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Vieillissement De La Population

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Par   •  2 Juin 2014  •  2 226 Mots (9 Pages)  •  1 867 Vues

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Le vieillissement de la population est une réalité qui touche l’ensemble des entreprises et qui s’explique, entre autres, par la baisse du taux de natalité et la hausse de l’espérance de vie. Le Québec n'échappe pas à cette lourde tendance : la société québécoise compte de plus en plus de personnes âgées et se dirige lentement mais sûrement, vers une diminution de sa population. Le vieillissement de la population engendre des répercussions directes sur le profil de la population active. Ce phénomène entraînera une diminution de la population en âge de travailler, accompagnée d'une augmentation du nombre de travailleurs plus âgés au sein des milieux de travail. De façon générale, le vieillissement de la population, associé à d'autres facteurs comme l'allongement de la durée des études et l'abolition de l'âge obligatoire de la retraite, fait en sorte que la population active est de plus en plus âgée. Pour ce faire voici un rapport sur les enjeux qui bouleversent présentement le monde du travail. Sera traité les enjeux actuels dans le monde du travail, le portrait des travailleurs âgés québécois, la réalité des entreprises, les pratiques et stratégies inspirantes, les pratiques et politiques à éviter ainsi que mes cinq recommandations adaptées au contexte d’une PME.

État de la situation

Enjeux actuels

Alors que la population active vieillit et que la natalité demeure faible, le marché du travail, au Québec comme dans bien d’autres sociétés industrialisées, s’apprête à vivre une profonde mutation. Ces bouleversements majeurs se produiront dans un contexte où il est courant de mettre hors travail les employés de 45 ans et plus, et où un fort pourcentage des enfants de l’après-guerre (baby-boomers) envisage de prendre leur retraite dans la cinquantaine. Cette citation reflète bien le défi posé par le vieillissement de la main-d’œuvre qui exige une remise en question des pratiques qui ont eu cours jusqu’à maintenant et un changement des mentalités.

Le vieillissement de la main-d’œuvre comporte de nouveaux défis pour les milieux de travail non seulement en matière de conservation de la main-d’œuvre, mais aussi en ce qui concerne la planification des départs, le recrutement, la relève, le transfert d’expertise, le développement des compétences, le temps de travail, l’organisation du travail, les régimes de retraite ainsi que les comportements et attitudes à l’égard de la main-d’œuvre vieillissante.

Les enjeux actuels dans le monde du travail sont nombreux. Il y a d’abord, la transition démographique : il y a de moins en moins de jeunes sur le marché du travail et une plus grande quantité de travailleurs âgés et de retraités. Le renouvellement rapide des générations au travail est un autre de ces enjeux : gérer du personnel aux aspirations différentes. Le transfert des compétences entre générations devient donc un enjeu, ce qui mène à gérer des remplacements. Ensuite, le passage d’une société industrielle à une société de la connaissance mondialisé : le travail devient plus discontinu, car il est entrecoupé de période de formation, de temps de travail indemnisé ou non. Le temps de travail est alors réduit quantitativement et qualitativement avec l’ère informationnelle. En 1960, un homme passait 50 ans de ses 68 ans de vie au travail alors qu’en 1995, un homme passait 38 ans de ses 76 ans au travail. Ce phénomène est lié à l’entrée plus tardive des jeunes sur le marché du travail et à l’allongement des périodes de pré-retraite, de retraite anticipée et de retraite. Finalement, le bouleversement du modèle industriel d’organisation des âges et des temps sociaux : dans le modèle industriel, il y avait trois dimensions; le statut d’emploi salarié stable, un système de protection sociale contre les risques et une organisation des temps sociaux basé sur l’éducation, le travail et la retraite. Avec le contexte d’une société de l’information, cet agencement se défait. Il faut donc repenser une nouvelle gestion des âges et transformer les modes de protection sociale.

Portrait des travailleurs âgés québécois

En 2006, le Québec affichait un taux d’emploi des travailleurs âgés de 55 à 64 ans de 48,7%. La croissance du taux d’emploi des 55-64 ans s’accélère depuis 1997. Cette augmentation est considérable dans le cas des femmes, en 1997 il y avait environ 28% des femmes de 55-64 ans en emploi alors qu’en 2008, ce nombre se chiffrait à 48% environ. Les groupes d’âge les plus actifs sur le marché du travail sont les 25-44 ans dont le taux d’activité est de 87,7% en 2007 alors que les 45-54 ans suivent de près avec 85,3%. Les 55-64 ans représentent 53,6 % et les 65 ans et plus, 6,6%. Les personnes plus scolarisés dans le groupe d’âge 55-59 ans et 60-64 ans, ont un taux d’activité plus élevé que les personnes moins scolarisées tant chez les hommes que chez les femmes.

Nombreux sont les hommes comme les femmes à opter pour le travail à temps partiel en vieillissant. 22,2% des travailleurs de 55 ans et plus occupent un emploi à temps partiel en 2005, ce qui équivaut à près du double de la proportion des travailleurs de 45 à 54 ans (11,5%). La présence des femmes de 55 ans et plus occupant un emploi à temps partiel est plus grande que celle des hommes en 2005. Selon Statistiques Canada, l’évolution technologique et économique, la discrimination liée à l’âge et les licenciements collectifs à la suite de fermeture d’usines ou de restructurations majeures figurent parmi les principales causes du chômage chez les 45-64 ans.

Mythes et réalités

-ça ne vaut pas la peine d’investir dans la formation des employés plus âgés puisqu’on ne peut rentabiliser notre investissement, car il ne reste pas assez de temps avant qu’ils accèdent à la retraite : Si la rentabilité d'une dépense en formation est calculée en termes de temps au service de l’entreprise, les employés plus âgés offrent autant d’avantages de rentabiliser l'investissement qu’un jeune qui va aller chez un compétiteur après sa formation. Le travailleur après 55 ans désire une stabilité lorsque son travail est satisfaisant.

- Passé 55 ans, les travailleurs ne pensent qu’à la retraite et n’ont plus le désir de travailler : sur le plan financier, beaucoup de travailleurs et travailleuses expérimentés doivent encore subvenir aux besoins d'une famille, particulièrement les femmes qui ont des salaires moindres que les hommes, peu d’entre elles auront des pensions. Tous les travailleurs et travailleuses au bas

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