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Étude du roman Le survenant de Germaine Guèvremont

Mémoire : Étude du roman Le survenant de Germaine Guèvremont. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  31 Janvier 2015  •  421 Mots (2 Pages)  •  456 Vues

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Ensuite, les liens humains tissés entre les habitants du Chenal du Moine sont une grande source de bonheur pour eux, ce que le Survivant ne trouve pas dans la solitude du nomadisme. Premièrement, les liens familiaux et l’héritage créés un sentiment d’appartenance et de fierté chez les personnages du Chenal du Moine. En effet, l’histoire tourne autour de l’arrivée du Survenant dans la famille Beauchemin et plus particulièrement dans la vie du père Didace. Ce veuf est un habitant typique de cette époque et possède des valeurs de famille et d’héritage qu’il tente tant bien que mal de transmettre à son fils Amable. Nous comprenons à travers l’histoire que ce dernier est paresseux et ne risque pas de reprendre la ferme familiale, mais lors d’un passage dans lequel Didace repense à l’arrivée de son fils dans la famille, Germaine Guèvremont fait transparaître l’intensité des sentiments d’héritage que ce père a pu ressentir : « Quand il avait pris possession de la terre ancestrale, puis à la naissance de son fils, un sentiment de durée, de plénitude, l’avait pénétré jusque dans sa substance même : la force tranquille de l’arbre qui, […] enfonce ses racines plus avant dans le sol » (page 80, dernier paragraphe). Cette métaphore illustre l’ampleur de l’appartenance de Didace à ses liens familiaux et à sa terre, ce qu’un nomade ne possède pas. Deuxièmement, les liens amicaux constituent une grande partie du bonheur des habitants du Chenal du Moine ainsi que du Survenant pendant qu’il habite ces terres. La visite des voisins au jour de l’an témoigne de l’importance de ces liens : « Des cris, des rires, de grands hélas! des embrassades, des poignées de main, des vœux, des plaisanteries, pour se terminer par une tournée de petits verres » (page 95). Une énumération qui énonce beaucoup plus de positif que de négatif. Enfin, l’histoire d’amour entre Angélina et le Survenant est éteinte par le nomadisme de l’homme. La seule issue heureuse que l’auteure nous fait voir réside dans une improbable sédentarité du Survenant : « T’as du cœur et, travaillant comme tu l’es, tu arriverais pas les mains vides. Quand on est vraiment mari et femme, il me semble qu’on met tout en commun. […] D’un geste brusque, il se dégagea et, la voix enrouée, il dit : - Tente-moi pas, Angélina. C’est mieux. » (page 192). Pour conclure, tous ces aspects de la vie sociale font donc penser que le bonheur réside non pas dans le nomadisme mais bien dans la stabilité des liens affectifs.

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