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Quelles sont les étapes de l'abolition de la peine de mort ?

Étude de cas : Quelles sont les étapes de l'abolition de la peine de mort ?. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  14 Juillet 2013  •  Étude de cas  •  1 571 Mots (7 Pages)  •  663 Vues

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Introduction :

Après de nombreuses tentatives pour abolir la peine de mort pendant deux siècles. Le 18 septembre 1981 après de longs débats, l’Assemblée nationale adopte la loi portant sur l’abolition de la peine de mort avec 363 voies contre et 117 pour. La France a mis en effet deux siècles à abolir la peine de mort. La première tentative de Louis-Michel Lepeltier en 1791 arrêta toutes tortures et obligea à trancher la tête des hommes. Plusieurs autres tentatives existèrent mais elles furent toutes des échecs.

Problématique :

Quelles sont les étapes de l’abolition de la peine de mort ?

Plan :

I) Les raisons et les tentatives d’abolir la peine de mort

1) La peine de mort

2) Deux siècles de combats pour son abolition

I) Le combat de Robert Badinter

1) Robert Badinter : un homme de loi

2) Les arguments de Robert Badinter

III) La peine de mort après son abolition

1) Le combat contre la peine de mort continue

2) La peine de mort dans les autres pays

Quelques définitions :

Abolition : suppression, action d’abolir

Peine : punition légale appliquée par le pouvoir public sur une personne jugée coupable d’un crime

Mort : qui a cessé de vivre

I) Les raisons et les tentatives d’abolir la peine de mort

1) L'histoire de la peine de mort

De façon générale, dans toutes les sociétés, la peine de mort est un châtiment suprême qui sert à ôter la vie à une personne coupable d'avoir commis un crime allant contre la société. La plupart du temps, elle a pour rôle de dissuader ou de mettre hors d'état de nuire.

Durant l'Antiquité, les babyloniens rédigèrent le code d'Hammurabi qui intègre la peine de mort selon la loi du talion (« œil pour œil, dent pour dent »).

La Rome et la Grèce antique appliquaient la peine de mort. Cependant certains philosophes de ces époques pensaient que pour racheter un délit, une réhabilitation ou une compensation pouvait suffire ; la mort devait servir en dernier ressort.

L’Église limitait l'usage de la peine de mort car elle pensait que seul Dieu avait le droit de racheter la vie des hommes. Cependant la religion catholique en a beaucoup fait usage lors des mouvements d'hérésie, des croisades ou des conversions obligatoires.

Au Moyen-Age, les techniques employées différaient en fonction des crimes. Par exemple, les nobles étaient décapités, les voleurs pendus, les hérétiques brûlés et le supplice de la roue était réservé aux bandits et aux meurtriers.

Au XVIème siècle, le roi avait un pouvoir absolu sur la vie de ses sujets, il pouvait décider de leur mort comme il le voulait. Pour montrer son pouvoir il employait la peine de mort très souvent.

Au XVIIIème siècle, les Lumières justifient l'usage de la peine de mort pour un usage dissuasif. Avec la révolution française, les façons d'appliquer la peine capitale changèrent lors du décret du 20 mars 1792 où il fut dit que les condamnés à mort seraient décapités. La guillotine fut l'outil employé et elle devint le symbole de la peine de mort.

Parfois, la peine de mort servait à éliminer des personnes dangereuses pour une société ou non-conforme à celle-ci ; les dictatures sont des lieux où les exécutions à mort font rage. Par exemple en URSS, à l'époque de Staline, les procès de Moscou servaient à éliminer les personnes dangereuses pour le communisme et pour la société. Il exista d'autres dictatures où l'on employait la peine de mort largement comme celle du Chili de 1973 sous Augusto Pinochet qui avait fait plus de 3000 morts. En Argentine, la dictature militaire de 1976 avait conduit à 30000 disparus, 15000 fusillés, 9000 prisonniers politiques et 1,5 millions d’exilés.

En France, au cours du XIXème siècle, la peine de mort est de moins en moins utilisée, le nombre d’exécution est réduit jusqu'à disparaître avec son abolition. La dernière exécution en France est celle d' Hamida Djandoubi le 10 septembre 1977 sous la présidence de Valérie Giscard d'Estaing.

2) Deux siècles de combat

Les premières contestations eurent lieu au XIIIème siècle lors de la redécouverte de la Bible. Le mouvement chrétien des Vaudois remet en cause le principe de la peine de mort. Bien plus tard, au XVIIème siècle, les Quakers , mouvement religieux anglais, s'opposent à la peine de mort.

Au XVIIIème siècle, Cesare Becciara critique l'efficacité de la peine de mort dans son roman: Des délits et des peines. Le succès de ce dernier roman permet l'abolition de la peine de mort en Toscane.

En 1791, Louis-Michel Lepeltier est la première personne à

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