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Étude d'un document extrait de « Vita et miracula sancti Desiderii Cadurcencis »

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Par   •  3 Avril 2013  •  1 497 Mots (6 Pages)  •  2 477 Vues

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Introduction :

Ce document est un extrait de «  Vita et miracula sancti Desiderii Cadurcencis », il nous fait part de la vie du saint Didier de Cahors1. Nous avons donc ici le premier chapitre de la vita2 accompagné du chapitre sept du même ouvrage qui est un acte public du roi Dagobert Ier3 , relatif à l’élection de Didier comme évêque. On considère, par déduction, la Vita sancti Desiderii comme ayant été écrite à la fin du VIIIe siècle ou au commencement du IXe, par un moine de Saint-Géry de Cahors, d'après des documents anciens, et sans doute d'après un texte narratif antérieur, vie primitive ou notice développée d'un catalogue épiscopal. Ainsi nous avons un document de nature Hagiographique4 et, plus spécifiquement, pour le Chapitre sept une source normative.

Le début du premier chapitre de la vie du saint nous présente la famille gallo-romaine composée de hauts dignitaires noble et fortement riche dont est originaire Didier de Cahors et indique la formation de ce dernier. Le chapitre sept, lui, est un acte royal rédigé le 8 avril 630 de la main de Chrodebert5 agrée par Dagobert Ier : roi des francs (royaume de Neustrie, de Burgondie et d'Austrasie). Cet acte informe, de la nomination de Didier comme évêque de Cahors, la communauté établie dans les provinces de la Gaule ; soit les évêques et autres responsables religieux, les ducs, les principaux propriétaires fonciers portant un titre et issus de l'aristocratie ainsi que le peuple des provinces de la Gaule réunissant la population de la Gaule soumise au Roi, mais également la population des territoires conquis par le roi. Le document se déroule donc sous Clotaire II (613-629)6 et sous Dagobert I ; période où l'unité est relativement établie avec un pouvoir royal visible (bien qu'il y est la création des rois d'Austrasie en 623 qui sont les enfants de Dagobert). Pour ce qui est de l’épiscopat, celui-ci ce porte de mieux en mieux au fil du temps jusqu'à devenir omniprésent dans la société. On peut rajouter que, deux siècles après la chute de l'Empire romains, la position dominante en Gaule du sud des grandes familles gallo-romaines perdure encore. On arrive ainsi à se demander dans quel mesure la vie de saint Didier évêque de Cahors est-elle révélatrice des rapports entre le clergé et le pouvoir royal ainsi que de l'influence de l'aristocratie ? De ce faite on traitera d'abord les rapports entre clergé et pouvoir royal puis par la suite l'influence des aristocrates.

Le texte hagiographique met en avant le caractère de sainteté du personnage dont on raconte la vie. L'écrivain, l'hagiographe donc n'a pas d'abord une démarche d'historien. Mais malgré cela la Vita sancti Desiderii nous donne des indications précieuses sur l'époque mérovingienne puisque bien souvent seule source à disposition.

En effet, le premier chapitre présente Didier et sa famille : naît à Albi (ville au sud du domaine mérovingien sur le long du Tarn) dans une famille des plus illustre et riche de l'Aquitaine première qui a pour capitale Bourges (Aquitaine première en opposition l'Aquitaine seconde qui a pour capitale Bordeaux). Ses parents sont simplement évoqués comme de très bon chrétien : son père Salvy est « très chrétien » (ligne 5) sa mère, Herchenfrède, est « en même temps noble et pieuse » (lignes 5 et 6). Son aussi juste mentionnée les deux sœurs de Didier : Sylvie et Avita. Pour ce qui est des deux frères on dispose de plus d'informations. Rustique dès l'enfance rentre dans le clergé par la tonsure puis il est archidiacre7 de Rodez et eut pour charge en même temps la direction de l'abbaye de la basilique royale enfin il devient évêque de Cahors. Siacre lui a occupé les postes royaux de comte d’Albi et ensuite de gouverneur de Marseille. On a ainsi au sein d'une même famille des postes cléricales et royaux avec les deux frères aînés mais aussi avec Didier qui passa du pouvoir royal à l'épiscopat. Pour cela, dès son plus jeune âge il lui a fallu suivre une éducation particulière comme le souligne par exemple le passage ligne quinze « Didier de son côté fut élevé avec beaucoup de soin ». On peut, en conséquence, penser qu'en plus de l'éducation commune il a eu un précepteur, un professeur particulier surtout en ce qui concerne la littérature et la rhétorique (ligne dix-sept : « fait d'excellentes études littéraires et acquis l'éloquence propre aux Gaulois »). Cette formation poussée ce poursuit à la cour royale où il s'initie au droit avec les lois romaines qui viennent tempérer par le sérieux du droit romain l'éloquence gauloise (lignes 20 et 21). Apprentissage qui a pu, peut-être, se faire par le biais d'une

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