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Pour apprécier un roman, un lecteur doit-il s’identifier au personnage principal et partager ses sentiments ?

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Par   •  25 Mars 2013  •  Dissertation  •  566 Mots (3 Pages)  •  2 314 Vues

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Pour apprécier un roman, un lecteur doit-il s’identifier au personnage principal et partager ses sentiments ?

Le roman est une œuvre littéraire où l’imagination tient une place primordiale. Elle permet la création et donne la vie à des héros qui recomposent l’humain selon des convictions et des principes moraux. Certains héros sont positifs et d’autres négatifs et le lecteur choisit, en fonction de certains critères, de s’identifier ou non à certains d’entre eux.

A cet égard, il est légitime de se poser la question suivante : pour apprécier un roman, un lecteur doit-il s’identifier au personnage principal et partager ses sentiments ?

Problématique :

L’on verra comment appréciation et identification sont soumises à une fluctuation qui les fait osciller entre les différents cas de héros romanesques.

Pour étayer ces préalables, nous nous proposons d’étudier la question en analysant dans une première partie l’identification comme une évidence, voire une nécessité. Dans une seconde partie, nous verrons que l’identification est parfois de l’ordre de l’impossible.

I- L’identification, une évidence, voire une nécessité : cas du héros positif :

Le lecteur non seulement s’identifie, mais partage et vit littéralement ce que vit le héros. Dans l’antiquité lointaine, L’Odyssée d’Homère nous donne en exemple Ulysse comme un exemple de héros positif. Le courage, l’abnégation et le désir de réussir, mais aussi la ruse, sont à la base de l’action du héros homérique. C’est ce qui lui permet de revenir chez lui. C’est également le cas de Rastignac dans Le Père Goriot. Rastignac l’ambitieux veut intégrer la haute société parisienne grâce à son charme et aux femmes. Le cynisme de son attitude est certes condamnable, mais il se justifie par le contexte qui lui est fait à l’époque.

Toutefois, il existe des cas particuliers de héros romanesque qu’on qualifie d’antihéros. Ce sont des personnages de roman qui sont problématiques dans la mesure[***] où toute identification infériorise le lecteur, pourtant, on goute leurs aventures et déboires, sans pour autant les partager intégralement. C’est le cas Don Quichotte de Cervantès.

II- L’identification parfois impossible : cas du héros négatif, voire maléfique :

Le lecteur ne peut s’empêcher d’avoir un sentiment de méfiance pour ne pas parler de répulsion envers certains héros de roman du fait que leurs comportement vont à l’encontre de la Vertu, du Bien et de la Morale, des valeurs positives que ces héros mettent à mal. C’est le cas de la marquise de Merteuil et du vicomte de Valmont dans Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Ces deux personnages sont totalement soumis à l’amoralité et au vice et n’hésitent pas à contaminer leur entourage, en particulier s’il est vertueux.

Par ailleurs, l’identification est quasi absente parfois comme c’est le cas dans le roman de Mary Shelley. Les personnages du monstre et du savant dans Frankenstein sont plus problématiques dans la mesure où on ne peut s’identifier ni à un monstre (qui du reste s’humanise au fil du roman)

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