La notion philosophique de liberté
Cours : La notion philosophique de liberté. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar Mateo BOUDRY • 31 Mars 2026 • Cours • 1 384 Mots (6 Pages) • 10 Vues
La liberté
Introduction
Définir cette notion nous expose à de graves difficultés, les hommes ont une compréhension spontanée vécue de la liberté. La liberté est une expérience mais notre compréhension de la liberté est aussi marquée par le désir. Ce désir est projet de libération.
1/ Liberté et moralité
La première liberté est la liberté de se déplacer :
* La liberté, entendue comme capacité à se déplacer, n’est pas réservée à l’homme (animal libre plante non)
* La liberté-mobilité peut être mesurée par l’ampleur de l’espace qui peut être parcouru (oiseau + libre dans une cage + grande qu’une cage - grande) il y a un nombre presque infini de situations différentes, il y a déjà plusieurs manières d’être privé de liberté(attaché ou non dans une petite ou grande cellule…)
* Par opposition à la contrainte et par opposition à l’obstacle :
* un mouvement est libre s’il n’est pas contraint (un train sur rail n’est pas libre de ses mouvements alors qu’un piéton ou voiture tout terrain l’est)
* un mouvement est libre s’il ne se heurte pas à des obstacles extérieurs (mur de prison buisson (gravité pas sur) … mais certains sont plus difficile à franchir)
!!! ne pas confondre les notions d’obstacle et de contrainte : l’obstacle est un empêchement de se mouvoir, la contrainte est une obligation à se mouvoir d’une certaine manière
* La qualité du mouvement et sa temporalité (dimension dans le temps) définit aussi la liberté (danseurs qui va augmenter sa souplesse en dansant et donc être libre de plus de mouvement) la liberté se travaille, travailler la mobilité de son corps, sa souplesse et son endurance c’est aussi accroître sa liberté, c’est le résultat d’un processus de libération. Une rupture entre l’homme et l’animal : l’homme est capable de mouvements déliés de tout rapport aux besoins ou aux instincts.
Hans Jonas dit que le geste de peindre ou de dessiner, propre à l'homme, appelle cela un contrôle eidétique de la motricité, les mouvements du corps sont commandés par une “forme” (un dessin une image …). Avec ce contrôle, le mouvement devient libre en un sens totalement nouveau, c’est une nouvelle manière de se mouvoir, d’une manière qui ne provient plus du corps mais de l’esprit (désir de peindre). Cette conquête est anthropologiquement (relative à l'étude de l'espèce humaine des points de vue anatomique, physiologique, biologique, génétique et phylogénétique) décisive : ce contrôle avec sa liberté d'exécution complète le contrôle eidétique de l'imagination avec sa liberté interne.
2/ Liberté et nature
La liberté et la nature sont 2 aspects contradictoires, on a d’1 côté la liberté est en rupture par rapport à l’ordre naturelle (peindre n’est pas un besoin dans notre nature, pas naturelle) et d’un autre elle est en continuité avec elle (liberté humaine dans prolongement du mouvement animal (respiration))
A- L’opposition entre nature et liberté
La physique du 17è siècle impose le fait que la nature n’est plus qu’un ensemble de forces physiques de causalité = tout ce qui arrive (tout événements au sens le plus large du terme) dépend d’une cause qui le précède dans le temps. On peut donc comparer la nature à une machine, cette comparaison explique le mot “mécanisme” . L’idée même de liberté exclut l’idée de liberté. La liberté humaine n’est pas possible dans une telle nature mais cela pose problème -> pas contradiction à poser que tout événement dans la nature dépend de causes antérieures, mais que l’homme a néanmoins la faculté de se décider librement par lui-même ? Quel sens y aurait-il à interdire certaines actions ou à punir les délits et les crimes ? L’idée de responsabilité morale et de responsabilité juridique suppose donc la liberté humaine.
B- La problématique kantienne
L’originalité de Kant est dans sa manière d’envisager le rapport de la nature avec les facultés humaines de connaissance.
a/La question de l’espace et du temps
l’espace précède dans notre esprit, l'expérience que des objets (on ne peut pas imaginer un objet sensible (aux 5 sens) qui soit non-spatial. espace = “forme a priori de notre sensibilité” . La sensibilité c’est la capacité humaine à recevoir des sensations, des impressions sensibles, c’est pouvoir être affecté par la couleur, la chaleur, la résistance physique des objets.l’espace n’est pas un objet extérieur (pas compris)
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