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Inégalité Sociale Et développement Durable Dans Les Villes Du Monde

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Par   •  31 Mars 2015  •  1 645 Mots (7 Pages)  •  1 052 Vues

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Depuis le XIXe siècle l'urbanisation s'accélère et plus d'un humain sur deux vit aujourd'hui en ville. Cette croissance urbaine a modifié l'organisation des espaces urbains et a introduit de nouveaux besoins en termes de transports et de mobilité. Par ailleurs, la concentration des populations dans les villes est à l'origine de nouveaux défis des points de vue du respect de l'environnement et de la qualité de vie des citadins. Des projets de villes durables, à bénéfices sur de longs termes, cherchent à y répondre.

Quels sont les raisons des inégalités urbaines et quels sont leurs impacts sur le développement durable ? La ville durable est-elle une solution à ces problèmes ?

Dans une première partie, nous étudierons l’évolution des transports dans les villes, ainsi que ses répercussions sur le développement durable. Dans une seconde partie, nous expliquerons la croissance urbaine, et nous décrirons les inégalités au sein des villes. Dans la dernière partie, nous chercherons à savoir si les villes durables peuvent être une bonne solution afin de limiter la pollution, et de maintenir une égalité socio-spatiale.

Aujourd’hui il est de plus en plus rare de se déplacer à pied, en effet l’étalement des villes favorise les déplacements de plus en plus longs afin de rejoindre les différents lieux de travails, favorisant ainsi les mouvements pendulaires. Ce phénomène a donc des répercussions sociales et environnementales.

Les transports constituent des problèmes importants : embouteillages, pollutions, consommation d’énergie importante. En effet dans certaines villes comme Sao Paulo, des centaines de kilomètres de bouchons quotidiens sont présent, ou encore à Londres, un conducteur passerait en moyenne 52 heures par an dans les embouteillages. Depuis environ 20 ans, la pollution dû aux transports a augmenté de plus de 30 % favorisant le dépérissement végétal à cause du fort taux de CO2 rejeté dans l’environnement.

Le niveau de richesse et la taille du pays explique aussi le niveau de motorisation. Ainsi dans certaines villes des pays du nord, plus le niveau de vie augmente et plus il y’a de voiture individuelle, augmentant donc les risques de pollution. C’est pour cela que des politiques de transports, transport en commun (propre) ont été misent en place afin de dissuader la population à prendre leur voiture: métros légers automatiques, péages, circulation alternée, covoiturage (en France : tramway, autolib, velib). Néanmoins on observe qu’au sein d’un même pays, le réseau routier, autoroutier et des trains sont mal servie. On remarque en France par exemple un contraste entre la moitié Est, qui bénéficie d’un réseau autoroutier et de ligne à grande vitesse dense et complet, et l’Ouest, où celui-ci est beaucoup plus lâche, ainsi certaines populations se retrouvent «coupé du monde » n’ayant pas accès à la facilité des déplacements.

Au Sud, le développement économique notamment dans les pays émergents, augmente le taux de motorisation. Cependant beaucoup de citadins n’ont pas encore accès à la voiture : en Inde par exemple il circule 1 voiture pour 1000 habitants. Les acteurs publics ont souvent peu de moyens financiers pour développer des projets de transport en commun. On retrouve donc très souvent des minis-bus ou taxi usés, de vieux modèles, très polluants, mais souvent nécessaires pour regagnez les bidonvilles, dans des zones difficiles d’accès, et qui participent à l’étalement urbain. Les transports ont aussi des conséquences sociales : les quartiers périphériques ou bidonvilles ne sont souvent pas desservis ou ne sont pas accessibles, ce qui accentue leur exclusion au sein de la ville les obligeant à se déplacer à pied.

La mobilité fait partie du fait urbain et nécessite des politiques globales car ils ont à la fois un rôle économique, mais aussi sociale très fort. Il est alors nécessaire d’avoir une vision globale de la ville pour réduire ses imperfections et la rendre durable sur le long terme.

On constate aujourd’hui un double phénomène : celui de l’étalement de la ville dans l’espace formant de très grande aire urbaine et une fragmentation de l’espace voire une ségrégation socio-spatial.

La croissance démographique des villes du nord tend à se stabiliser, l’exode rural est terminé, pourtant les villes continuent de s’étaler par « desserrement » (progrès des transports, démocratisation de l’automobile). L’éloignement du centre a été rendu possible grâce à l’automobile et à l’amélioration des infrastructures routière, ainsi les populations se sont déplacées du centre vers les périphéries des grandes villes. Les populations s’installent dans des lotissements construits à la périphérie ou dans des petits villages périphériques.

Cependant les villes du sud sont elles marquées par une explosion urbaine. A Mexico, au début du XXe siècle la ville ne faisait même pas 1km2 et ne comptait même pas un million d’habitant, alors qu’en 2000 sa superficie était de 1800km2 avec 18 millions d’habitants. L’urbanisation est rapide mais sans véritable croissance économique. Les nouvelles populations qui arrivent s’installent en général à la périphérie des villes ou dans les espaces non urbanisés, et les villes ont donc tendance à s’étaler dans l’espace en développant des habitats précaires, des bidonvilles où les conditions

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