La danse de Chloé dans l'écume des jours
Commentaire de texte : La danse de Chloé dans l'écume des jours. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar proftzr • 17 Août 2026 • Commentaire de texte • 877 Mots (4 Pages) • 17 Vues
Boris Vian écrit son roman L’écume des jours en deux jours. Il est publié en 1946.
Dans ce roman, il veut montrer la dureté du monde et une célébration de l'amour pur. Le roman montre que le bonheur est fragile face à la maladie, à l'argent et au temps qui passe.
Au début du roman, au chapitre 11, Colin rencontre lors d’une fête Chloé. Cette rencontre, en pleine insouciance des deux héros est pleine de musique. La musique structure le récit. Ce motif, très présent dans le roman, est le reflet des émotions des personnages. Dans la première partie du récit, les personnages mènent une vie d’épicuriens. Ils cherchent le bonheur et vivent coupés du monde, dans une bulle de liberté. C’est ce que symbolisent les passages sur la danse, divertissement de premier choix : fête chez Chick, danse chez Colin et Chloé, danse au cabaret. La danse, qui accompagne la musique et vient rythmer le parcours des personnages, est omniprésente dans l’œuvre. Elle devient cependant moins présente au fil des déconvenues subies par les protagonistes. On peut évoquer un roman-jazz et rappeler l’importance de cette musique pour Boris Vian.
En quoi la musique apparait-elle pour les personnages comme le rythme de leur vie ?
- Le chapitre 11 du roman est plein de musique et d’espace.
Le chapitre commence dans l’ascenseur. Il est en dehors de la pièce et le bruit n’est que « brouhaha ». le champ lexical du bruit est très présent dans tout le chapitre: « entendre le vague brouhaha ; amplifiait les sons, résonateur vibraphone. Duke Ellington musique militaire allemande, la grosse caisse, disque, boogie-woogie »
Il y a une rupture avec le « abondant silence » quand il s’approche de Chloé, comme un coup de foudre.
Qui dit musique dit souvent danse. La danse permet de modifier l’espace et le temps : on danse mais Colin profite de ce moment pour embrasser Chloé.
La musique apparaît comme un quiproquo poétique : Lorsque Colin aborde Chloé, il lui demande : « Êtes-vous arrangée par Duke Ellington ? ». Cette réplique fusionne l'identité de la jeune fille avec le morceau de jazz éponyme (Chloé) de Duke Ellington. Il s’enfuit mais il est rattrapé par Alise. Ils rejoignent Chloé.
Cela entraîne une désindividualisation, typique des romans romantiques du 19eme : Chloé répond par un rire. Elle accepte d'entrer dans ce jeu surréaliste. Pour Colin, elle n'est plus seulement une femme, elle est la musique même. Le rire est lui aussi du bruit. Il peut être pris dans les deux sens : rire de satisfaction, ou rire de moquerie.
- Ce chapitre permet aussi de montrer l’écriture de Boris Vian, pleine de poésie et de références aux domaines de prédilection de l’auteur.
Les amants se retrouvent isolés, dans leur monde, dans leur bulle, comme si on lisait une scène de rencontre au cinéma : les deux héros sont zoomés, et l’arrière devient flou. Ici c’est pareil, les deux amoureux se touchent sensuellement, l’arrière danse indifféremment.
Dès que Colin et Chloé commencent à danser, le reste du monde (la fête chez Isis) s'efface. Vian utilise des procédés d'écriture qui coupent les amants de la réalité extérieure.
Ligne 45-47 : rythme des phrases : 8-6-46 avec alternance de mots courts et de mots + longs.
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