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Com1000 Examen 1 Histoire des communications

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Par   •  18 Novembre 2019  •  Cours  •  1 972 Mots (8 Pages)  •  355 Vues

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COM 2000

Histoire des communications

Examen maison 1

Questions à réponse courte (22 points)

  1. L’évolution du langage humain résulte exclusivement de facteurs biologiques. Oui ou Non? Justifiez votre réponse. (2 points)

Non. Les dimensions biologique et sociale sont responsables du développement du langage humain. Biologiquement, la bipédie a contribué à libérer les mains afin que celles-ci puissent servir à d’autres fonctions autres que pour les déplacements. La bouche a su être libérée de la charge de la nourriture, la main assurant ainsi cette fonction et permettant donc à la bouche de développer le langage. Cela a donc favorisé l’hypercroissance du cerveau humain. Socialement, l’être humain a eu besoin du langage parlé afin de survivre dans les conditions difficiles : l’humain était nomade, devait se déplacer et chasser continuellement et devait donc communiquer oralement à ses semblables afin de coordonner la chasse aux animaux. Le climat subarctique a contribué également à l’utilisation du langage pour la survie, dont l’entretient du feu et le développement d’outils plus sophistiqués (Douzou, 2017, 22-25).

  1. Pourquoi le langage parlé et le langage figuratif sont-ils de véritables langages? (2 points)

Parce qu’ils ont su favoriser le développement d’une vie sociale et culturelle riches, la création d’outils et d’instruments de chasse pour subvenir aux besoins humains, et le développement d’une vie religieuse et spirituelle. Le langage parlé a contribué à ce que l’être humain puisse être en mesure d’interpréter les éléments qui l’entoure, de comprendre le passé, le présent et le futur. De plus, le langage parlé a permis la transmission des connaissances et des croyances de bouche à oreille. Pour ce qui est du langage figuratif, il fut constitué de systèmes visuels qui ont orné les grottes de l’époque préhistorique. Ces images furent le reflet d’une vie sociale des tribus dont les rituels de chasse en furent l’un des attraits principaux. Ces peintures ont constitué les premières communications sociales de l’être humain. Celles-ci étaient responsables de la transmission des histoires et des traditions (Douzou, 2017, 25-31).

  1. La société de tradition orale repose uniquement sur la communication linguistique. Oui ou Non? Justifiez votre réponse. (2 points)

Non. Les sociétés de tradition orale, en plus de perpétuer les connaissances, les mœurs, les valeurs et les croyances, utilisent des formes graphiques de communication : entre autre la décoration de poteries, les tissages, le tatouage, les cérémonies rituelles, la musique et la danse. De plus, d’autres techniques pour communiquer sont celles de l’usage de signaux de fumée et les modifications corporelles (Douzou, 2017, 36-38).

  1. La pensée mythique présuppose l’existence d’un savoir empirique. Oui ou Non? Justifiez votre réponse. (2 points)

Oui, car la pensée mythique permet aux sociétés de tradition orale de créer un fil conducteur qui permet aux individus de comprendre et de mieux interpréter leurs connaissances communes. La pensée mythique est donc employée afin de mieux interpréter les connaissances empiriques de façon plus globale. Le côté mythique permettait donc aux sociétés orales de l’ancien temps de mieux saisir la signification des phénomènes observés, comme les saisons ou encore les éléments du ciel (Douzou, 2017, 39-41).

  1. L’écriture, comme système de notation de la parole, est normalement accompagnée d’un autre système (type) de notation. Oui ou Non? Justifiez votre réponse. (2 points)

Les premiers signes écrits étaient en fait des idéogrammes qui représentaient des concepts abstraits, ce qui ne constituait pas à proprement dit de nos jours des systèmes d’écriture qui représentaient la parole d’une société. Par exemple, les premiers idéogrammes sumériens représentaient en majorité des signes numériques pour représenter les quantités de marchandises. Ces signes furent ensuite combinés avec des signes qui représentaient des choses, ce qui ne constituait toujours pas un système complet d’écriture. En réalité, nous pourrions affirmer qu’un système de signes qui permet d’exprimer la totalité des mots d’une langue orale d’une société donnée constituerait un véritable système d’écriture (Douzou, 2017, 58-61).

  1. L’écriture syllabique amène nécessairement à l’écriture alphabétique. Oui ou Non? Justifiez votre réponse. (2 points)

Non, pas nécessairement. Certaines écritures syllabiques ont très bien pu exister à différentes époques des civilisations, sans mener nécessairement à une écriture alphabétique. Un exemple concret de cette affirmation est l’écriture japonaise qui est constitué d’un système totalement syllabique encore aujourd’hui. Cet exemple de l’écriture japonaise nous montre bien que l’écriture alphabétique n’est pas nécessairement plus performante que l’écriture syllabique (Douzou, 2017, 68-69).

  1. Dans la société grecque, l’atomisme de l’écriture se reflète dans les pratiques et les structures sociales. Oui ou Non? Justifiez votre réponse. (2 points)

Oui, l’atomisme de l’écriture se reflète dans plusieurs niveaux de la société grecque. En fait, la logique de la langue alphabétique grecque va jusqu’à s’imposer dans les concepts physiques des hommes de science. Au niveau politique, les premières structures démocratiques sont basées également sur l’atomisme alphabétique, où l’individu est l’atome de la vie publique. Et au niveau économique, l’invention de la monnaie survient encore une fois grâce à l’atomisme où l’alphabet devient ainsi l’atome de la richesse et en devient un symbole de la fortune et du jeu de l’argent (Séguin, 2017, 80-83).

  1. Sur le plan de la communication, la civilisation grecque a été marquée par une profonde tension. Laquelle? (2 points)

La tension qui opposait le monde de l’oral au monde de l’écrit. La civilisation grecque a été marquée par des critiques sur l’utilisation de l’écriture. Certains, dont Socrate, affirmaient que l’écriture rendait les âmes « oublieuses », que les gens cesseraient d’exercer leur mémoire (Séguin, 2017, 84).

  1. Décrivez brièvement la contradiction, en matière de communication, qui caractérise la forme des dialogues de Platon. (3 points)

Selon Walter J.Ong, Platon employait des arguments qui étaient semblables à ceux employés de nos jours en rapport avec l’utilisation des calculatrices et des ordinateurs dans les écoles. En effet. Platon prétends que l’écriture est inhumaine, sans esprit, et artificielle. L’écriture détruit la mémoire, cause de l’amnésie chez ceux qui s’en servent, tout comme l’usage des calculatrices et des ordinateurs. Selon Platon, un texte ne répond pas, est passif et non naturel, tel que l’ordinateur (Séguin, 2017, 84-85).

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