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En quoi l'évolution de la structure socioprofessionnelle influence-t-elle la mobilité sociale ?

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Par   •  25 Septembre 2016  •  Dissertation  •  1 839 Mots (8 Pages)  •  9 934 Vues

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Le paysage social de la France n’a cessé de changer avec l’élévation progressive des qualifications et nous pouvons d’ailleurs constater que la part des cadres supérieurs dans la population active a doublé entre 1982 et 2010 au détriment des catégories populaires. La structure socioprofessionnelle désigne la répartition des activités des actifs selon de nombreux critères. La mobilité sociale, elle, désigne le changement de position sociale d’une personne par rapport à celle de ses parents ou au cours de sa propre vie. C’est donc un concept sociologique qui analyse la circulation d’un individu sur l’échelle sociale. Ces deux termes sont liés car la position sociale est, la plupart du temps, établie grâce au statut professionnel.

Comment l’évolution de la structure socioprofessionnelle en France au cours des trente dernières années a-t-elle eu un impact sur la mobilité sociale ?

Tout d’abord nous mettrons en évidence que la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles impose la mobilité sociale, ensuite nous verrons que l’ascenseur social a cessé de fonctionner comme il le faisait auparavant.

L’INSEE développe en 1950 la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) pour analyser la structure sociale en France. C’est un outil descriptif élaboré pour classer la population. En effet, il regroupe les individus en un nombre restreint de catégories qui présentent chacune une certaine homogénéité sociale, donc des comportements et modes de vies communs. Les principaux critères utilisés lors de l’élaboration de cet outil sont la profession, le statut professionnel, la qualification, la position hiérarchique et le secteur d’activité de l’individu. La PCS est composée de catégories socioprofessionnelles (CSP) qui n’ont cessé d’évoluer dernièrement. Le document un nous montre en effet que la répartition de la population active de 1982 à 2015, selon les PCS et basé sur une analyse projectionniste de Premières Synthèses, a changer. Les cadres et professions intermédiaires sont plus nombreux alors que les agriculteurs, artisans, commerçants et ouvriers non qualifiés se font de plus en plus rares. Ce phénomène est notamment dû au déclin de l’agriculture qui a mené les enfants d’agriculteurs a rechercher du travail dans d’autres secteurs d’activités mais aussi au déclin de l’industrie qui explique la baisse du nombre d’ouvriers. C’est donc la tertiarisation de l’économie qui a été responsable de l’augmentation du nombre d’emplois de cadres et de professions intermédiaires en France. Le document démontre bien ce phénomène de tertiarisation et, en nous projetant dans le futur, nous montre qu’il n’est pas prêt de s’arrêter avec le déclin continuel des professions associées au secteurs primaires et secondaires. Jean Fourastié, économiste français à l’origine de l’expression des ‘Trentes Glorieuses’, classe les secteurs d’activités selon le rythme d’évolution du progrès technique et de la productivité. Il montre que le secteur secondaire est important lors des années 1990 lors de progrès technique et de gains de productivité élevés. Cependant, avec la robotisation des tâches d’ouvriers et l’augmentation d’emplois qualifiés dans le secteur industriel, les emplois commencent peu à peu à disparaitre pour les ouvriers. Les gains de productivité dans l’industrie ont donc entrainé une disparition de certains emplois. Le document deux, un extrait du rapport « Les métiers en 2015 » publié en janvier 2007 par la Direction de l’Animation de la Recherche et des Statistiques (DARES), explique que les personnes exerçant un emploi tertiaire sont de plus en plus nombreuses et que l’économie a subie une réelle tertiarisation avec une progression de + 2,01 millions de cadres et de +1,32 millions de professions intermédiaires de 1980 à 2007. Même les employés non qualifiés ont leur place dans le secteur tertiaire avec + 911 000 métiers non qualifiés comptés dans ce secteur en vingt sept ans. Tout le monde peut donc trouver du travail dans ce secteur qui gagne en importance et qui, sans aucun doute, domine l’économie de nos jours.

La mobilité sociale est définit comme étant la passage d’un individu ou d’un groupe social d’une catégorie sociale à une autre. Elle peut être soit ascendante si la mobilité s’effectue vers une position considérée vers plus élevée, soit descendante dans le cas inverse ou encore horizontale si la mobilité s’effectue vers une position de niveau similaire. On parle dans le premier cas de promotion sociale et, dans le deuxième, de démotion sociale. On parle également de mobilité intragénérationnelle qui est le passage d’un individu d’une catégorie sociale à une autre durant sa vie professionnelle et de mobilité intergénérationnelle, donc le passage d’un individu d’une catégorie à une autre entre deux générations. La mobilité sociale est mesurée grâce à une table de mobilité qui permet de décrire la position sociale d’une génération par rapport à celle des pères. Cette table de mobilité est généralement présentée sous forme de tableau à double entrée qui comporte la table des destinées et la table des recrutements. Le document trois est une sorte de table de mobilité, cependant elle n’est composée que d’une table des destinées qui permet d’étudier l’évolution de groupes socioprofessionnels en 1985 et en 2003. On peut donc voir qu’en 1985, 96,6% des individus qui étaient agriculteurs en 1980 le sont toujours. Les chiffres sont les mêmes en 2003. Chez les cadres, aucun individu n’est devenu agriculteur alors qu’il appartenait au groupe socioprofessionnel de cadre. On peut donc voir que la mobilité sociale est un phénomène difficile à accomplir. En effet, il est difficile pour un individu qui a des ancêtres agriculteurs et un père qui fait le même travail d’accéder à une position de cadre. Du moins, il était difficile. Avec l’évolution de la structure socioprofessionnelle, les individus ont de plus en plus

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