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Biographie de Diderot

Fiche : Biographie de Diderot. Recherche parmi 245 000+ dissertations

Par   •  11 Septembre 2020  •  Fiche  •  2 663 Mots (11 Pages)  •  48 Vues

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Diderot:

Denis Diderot, né le 5 octobre 1713 à Langres et mort le 31 juillet 1784 à Paris, fut un écrivain, philosophe et encyclopédiste français particulièrement brillant des Lumières, à la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d'art, critique littéraire et traducteur, qui marqua le XVIIIème siècle par la justesse de sa plume comme de ses idées.

Origine:

Denis Diderot est né le 5 octobre 1713 à Langres dans une famille bourgeoise dont seulement 4 enfants sur 6 atteindront l’âge adulte. Quoiqu’il fusse plus tard régulièrement en conflit avec sa famille et notamment son père (maître coutelier), elle restera tout de même très importante pour lui et influencera notablement ces oeuvres littéraires.

Etudes et vocation:

De 1723 à 1728, Diderot eut la chance de suivre les cours du prestigieux collège jésuite, qui lui permirent d'acquérir une certaine maîtrise de la langue et de cultiver un talent évident pour la prose. A douze ans, ses parents envisagèrent pour lui la prêtrise et, le 22 août 1726, il reçut la tonsure de l'évêque de Langres et prit le titre d'abbé. Mais, heureusement pour le patrimoine littéraire français, son oncle chanoine mourut prématurément et sans testament, ce qui l'empêcha de faire bénéficier son neveu de sa prébende. Aussi, peu intéressé par la carrière ecclésiastique, comme par l'entreprise familiale et les perspectives de la province, il partit étudier à Paris en 1728 et suivit les cours philosophiques du collège d'Harcourt puis étudia la théologie à la Sorbonne. Finalement, au terme d’une existence bohème, Diderot se tournera définitivement vers la littérature en commençant à fréquenter les théâtres, à écrire des articles mais surtout, en rencontrant Jean-Jacques Rousseau avec qui il se lia rapidement et qui le convertit définitivement à une vocation tournée vers les lettres.

Premiers écrits:

D’abord traducteur, Diderot s'intéressera progressivement et de nouveau à la religion et finira par abandonner les dogmes de la foie chrétienne pour le déisme. De fait, il publiera en 1746 sa première oeuvre personnelle; Les Pensées philosophiques, recueil d’aphorismes qui explore les vois d’une morale qui pourrait aisément se passer de la religion, et qui prône la raison comme la liberté de penser. Mais, loin de s'arrêter là, ce philosophe des lumières ira même jusqu’à exposer clairement sa vision matérialiste et évoquer son athéisme (et non plus son déisme) dans son essai Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient . Dans ce texte, Diderot s'intéresse à la question de la perception visuelle. Les spéculations sont nombreuses en ce temps-là sur ce que la vue et l'usage qu'un individu peut en faire doivent à la seule perception, ou bien à l'habitude et l'expérience, par exemple pour se repérer dans l'espace, identifier des formes, percevoir les distances et les volumes, distinguer un tableau réaliste de la réalité. Diderot explique qu'un aveugle qui se met soudainement à voir ne comprend pas immédiatement ce qu'il voit, et qu'il mettra du temps à faire le rapport entre son expérience des formes, et les images qu'il perçoit avec son œil. Ainsi,en parallèle, dans le domaine métaphysique, Diderot développe l’idée que la morale dépend de la sensibilité, en montrant qu'un certain nombre d'arguments religieux sont sans portée pour un aveugle. La morale n’est donc pas universelle mais liée à la perception de chacun. Or, si la morale dépend de la sensibilité personnelle, elle n’est plus mondiale et reconnue par tous comme telle. Mais cet écrit -bien trop engagé pour l’époque pour n’être réprimé- fut censuré et l’amena à faire 3 mois de prison à Vincennes, détention si horrible qui traumatisa Diderot et l'incita à une grande prudence dans ses publications, au point même de préférer réserver certains de ses textes à la postérité. C’est d’ailleurs en lui rendant visite que son ami Rousseau eu la fameuse illumination qui l'amènera à écrire, sans doute avec l'aide de Diderot, son Discours sur les sciences et les arts.

L’encyclopédie:

À l’origine, l’Encyclopédie ne devait être que la traduction en français de la Cyclopædia d’Ephraïm Chambers, dont la première édition date de 1728, mais Diderot, auteur polygraphe dont la pensée philosophique ne cesse de s'accentuer dans le sens de l'athéisme, du matérialisme, mais aussi de l'évolutionnisme, préfèra entreprendre l'œuvre d'une vie et se plonger dans le vaste projet éditorial de l'Encyclopédie. Il consacrera 20 ans de sa vie (il commença en 1747) à ce projet qu'il n'achèvera qu'en juillet 1765, rempli de l'amertume due au manque de reconnaissance, aux errements de l'édition et au comportement des éditeurs. Aidé et soutenu pendant un temps par d'Alembert, il ne faiblit jamais au nom de ce devoir qu’il s’était confié de diffuser le savoir à tous. C'est là pour lui le seul moyen de contrer l'intolérance et de promouvoir la raison, d'autant plus qu'il ne s'agit pas seulement de rassembler les connaissances, mais aussi de leur apporter le souffle philosophique de l'époque. L’Encyclopédie est un ouvrage majeur du XVIII siècle et la première encyclopédie française. Par la synthèse des connaissances du temps qu’elle contient, elle représente un travail rédactionnel et éditorial considérable pour cette époque et fut menée par des encyclopédistes constitués en « société de gens de lettres ». Enfin, au-delà des savoirs qu’elle compile, le travail qu’elle représente et les finalités qu'elle vise,

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