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La musique sérielle

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Par   •  21 Février 2018  •  Cours  •  4 854 Mots (20 Pages)  •  875 Vues

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La musique sérielle [pic 1]

d'Arnold Schoenberg

Professeur accompagnant :

Thomas Progin


Résumé :

La musique sérielle, se base sur une série de douze sons, qui représentent les douze sons de la gamme chromatique. Avec cette série, le compositeur possède plusieurs possibilités de variations, comme l'inversion par exemple.

Arnold Schoenberg, créateur de cette technique, commença à composer de la musique depuis sa tendre enfance, en autodidacte. Ces premiers œuvres sont romantiques. Mais Schoenberg va ressentir une envie de se séparer des belles harmonies, après quelques échecs musicaux. Il va gentillement commencer à créer des pièces atonales. Mais Schoenberg va vite se rendre compte qu'il a besoin d'un cadre pour éviter de partir dans tous les sens. Il voudrait pouvoir lier l'atonalité et la structuration de la musique tonale. Il va donc créer le système sériel, qui correspond parfaitement à ses envies. Au début, ses compositions respecteront parfaitement le système sérielle, mais vers la fin de sa vie, il commence à dépasser ce cadre.

A travers l'analyse du début du concerto pour piano Op.42, on remarque facilement la rigueur de la composition sérielle.

Durant une partie de sa vie, Schoenberg a été professeur dans une université de musique. Il enseignera sa découverte à deux grands compositeurs : Alban Berg et Anton Von Webern. Le premier cherchera à trouver un parfait équilibre entre le romantisme et l'atonalité. Le second va emmener la musique sérielle à un autre niveau. Il va notamment être une source d'inspiration pour les compositeurs aléatoires.


Sommaire

1) Présentation .............................................................................................4                

2) Introduction .............................................................................................5        

         2.1 Principe..........................................................................................5                          2.3 Méthode de composition ..............................................................5

        

3) Biographie d'Arnold Schoenberg :...........................................................6        

         3.1 Jeunesse ........................................................................................6

         3.2 Évolution musicale et œuvres........................................................7        

         3.3 Fin de sa vie...................................................................................9

4) Exemple de la technique sérielle à travers le Concerto pour piano Op.42 : .........................................................................................................9        

          4.1 Analyse ......................................................................................10

        

5) Evolution du sérialisme .........................................................................16

  1. Anton Von Webern...............................................................16
  2. Alban berg............................................................................17

                                                                                                                             

6) Conclusion.............................................................................................18        

7) Bibliographie .........................................................................................20        


1. Présentation 

Dans ce travail de maturité, j'ai décidé de parler d'un sujet très peu connu du grand public, la musique sérielle.

Cette nouvelle manière de composer la musique marque un très grand changement au début du XIX siècle, et évoluera selon les compositeurs tout le long du siècle, pour atteindre le sérialisme intégral en 1950.

Il faut également comprendre que la musique sérielle n'est pas seulement une nouvelle méthode de compositions, mais surtout une nouvelle vision sur la musique en général, qui sera amenée par Arnold Schoenberg, père des premières théories sérielles.

Si ce courant musical est si peu connu aujourd'hui, il s'agit sûrement du fait que cette musique à été incompris par le public de l'époque[1]. En effet ce n'est pas un style qui est facile d'accès, qui provoque de fortes émotions. Arnold Schoenberg l'avait bien compris, et a donc écrit beaucoup pour justifier sa vision de la musique.

De grands compositeurs vont reconnaître le travail de Schoenberg et sentir qu'il tient une sorte de vérité. Alban Berg et Anton Webern vont suivre ses enseignements, perfectionner le sérialisme. Ces trois premiers compositeurs sérialistes sont connus aujourd'hui sous le terme : Deuxième Ecole de Vienne.

Nous avons décidé de ne pas parler de l'ensemble du courant sérialiste, qui serait bien trop vaste, mais de nous pencher sur ses débuts, à travers l'évolution du style dodécaphonique de Schoenberg, qui est grandement rapporté par René Leibowitz, élève de Schoenberg qui apporta le sérialisme en France.

Ce travail se conclura par une analyse d'une de ces dernières compositions, le concerto pour piano opus 42.

Le sérialisme, cette nouvelle vision de la musique, est complexe. Nous espérons qu'à travers ce travail, nous aurons réussi à donner les clés pour comprendre et apprécier cette musique, qui cache une très grande richesse, et qui peut se montrer belle à celui qui arrive à la percevoir.

2. Introduction à la technique sérielle 

Comme nous l'avons dit dans l'introduction, pour apprécier la musique sérielle il faut en premier lieu comprendre son fonctionnement logique, la manière et les possibilités que possède le compositeur.

2.1 Principe 

« Dans une musique sérielle quelle qu'elle soit, les éléments ''mis en série'' sont en principes égaux en droit et régis selon l'ordre dans lequel ils apparaissent et se succèdent » [2]

Schoenberg ne prend en compte que la hauteur de notes pour hiérarchiser ces séries de notes, et il va donc s'appuyer sur les douze degrés de la gamme chromatique. Ses séries sont donc dodécaphoniques.[3]

...

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