Le renforcement des mécanismes de défense par le travail
Résumé : Le renforcement des mécanismes de défense par le travail. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar shinukurasu • 25 Janvier 2026 • Résumé • 1 355 Mots (6 Pages) • 18 Vues
Dans le milieu du travail, les relations inter-subjectives sont nombreuses et il est nécessaire pour le sujet de s'adapter afin de ne pas travailler dans la détresse.
Lors d’une rencontre intersubjective, de nombreux éléments sont présents, nous allons n’en traiter qu' une partie en lien avec notre sujet. Pour définir ce concept, nous utilisons une définition issue du champ psychanalytique. Selon Georgieff (2013) l’intersubjectivité est “une interaction entre deux activités psychiques, saisies au plan de leurs mécanismes”. L'intersubjectivité est polarisée (Stolorow, 1977) . D’un côté, le pôle positif avec l’identification des sujets à des représentations plutôt semblables conduisant donc à une conjonction des structures psychiques. D’un autre côté, la méconnaissance de l’autre peut entraîner une disjonction des points de vue et donc être une barrière à la mise en place de l’empathie. Ces deux pôles sont considérés comme le noyau de l’intersubjectivité par Stolorow. La relation intersubjective peut entraîner des processus adaptatifs en particulier des processus défensifs. Mon tuteur expérimente tous les jours cette polarisation avec des clients qui peuvent plus ou moins s’identifier avec les affects et les représentations du poste de chef d’atelier qu’il occupe. La relation intersubjective est source de conflits et illustre ce que Daniel Lagache désigne par l’intérêt principal de la psychologie à savoir: l'adaptation du sujet ou le sujet est abordé comme le porteur d’un problème non résolu (1949).
Les conflits relationnels rencontrés dans l’espace intersubjectif peuvent se répercuter dans la singularité du psychisme du sujet . Selon l’approche métapsychologique (Freud S.,1968), l'appareil psychique fonctionne selon trois points de vue: dynamique, économique et topique. La modalité dynamique rend compte des conflits psychiques comme la rencontre entre l'énergie pulsionnelle qui souhaite faire émerger à la conscience une représentation refoulée et la lutte de moi qui se défend pour garder cette représentation refoulée dans l’inconscient. Le point de vue économique se réfère aux quantités d'énergie psychique mise en jeu dans ce fonctionnement psychique et enfin, le point de vue topique décrit les instances de la psychée comme des espaces: le moi, le ça, le surmoi. Ces instances de la deuxième topique décrite par S.Freud (date) sont à la fois consciente et inconsciente. Le moi régule les phénomènes psychiques c’est une balance entre les exigences du ça et celles du surmoi. Le ça représente les pulsions, il a un fonctionnement archaïque et obéit au principe de plaisir. A l’opposé, le surmoi représente l’idéal du moi qui a intégré les interdits extérieurs. Les tensions psychiques se créent du conflit entre ces trois instances aux exigences contradictoires(Quinodoz, 2004). Dans le domaine professionnel, le sujet doit faire face à diverses situations pouvant altérer le fonctionnement de l’appareil psychique. Pour ne pas se retrouver en situation de détresse, le moi met en place mécanismes défensifs. Pour S.Freud (1926), les défenses sont utilisées par le moi interviennent lors de conflits psychiques pouvant résulter en l'apparition de névrose.
Anna Freud (1936) recense dix mécanismes de défense de la névrose que sont le refoulement, la régression, la formation réactionnelle, l’isolation, l’annulation rétroactive, la projection, l’introjection, le retournement contre soi, la transformation en son contraire et deux autres qu’elle dit appartenir plus au domaine de la “normalité”: sublimation, déplacement du but instinctuel. Le but de ces mécanismes est donc de permettre au moi de lutter contre les pulsions et les affects qui y sont liés, leur activation n’est pas volontaire. Il existe plusieurs motifs de défense contre les pulsions, dans cette partie, nous nous basons sur l’apport théorique d’Anna Freud (1936?). Tout d’abord, le moi peut se défendre des pulsions par crainte de leur puissance, le sujet étant éloigné de par le principe de réalité de son fonctionnement instinctif primaire notamment à la puberté ou l’équilibre des instances est menacé par une augmentation de pulsions instinctuelles. Anna Freud considère que l’origine des menaces contre le moi sont en fait des angoisses, il existe: l’angoisse du monde extérieur associé à la réalité, l’angoisse du ça associée aux instincts et l’angoisse du surmoi associé à la culpabilité.
Dans les névroses adultes, il est question de la peur du surmoi: le moi doit se soumettre aux exigences de ce dernier. Par exemple, si une pulsion à l’intention de
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