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TPE La dégradation Du Statut Du Mannequin De 1960 à Nos Jours Dans Le Monde Occidental

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Par   •  17 Avril 2012  •  4 573 Mots (19 Pages)  •  1 566 Vues

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A leurs débuts les mannequins s’appelaient pandores, du nom grec de la première femme de l’humanité. C’étaient des poupées d’une trentaine de centimètres de haut, peintes à la main, envoyées habillées de pied en cap chez toutes les élégantes d’Europe. En 1750, apparaissent les premières silhouettes grandeur nature en osier, rembourrées de cuir. En 1849, nait le buste en volume. Fabriqué en carton, il est utilisé par les couturières des ateliers. C’est en 1858 que Charles Frédéric Worth (créateur de la première maison de couture) lance la mode des « Sosies », des femmes mannequins qu’il choisit de faire défiler après s’être aperçu que sa femme, habillée par ses soins était la meilleure des publicités. Au début du XXème siècle, les mannequins issus des classes moyennes et populaires, n’espéraient qu’une chose : troquer leurs défilés contre un métier, un vrai, comme celui de vendeuse, l’ultime consécration. « Pour être mannequin, il faut être grande et bien faite, posséder cette élégance innée qui fait que certaines petites Parisiennes, d’extraction bien humble, se trouvent à leur aise quand, après avoir quitté leur mauvaise robe noire, elles essaient pour la première fois une robe à I00 Louis…Elles gagnent de I50 à 200 francs par mois, mais les ambitieuses cherchent à devenir vendeuses ou premières et y arrivent parfois », pouvait-on lire dans le magazine Femina en I905Il n’y a pas de définition précise et immuable de la beauté. Les canons esthétiques ne cessent d’évoluer à travers les siècles et les modes s’accélèrent. Plantureuse ou brindille, sportive ou féminine, femme enfant ou liane bizarroïde, les belles se suivent mais ne se ressemblent pas. Les tendances et les gouts changent à vitesse grand V. Les tops n’ont plus une plastique forcément parfaite, certaines ont un visage vraiment incroyable, une personnalité des lus affirmée, des pommettes très saillantes, une chevelure flamboyante, des jambes démesurées. « Dans mes défilés, il y a des brunes très brunes, des blondes très blondes, des grosses très grosses. Je n’aime pas ce qui est entre deux » témoigne Jean-Paul Gaultier. Le hors-norme est pourtant loin d’être la norme. Pour les adultes, il y a même une taille minimale. A moins de 1,71m pour les femmes il est difficile d’envisager une carrière. Même chose question poids ! A l’origine, les exigences en termes de silhouette servaient surtout à faciliter les productions et les défilés. Les mannequins ayant tous plus ou moins la même taille, pouvaient porter indifféremment les modèles des nouvelles collections. Cependant l’idéal de minceur est de plus en plus impitoyable. Régulièrement la presse s’en émeut, bien qu’elle soit à l’origine de la mode des femmes insectes, maigrissimes. C’est elle qui, via ses directeurs de casting, met en avant des filles de plus en plus maigres. Moins de 5% des femmes ont les mensurations d’un mannequin, et l’écart ne fait que se creuser. Il y a 20 ans, le poids des tops était de 8% inférieur à celui de la moyenne des femmes, aujourd’hui il est de 23%. Quoi qu’en disent celles qui affirment rester sveltes en engloutissant des chamallow, le respect de la ligne ne va pas sans souffrance. Régime quotidien, sport et, au besoin, bistouri font partie deleur vie. Toutes sont coachées et préparées par leur agent qui les incites aussi vivement à soigner leurs éventuels problèmes de peau, réaligner les irrégulières, rafraîchir leur coupe, etc. Ensuite seulement interviennent les prestidigitateurs.

Il existe différents types de mannequins. Les mannequins de mode et haute couture et les mannequins commerciaux. Le travail des mannequins de mode et de haute couture peut être vu comme une forme d’art. Ces modèles sont photographiés par les plus grands photographes. Ils utilisent leur visage et leur corps pour exprimer les différentes émotions requises par les photographes et les créateurs. Ces mannequins travaillent pour les stylistes de haute couture et de prêt-à-porter de luxe lors des défilés, participent aux éditoriaux des magazines de mode et posent pour des campagnes de publicité. Ils apparaissent notamment dans les magazines internationaux tels que Harper’s Bazaar, Vogue, Vanity FAir, Elle.

Les mannequins commerciaux ont un travail moins prestigieux que ceux de la haute couture, il peut être néanmoins très bien rémunéré. Ces modèles apparaissent dans films publicitaires, des magazines, des catalogues ou dépliants. Les modèles de catalogue différent des standards haute couture ; afin de correspondre aux diverses tailles du prêt-à-porter, ils peuvent avoir des poids et des tailles variés. On trouve même des mannequins « grande tailles ». Il existe aussi des modèles dit « de détail », spécialisés pour leurs mains, jambes, pieds, corps, etc. pour la photographie.

L’un des exemples les plus emblématiques est celui du mannequin Twiggy (littéralement la brindille), de son vrai nom Leslie Hornby.

Découverte à 16 ans par le photographe Deirdre Mc Sharry, celle-ci fut nommée « The face of 1966 ». Elle impose un nouveau standard de beauté, avec sa minceur enfantine, sa silhouette androgyne, des yeux de biches sous quelques mèches effilochées de ses cheveux courts.

Les années 60 ou « Swinging Sixties » sont une époque de bouleversements, musicaux, culturels et particulièrement dans le domaine de la mode.

Les standards de beauté ont changé. Dans les années 50, les corps voluptueux étaient idéalisés, avec une forte poitrine, des vêtements ajustés à la taille, pour mettre en valeur une silhouette en forme de sablier. C’est ce qu’on appelait les « femmes corolles ».

Avec l’arrivée de la nouvelle décennie, de nouveaux modèles féminins étaient recherchés.

Venant principalement d’Angleterre, cette nouvelle génération de mannequins était plus libre, plus fines, plus androgynes. La photographie mets le corps en mouvement, et la femme change d’allure sous l’influence du cinéma, de la musique et de certains courants artistiques.

Jusqu’à cette époque, les mannequins, quoique reconnaissable dans les magazines, vivaient dans l’obscurité et l’anonymat, seulement connues dans le métier ou des initiés .Ces dernières étaient ignorées du grand public. Tout était sur le point de changer à l’aube des années 60, le culte de la célébrité était lancé.

« The Tree » a été souvent comparée à « The Twig ».

Cette mannequin d’une taille de 5’6’’ est un emblème du style révolutionnaire

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