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Le Bonheur Du Nomadisme Dans Le Survenant Survenant

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Par   •  21 Juin 2012  •  513 Mots (3 Pages)  •  4 681 Vues

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Le bonheur du Survenant se retrouve dans sa vie nomade où il est victime d’une absence d’une résidence, d’une quête du nouveau et d’un rejet des liens d’attachement. Venant cherche son bonheur dans le voyage et le mouvement, par conséquent, il est devenu voyageur de profession. Il change d’adresse aussi souvent qu’il mange un repas et affirme lui-même que « quand [il avait] demeuré un mois à un endroit, c’était en masse. »(p. 165). C’est grâce à ses nombreux déménagements qu’il a pu acquérir un grand bagage d’expériences et de connaissances diverses. Toutes ses histoires, ses chansons, sa connaissance des métiers ainsi que ses techniques de chasse et d’agriculture, il les a apprises sur la route. Ce mouvement continu crée chez le Survenant un besoin, une dépendance, de voyager et cela devient instrumental à la poursuite de son bonheur. Aussi, le Grand-dieu-des-routes est constamment à la recherche du nouveau, que ce soit de nouvelles expériences, de nouvelles chansons ou de nouvelles gens. Au Chenal du Moine, le Survenant a vécu beaucoup de nouveauté, la vie familiale des Beauchemins, surtout au sujet de la figure paternelle de Didace, qui le dotait plus que son propre fils Amable, et de la fraternité de la paroisse lors des rassemblements, tous les invités sont heureux et sans souci. Le seul défaut de sa quête du nouveau, c’est qu’avec le temps, les environs sont passés, perdus de leur mystique, et avec cela, un changement d’effectif est en lieu. Donc, le Survenant continue son voyage éternel dans son prochain arrêt. De plus, le bonheur du Survenant est dans le rejet des liens d’attachement. Le plus grand facteur d’attachement est un nom, ce nom dit ta descendance, ton statut dans une communauté. Au cours de son aventure au Chenal du Moine, son nom de naissance n’a jamais été prononcé, son nom usuel était donné par Didace, « [il] a dit : le Survenant. »(p. 22). Également, à son arrivé chez les Beauchemins, il n’avait qu’un « paqueton au dos » (p. 19), soit un petit sac pour ses outils essentiels. Le fait de vivre avec le strict minimum donne une perspective positive sur la vie, le temps d’apprécier l’entourage qui nous entoure et de vivre dans un bonheur réel, sans ennui. Bref, le bonheur que vit le Survenant dans sa vie nomade parvient de l’absence d’une résidence, d’une quête pour le nouveau et d’un rejet des liens d’attachement.

En conclusion, le roman Le Survenant montre bel et bien que le bonheur réside dans le nomadisme. En effet, le Survenant a atteint le bonheur avec le nomadisme à travers de l’absence d’une résidence, la quête du nouveau et le rejet des liens d’attachement et même les habitants de Chenal du Moine ont trouvé le bonheur dans le nomadisme – que ce soit Didace qui remarie l’Acayenne, Angélina follement amoureuse d’un passant et les invités des Beauchemins qui raffolent les histoires d’un étranger. On peut donc soutenir que les habitants de Chenal du Moine ont tous vécu une épiphanie lors du séjour du Survenant qui sont restés dans un mode de vie sédentaire.

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