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Les Relations Entre Maitres Et élèves Dans Le Film Et Le Roman " tous Les Matins Du Monde "

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Par   •  16 Septembre 2011  •  1 850 Mots (8 Pages)  •  2 782 Vues

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Tous les matins du monde :

Les relations maître-élève dans le roman et dans le film

Suite à la demande du réalisateur français Alain Corneau, Pascal Quignard écrit Tous les matins du monde, un roman-scénario tout de suite primé, qui se démarque de par la richesse de son contenu. Cette œuvre tricéphale parue en 1991 réunit trois grands auteurs, réalisateur et compositeur, Pascal Quignard, Alain Corneau et Jordi Savall. Les deux œuvres mettent en scène Monsieur de Sainte Colombe, un veuf passionné de musique vivant seul avec ses deux filles, Madeleine et Toinette et un musicien du nom de Marin Marais avide de connaissances musicales qui se verra être l'élève de ce premier. Nous nous intéresserons aux relations entre les différents maîtres et élèves qui apparaissent tout au long du roman et du film. Tout d'abord nous verrons les relations d'enseignement traditionnel, puis nous aborderons les relations plus intimes survenues entre Marin Marais et Madeleine de Sainte Colombe. Pour terminer, nous réfléchirons à la relation de maître à disciple entre Marin Marais et monsieur de Sainte Colombe.

Dans Tous les matins du monde nous voyons apparaitre dès l’incipit du roman et du film diverses relations entre maitres et élèves existantes. Parmi celles-ci nous reconnaissons tout d’abord des relations que l’on pourrait qualifier de traditionnelles.

Tout d'abord, la première relation de maître à élève apparait au travers de la venue du professeur particulier de Madeleine et de Toinette lorsqu'elles étaient enfant au premier chapitre : « Un homme qui appartenait à la société qui fréquentait Port Royal, Monsieur de Bures, apprit aux enfants les lettres, les chiffres, l'histoire sainte et les rudiments du latin qui permettent de la comprendre ». La venue du professeur est aussi évoquée dans le film même si on y accorde que quelques minutes. Cela est constitutif de l'enfance de Madeleine et de Toinette qui vivent à ce moment-là sans leur model à savoir leur mère défunte. De plus leur père, bouleversé par la mort de sa femme, ne pouvait faire l’office de maître d’école : il n’était « pas capable d’entretien suivi avec personne », mais très exigeant avec elles et « ayant peur qu’elles ne fussent pas bien instruites par un homme seul » entreprit d’engager monsieur de Bures. Au début film nous voyons donc le professeur debout faisant la leçon à Madeleine et Toinette assises à leur table de travail, et l’écoutant à moitié. En effet, on remarque que Toinette plus jeune et plus énergique que sa grande sœur a quelque mal à se concentrer sur la leçon.

L’apprentissage de la viole de gambe rythme le roman et le film mais c’est d’abord à ses propres filles que monsieur de Sainte Colombe chez lui, donnera des leçons de musique. Ainsi, nous retrouvons dans le premier chapitre une relation entre un maitre : Sainte Colombe et les élèves à savoir toujours Madeleine et plus tard Toinette. Monsieur de Sainte Colombe commence alors par leur enseigner les fondements de la musique et du chant. En effet il « avait inculqué à ses filles dès l’âge le plus tendre, les notes et les clés » et il s’avère qu’elles « chantaient bien et avaient de réelles dispositions pour la musique ». C’est comme cela que monsieur de Sainte Colombe commença donc à enseigner les rudiments de la musique à ses filles mais cela non sans quelques rebondissements car Toinette, encore trop petite pour pouvoir tenir la viole sera sujette à de violentes crises de jalousie. En effet cela s’accentue dans le film lorsqu’arrive la scène entre le maitre et père jouant en duo avec Madeleine. Toinette dans un élan de colère voulu s’emparer de l’archet de sa sœur écourtant la leçon familiale.

Enfin, c’est le maître Marin Marais, devenu âgé, qui ouvre le film donnant une leçon de musique à ses élèves à Versailles. Avec l’expression « Marin Marais fait sa leçon », cette scène tout particulièrement met en avant la notion de maitre et élève puisque apparaissant au début. Bien que la leçon s’avère être originale, nous retrouvons les spécificités d’un cours normal : à savoir la présence d’élèves assis devant un professeur et écoutant attentivement le cours. Nous pouvons noter aussi le fait qu’avant de devenir professeur de musique lui-même, Marin Marais fut sous la tutelle de monsieur Caignet et par la suite de monsieur Maugars (et de Sainte Colombe lorsqu’il aura dix-sept ans évidemment). Ainsi différentes relations entre maitre et élève se sont succédées mais elles ne firent qu’être citées dans le film et dans le roman.

Nous pouvons dire que ces trois premières relations entre maitres et élève s’inscrivent dans un cadre plutôt traditionnel. Nous retrouvons le maitre dans sa fonction pure transmettant son savoir tantôt ici aux filles Sainte Colombe tantôt à des élèves, aspirant juste à enrichir leurs connaissances.

De plus, les relations

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