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Histoire Des Arts: la chanson Nuit Et Brouillard de Ferrat

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Par   •  3 Mai 2015  •  528 Mots (3 Pages)  •  1 101 Vues

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Nuit et Brouillard

Nuit et Brouillard est une chanson de Jean Ferrat composé en 1963. Elle fait partie du domaine des Arts du quotidien et de la thématique des Arts : Etats et Pouvoirs. Cette chanson parle des années de l’occupation pendant la seconde guerre mondiale. Elle parle notamment des déportations.

Le titre de cette chanson est la traduction de « Nacht und Nebel », nom d’un décret nazi de 1941 qui vise à éliminer tous les opposants au nazisme.

L’auteur de cette chanson de son vrai nom Jean Tenenbaum est né le 26 décembre 1930 et mort en 2010. Il est le fils d’un juif russe naturalisé Français et d’une Française née à Paris.

Nuit et Brouillard est une chanson populaire engagée avec pour trait de caractère la tristesse, l’émotion et la mélancolie. Elle est écrite dans un contexte particulier puisqu’à cette époque la France et la République Fédérale Allemande sont dans un effort de réconciliation et où l’on parle peu à peu du couple Franco Allemand.

Nous allons donc voir comment Jean Ferrat a illustré la déportation de la seconde guerre mondiale à travers cette chanson.

Dans un premier temps, l’illustration de la déportation se fait à travers les paroles de la chanson.

Trois idées importantes en ressortent.

La première est celle d’anonymat et de perte d’identité. Dans le deuxième couplet Jean Ferrat dit « nus et maigre tremblant…ils se croyaient des hommes n’étaient plus que des nombres ». En effet, les personnes qui étaient déportées avaient un numéro tatoué sur leur bras pour être identifié. A travers le quatrième couplet, Jean Ferrat cherche à leur redonner une identité, il ne parle plus de déportés mais cite des prénoms tel que Jean Pierre, Samuel… Prénoms d’origine différente afin de montrer que la déportation a touché des personnes de toutes religions.

La deuxième idée concerne l’ampleur de la déportation. Afin de montrer qu’ils ont été nombreux à être déportés, Jean Ferrat utilise le procédé d’amplification. « ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers ». Ces paroles sont reprises à la fin du premier couplet mais de façon inversée.

La troisième idée qui ressort des paroles de cette chanson est l’illustration qui est faite du voyage pénible des ces déportés. On parle de wagons plombés, de mains qui retombent…il dit aussi il ne reste plus qu’une ombre, il devait jamais plus revoir un été mais aussi au cinquième couplet : ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage.

Dans un deuxième temps, l’illustration de la déportation se fait à travers la musique. Il s’agit d’une chanson triste dont le tempo est lent afin d’exprimer une certaine gravité. L’utilisation des timbales rend l’atmosphère lourde et pesante. Leur rythmique assez répétitive évoque l’ambiance des exécutions, la marche vers l’échafaud, mais aussi le roulement du train.

Cette chanson a pour but de rendre hommage à tous les déportés de la seconde guerre mondiale mais aussi pour Jean Ferrat de rendre hommage à son père jamais revenu du camp d’Auschwitz. Il a écrit cette chanson pour que la mémoire se transmette à travers les âges et ne soit jamais oubliée. A la ligne

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