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Ethique et philosophie morale

Dissertation : Ethique et philosophie morale. Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  3 Juin 2026  •  Dissertation  •  3 803 Mots (16 Pages)  •  9 Vues

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SEQUENCE 1 : ÉTHIQUE ET PHILOSOPHIE MORALE

Chapitre 1 : Le bonheur

  • Kant : Le bonheur est un idéal de l'imagination et non de la raison. Comme il s'appuie sur des images floues et changeantes (santé, richesse, savoir), il n'existe pas de méthode logique infaillible pour l'atteindre.
  • Hadot : Pour les Anciens, la philosophie n'est pas une théorie abstraite mais un art de vivre et une thérapeutique des passions visant à transformer l'individu pour atteindre la paix intérieure.
  • Schopenhauer : Le désir est un manque qui fait souffrir. Dès qu'il est satisfait, on tombe dans l'ennui. La vie oscille perpétuellement entre souffrance et ennui comme une pendule.
  • Épicure : Défend un hédonisme mesuré où le bonheur est l'absence de douleur dans le corps (aponie) et de trouble dans l'âme (ataraxie). Il faut trier ses désirs pour ne garder que les naturels et nécessaires.
  • Pascal : Les hommes sont incapables de vivre au présent. Ils fuient leur misère existentielle par le divertissement (agitations, occupations) pour ne pas penser à leur condition mortelle.
  • Aristote : L'être humain est physiquement inscrit dans le temps ; il connaît une croissance, une maturité et un déclin inévitables. Il considère également l'amitié vertueuse comme une condition du bonheur.
  • Marc Aurèle : Sage stoïcien pour qui il faut réduire sa vie à l'instant présent, car c'est le seul temps sur lequel nous pouvons agir.
  • Epictète : Le bonheur dépend de nous si nous distinguons ce qui dépend de nous (nos jugements) de ce qui n'en dépend pas. Ce ne sont pas les faits qui nous troublent, mais l'opinion que nous en avons.
  • Simone de Beauvoir : Critique l'idée d'un bonheur imposé (ex: la femme au foyer). Elle préfère définir la réussite d'une vie en termes de liberté et d'indépendance plutôt qu'en termes de bonheur.
  • John Stuart Mill : Défend un hédonisme qualitatif : « Il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un porc satisfait ». Le vrai bonheur réside dans le développement des facultés supérieures (intellect, dignité).
  • Spinoza : Le bonheur dépend de la nature de l'objet que l'on poursuit ; il faut savoir distinguer les biens illusoires du bien suprême.

Chapitre 2 : La morale / le devoir

  • Hume : La morale est subjective. Le bien et le mal ne sont pas des propriétés des objets mais l'expression d'un sentiment intérieur de désapprobation ou d'approbation.
  • Lévi-Strauss : Soutient le relativisme culturel : chaque société possède son propre code moral transmis par imprégnation ou inculcation.
  • Montaigne : Affirme que chacun appelle « barbarie » ce qui n'est pas conforme à ses propres usages, dénonçant ainsi l'ethnocentrisme.
  • Rousseau : La morale est fondée sur un sentiment naturel et universel, la pitié (répugnance à voir souffrir autrui), que la vie en société a tendance à étouffer.
  • Bentham : Fondateur de l'utilitarisme : la morale consiste à maximiser le bonheur pour le plus grand nombre par un calcul objectif des conséquences de nos actes.
  • Kant : Défend le déontologisme : agir moralement, c'est agir par pur devoir selon l'impératif catégorique (règle universalisable) et respecter la dignité d'autrui comme une fin en soi.

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SEQUENCE 2 : PHILOSOPHIE DE L'ESPRIT

Chapitre 3 : Le sujet / la notion de personne

  • Descartes : Découvre la certitude du Cogito (« Je pense, donc je suis ») par le doute radical. Il définit l'homme comme une chose qui pense (res cogitans), distincte du corps.
  • Hume : Le Moi est une fiction. En s'observant, on ne trouve qu'un flux de perceptions particulières changeantes ; il n'y a pas de substance stable derrière elles.
  • Locke : L'identité personnelle ne repose pas sur le corps mais sur la conscience et la continuité de la mémoire.
  • Bergson : La mémoire n'est pas une copie fidèle du passé ; elle le reconstruit et le réinterprète constamment en fonction du présent.
  • Ricoeur : L'identité est narrative : elle se construit par le récit que l'individu fait de sa propre vie pour donner un sens à ses expériences.
  • Nietzsche : L'oubli est une fonction vitale et active nécessaire pour « digérer » le passé et pouvoir agir librement vers l'avenir.
  • Sartre : L'homme n'a pas d'essence prédéfinie : « l'existence précède l'essence ». On se définit par ses actes : « l'homme n'est rien d'autre que l'ensemble de ses actes ».
  • Schopenhauer : Défend un essentialisme : le caractère de l'homme est invariable et immuable de la naissance à la mort.
  • Axel Honneth : Souligne l'importance de la reconnaissance par autrui (affective, juridique, sociale) pour l'affirmation de soi.

Chapitre 4 : Le libre arbitre

Maine de Biran : Le libre arbitre est une évidence ancrée dans l'expérience du sentiment de l'effort musculaire et volontaire. le libre arbitre est une évidence, aussi certaine que notre existence, qui est ancrée dans le sentiment de notre propre activité.

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