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La Condition De Vie Des Femmes Au 17° Siecle

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Par   •  22 Avril 2012  •  1 775 Mots (8 Pages)  •  3 751 Vues

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I.L'éducation féminine

Dès leur naissance, les filles étaient sous l’influence de leur père, puis sous celle de leur mari, elles étaient toujours dépendantes des hommes. Au sein de leur foyer elles devaient servir leur mari et être des épouses modèles. Les femmes gardaient leur virginité jusqu’au mariage. Elles n’avaient aucun droit politique, elles n’avaient pas non plus celui de travailler parce qu’elles devaient garder toute leur attention pour les taches féminines et domestiques.

Il y avait moins d’écoles de charité pour les filles que pour les garçons. A l’école, les filles étaient dispensées de calcul, de lecture et d’écriture. Elles y allaient pour apprendre la religion catholique et connaître la bible de manière à pouvoir la relire à leurs enfants.

86% des femmes sont illettrées. Les femmes étaient moins bien instruites que les hommes et les citadins étaient mieux instruits que les paysans. Les filles ne recevaient que l'éducation religieuse, les préceptes de civilités et l'instruction scolaire. Les jeunes filles pauvres, seules ou sans protection se réfugiaient au couvent, c’étaient donc les religieuses qui les éduquaient. Elles avaient donc le choix entre le mariage ou le couvent, d'où elles ne sortaient qu'a leurs 20 ans. A part les enseignements domestiques, elles n'ont pratiquement aucun enseignement. Les filles aisées restaient au couvent jusqu'a leur mariage. Elles ont un enseignement pratique : La couture, les soins et l'hygiène.

Au 17ème siècle, les prostituées étaient enfermées. Il y a eu la première femme médecin à la fin du 19ème siècle.les filles devaient se couvrir et leurs éducations étaient négligées. La femme était conçue comme destinée au bon plaisir des hommes. Pour eux, les femmes étaient lascives, sottes, traîtresses, dangereuses et répugnantes. Il existait des maisons d'éducation qui servait à "former d'excellentes vierges pour le cloître et de pieuses mères de famille pour tout le monde". A leur sortie du couvent, les filles recevaient une dot pour les aider à trouver un "beau parti". Les femmes étaient chargées d'enfants et vouées à une éducation misérable.

L'Eglise veut qu'elles fondent un foyer et apprennent les tâches familiales et les moralistes veulent qu'elles apprennent à danser, à recevoir du monde, à jouer d'un instrument et les bonnes manières. Les salons ont été crées pour parler de curiosité et disciplines intellectuelles (débat philosophique, scientifiques et mathématiques.) C’est dans les salons que les femmes se forment intellectuellement. La femme cherche la liberté et elle est obéissante.

II.L'engagement

I. Introduction : Pour se marier, l'âge légal est de 12 ans pour les filles et 14 ans pour les garçons. Mais plus généralement pour eux, l'âge général est 30 ans. A l'époque on ne se mariait pas par amour mais pour avoir des enfants et accomplir un devoir religieux civique. Le mariage s'oppose donc à l'amour, cela crée des conflits.

II. Un arrangement entre famille : les gens se mariaient plutôt par intérêt que par inclination. Ce n'était pas les promis qui choisissait mais leurs parents, il était fort possible, qu’ils ne se soient jamais rencontrés. Parfois, elles ne connaissent pas leur futur mari avant la cérémonie. On voit ça dans "L'avare", où la jeune fille ne connait que de réputation le vieillard qui veut l’épouser. A la campagne comme à la ville, dans les milieux populaires, on ne peut marier les filles sans les milieux populaires, on ne peut marier les filles sans les doter convenablement, ce qui explique qu'elles se marient tardivement, à partir de 22 ans. Par conséquent, on peut comparer la dot à l'achat de la promise.

III. Rencontres et fiançailles : On choisit généralement son conjoint dans la même classe et la même profession. Il est mal vu de se marier hors sa paroisse, avec un horsin, un étranger ... Dans le monde rural, foires, moissons et veillées favorisent les rencontres. En ville, les relations se nouent dans les fêtes, les bals, les concerts, les mondanités, sans oublier l'église. Une fois le mariage négocié entre les familles, on se retrouve chez le notaire pour signer un contrat en bonne et due en forme. On peut le voir dans les femmes savantes, comédie du 17 eme siècle, où juste avant le dénouement : Chrysale et Philaminte partent chez le notaire pour faire épouser leur fille (Henriette).

IV. Le divorce n'annule pas les liens sacrés du mariage : Quelles que soient ses raisons, une épouse ne peut quitter le domicile conjugal sous peine d'être privée de tous ses droits. Les procès en séparation témoignent souvent des brutalités du mari. A peine veuf l'homme se remariait souvent avec une femme plus jeune, surtout s'il disposait de quelques biens. Les veuves, elles, refaisaient leur vie plus difficilement, notamment quand elles avaient plusieurs enfants.

III. La famille

I. Femme au foyer : La femme au foyer doit se comporter en épouse soumise, resté à la maison pour filer et tisser la laine. Elle est dotée d'un certain pouvoir à l'intérieur de la maison : elle dirige les servantes, elle a la charge d'éduquer les jeunes enfants qui ont pour elle, un immense respect. On voit dans "La jeune fille à la perle" que les enfants respectent totalement leurs mères. Au XVIIe siècle, la femme est dans une position d'infériorité. Elle n'échappe à la tutelle de son père que pour pousser sous celle de son mari. Dans tous les milieux, l'antiféminisme est de mise: on a beau dire la femme douce, modeste, soumise, vertueuse, on la voit parfaite, autoritaire, excessive, maléfique.

II. Maternité : Dés qu'elle est enceinte, la femme est aidée par son entourage qui lui apprend tout ce qu'il

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