Les deux verbes semblent marquer les moments de cette évasion. Il tente « d’éviter les regards »(l10) matérialisés par la lampe allumée des deux geôliers « un falot éclairant deux ombres ». Entre chacune de ses disparitions sous l’eau, la description s’attarde sur des éléments de la nature qui paraissent très dangereux : « ciel noir et tempétueux » (l11), « plaine sombre et mugissante »(l14), « les vagues commençaient à bouillonner »,

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