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" Mourir au théatre" Corpus

Étude de cas : " Mourir au théatre" Corpus. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  31 Mai 2016  •  Étude de cas  •  647 Mots (3 Pages)  •  2 307 Vues

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Corpus « Mourir au théâtre »

Ce corpus est constitué de quatre extraits de pièce de théâtre, le premier est une partie de l’œuvre de Shakespeare, Henry IV paru en 1596 (Texte A). Ensuite nous avons un extrait de Britannicus de Jean Racine paru en 1669 (Texte B) et un de Hernani de Victor Hugo paru en 1830 (Texte C). Pour terminer nous avons un extrait de la pièce de Jean Genet, Les Paravents paru en 1961(Texte D).

Nous allons ici comparer les choix adoptés dans les quatre extraits pour représenter la mort au théâtre.

Dans un premier temps on peut identifier le choix qui est de représenter tout le processus d’agonie jusqu'à la mort du ou des personnages sur scène. Ce choix est présent dans trois des quatre extraits. Dans le texte A, la mort est tout simplement exprimer par une didascalie (« Le prince tue Percy » l.22) suivit de l’agonie joué par le mourant (« J’endure mieux de perdre cette vie fragile »l.24). Dans le texte C, le processus d’agonie sera décrit tout au long de l’extrait par les mourants, par exemple Dona sol  exprimera sa souffrance par une métaphore : « ce poison dans le cœur fait éclore Une hydre à mille dents qui ronge et qui dévore ! » (l.15/16). Puis c’est part des didascalies internes, deux répliques de Don Ruy Gomez que l’on comprendra que les personnages sont « Mort ! » (l.37). Enfin dans le texte D on déduit la  cause de la mort du Lieutenant grâce aux didascalies (« Soudain, un coup de feu. Le Lieutenant s’affale. » l.1). Comme dans les autres extraits l’agonie est joué et décrite par le mourant (« Et je me meurs à tatons » l.5) mais on comprend véritablement que le personnage est mort par le jeu d’acteur et non pas par une réplique ou une didascalie : « d’une voix mourante -  à boire… » (l.20).

Un autre choix est de ne pas représenter la mort sur scène. Cela consiste à annoncer et décrire la mort d’un personnage sans pour autant avoir à observer la mort de celui-ci. Ce choix est présent dans le texte B. Dans une première scène on annonce la mort du personnage («  Britannicus expire » l.2), puis dans la scène suivante on nous décrit la cause de la mort et l’agonie à travers la tirade d’un personnage sans jamais voir la mort directement (« il tombe sur son lit sans chaleur et sans vie » l.23)

Finalement un moyen presque universel est utilisé dans tous les extraits du corpus pour introduire et décrire la mort : L’utilisation des registres tragique et pathétique. C’est dans les textes A,B et C que l’utilisation de ces registres est la plus flagrante car on peut aisément identifier les champs lexical de la fatalité, de la mort… (« la fatalité s’accomplit. » Texte C l.26) (« il est mort,» Texte B l.6) (« Inanimé et sanglant » Texte A l.69). D’autre procéder comme l’abondance de phrases exclamatives et interrogatives : « Hélas ! Qu’as-tu fait malheureuse ? » (Texte C l.6/7) ou la présence de phrases émouvantes et frappantes : « la pensée, esclave de la vie, et le vie, jouet du temps, » (Texte A l.27) témoigne de la présence de ces registres. Pour ce qui est du texte D on ne peut identifier que le champ lexical de la mort ce qui réduit à peu la présence du registre tragique et évince complètement le registre pathétique (« le testament déchiré,» l.40).

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