Expliquer et réduire le chômage structurel
Dissertation : Expliquer et réduire le chômage structurel. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar Thomas2009 • 22 Juin 2026 • Dissertation • 3 049 Mots (13 Pages) • 3 Vues
dissertation SES: Comment expliquer et réduire le chômage structurel ?
En 2019 en France l’on comptait 2,5 millions de chômeurs selon le Bureau International du Travail (BIT) qui considère comme chômeur toute personne (âgée de 15 à 64 ans) qui n’a pas travaillé pendant la semaine de référence, est disponible pour travailler dans les 2 semaines et recherche activement un emploi (notamment en envoyant des mails pouvant servir de preuve à cette recherche). Le chômage ne compte donc pas les inactifs comme par exemple les chômeurs découragés ou les populations carcérales ce qui pourrait expliquer en quoi le taux de chômage est plus élevé en France qu’aux États Unis alors même que le taux d’emploi est plus élevé en France. L’on considère aussi 2 types de chômage: le chômage conjoncturel souvent causé par des crises (tels que le covid 19) ainsi que le chômage structurel résultant d’imperfections dans le marché du travail. On peut ainsi se demander quelles sont les causes du chômage puisque celui-ci peut causer une baisse du bien être, un isolement, une surmortalité ou encore une surexposition aux inégalités pour près de 5% de la population française active. Ainsi on peut se demander quelles sont les causes du chômage et quelles peuvent être ses solutions. Pour répondre à cette problématique nous nous intéresserons aux causes comme le rôle des institutions avant de s’intéresser aux solutions à l’aide de 3 documents.
Tout d’abord, nous verrons que le chômage structurel est multifactoriel, nous verrons ainsi qu’il peut venir des institutions de protection du salaire mais aussi des institutions de protection de l’emploi ou encore des inadéquations.
Premièrement, nous verrons que le chômage peut être lié aux institutions de protection du salaire comme le SMIC ayant pour objectif de garantir un certain pouvoir d’achat pour les ouvriers et de diminuer les inégalités de revenu. Cependant, les économistes néoclassiques considèrent le marché du travail comme un marché classique de biens et services régi par la loi de l’offre et de la demande. Ainsi, les offreurs de travail accepteraient un travail en fonction du salaire réel et donc de la satisfaction supplémentaire que leur donne une heure de plus tandis que les demandeurs vont calculer leur profit marginal en fonction du prix horaire, c’est à dire qu’ils accepteraient d’embaucher un travailleur si sa production horaire vaut plus que son salaire horaire. Avec la loi de l’offre et de la demande apparaîtra donc un salaire d’équilibre ou “optimum de pareto” où il y aurait autant d'offres que demande et donc pas de chômage involontaire. Cependant, les institutions agissent comme un obstacle à cette vision. En effet, le SMIC par exemple ne permet pas cet ajustement entre offre et demande, surtout si le SMIC se trouve au dessus du salaire d’équilibre; les entreprises auront donc moins intérêt à embaucher et les travailleurs les moins qualifiés risquent un chômage de longue durée puisqu’ils sont les moins rentables à embaucher mais deviennent de plus en plus chers. Or, la France est le 6ème pays avec le SMIC le plus élevé puisque celui-ci est fixé à 1539€. Ainsi, tous les travailleurs produisant moins que cette somme en un mois ne sont pas rentables pour les entreprises et donc peu attractifs. De plus, on observe que l’indice du SMIC horaire brut ne cesse d’augmenter. En effet, base 100 en 1990, il atteint environ 250 en 2023, soit 2,5 fois plus (doc 2). Le document 1 nous présente aussi l'existence de barrières à l'embauche dans différents secteurs (services, industries et construction). Une des principales barrières est le coût lié à l’emploi, notamment dans la construction. Ainsi, en France, 21,9% des entreprises de construction signalaient des barrières à l’embauche liées au coût de l’emploi en 2023. En effet, ce secteur embauche majoritairement des travailleurs peu qualifiés. Cependant, le SMIC ne cessant d’augmenter il devient trop cher d'embaucher, surtout les travailleurs moins qualifiés qui sont de plus en plus cher mais de moins en moins rentables alors même que le processus de destruction créatrice rend déjà ces personnes moins attractives. Il existe aussi d’autres institutions comme les cotisations patronales qui permettent, entre autres, de financer la sécurité sociale mais augmente le prix du travail. Il existe aussi les “primes de précarité” que les entreprises doivent payer dans les contrats en CDD et les contrats d’intérim pour compenser ces contrats courts qui ne permettent de se projeter dans l’avenir.
En plus des institutions visant à protéger les salaires il existe des institutions protégeant l’emploi, c'est-à -dire qu’elles restreignent la capacité de l'employeur et du salarié à mettre fin à tout moment à l’emploi. En effet, le travail n’est pas une marchandise comme une autre puisqu'elle permet à un individu de répondre à ses besoins: en protégeant l’emploi on protège surtout les individus en leur assurant un salaire stable et en leur permettant de se projeter dans l’avenir (faire un prêt pour acheter une maison par exemple). Ainsi ont été créés le contrat à durée indéterminée (CDI) qui est le contrat le plus protecteur car l’employé peut rester toute sa carrière à son poste et il existe que de rares cas où il peut être licencié (motif personnelle ou motif économique), le contrat à durée déterminée (CDD) qui est un contrat de 2 ans maximum et renouvelable jusqu’à 2 fois et enfin le contrat d’intérim qui permet à un employé de travailler pour une autre entreprise que celle qui l’a embauché. Cependant ces institutions peuvent causer du chômage structurel. En effet, une entreprise aura plus de mal à se débarrasser d’un employé si elle le trouve peu productif (il lui faudra argumenter le licenciement, payer des indemnités…), donc elle va complexifier l’embauche pour s’assurer d’embaucher un ouvrier rentable; ainsi, il sera plus cher pour elle d’embaucher car elle va multiplier les entretiens, créer des emplois pour inspecter les dossiers… le coût de l’emploi sera donc plus cher. Cependant, avec l’asymétrie d’information les offreurs et les demandeurs n’ont pas le même niveau d’information, par exemple l'embaucheur ne connaît pas réellement la motivation de l'employé et l’employé ne connaît pas les exigences précises du poste. Les entreprises peuvent donc adopter plusieurs stratégies comme baisser le salaire pour éviter de payer un travailleur plus que ce qu’il ne rapporte mais cela peut causer une antisélection: en effet les travailleurs qualifiés qui étaient prêts à travailler pour de plus hauts salaires ne sont plus
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