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Le travail peut-il donner conscience de soi?

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Par   •  31 Mars 2016  •  Dissertation  •  2 466 Mots (10 Pages)  •  1 384 Vues

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Le travail à toujours était vu de façon négatif par l’homme dans le sens où il se sent contraint d’accomplir une action au gré de sa volonté. L’étymologie même du mot « travail » renvoie à un instrument de torture. Au début l’homme avait tout à disposition et le travail n’existait pas, mais un jour Dieu donna à Adam et Eve le châtiment du péché originel « le travail ». De là l’Homme du se débrouiller pour satisfaire ses besoins. Des valeurs morales et vitales lui on étaient assimilées, sa principale qualification est de demeurer aux yeux de l’Homme comme un « gagne-pain » dans la vie de tous les jours s’accompagnant d’efforts dans un but de survie. D’un autre coté, la prise de conscience est ce qui définit l’homme, « je pense donc je suis » nous disais Descartes. L’homme est conscient dans la mesure où il arrive à prendre un certain recul en se prenant lui même comme objet de pensée, il n’est alors plus simplement spectateur du monde comme un objet ou un autre être vivant mais un interprète. Le travail se relis aussi à une source de connaissances dont on s’acquière au fur et à mesure, l’homme change en travaillant sa façon de faire face au monde et ainsi se forge une identité. Mais alors peut on dire que le travail amène l’Homme à prendre conscience de lui même et ainsi développer son image face à lui-même? Ou au contraire n’est ce pas ce qui va l’éloigner de ce qui le distingue des autres être vivants et ainsi le déshumaniser? Donc es ce que le travail est bénéfique à la réflexion de l’Homme et lui permet un recul suffisant à se définir? D’abord nous aborderons le fait que e travail est une révélation des capacités de l’homme, puis ce qui peut le rendre étranger à lui même et enfin nous verrons les conditions pour que le travail affecte notre conscience.

L’homme contrairement aux animaux ne peux pas passer directement par la nature pour subvenir à ses besoins, en effet la terre ne se cultive pas seule, il faut apprendre à la cultiver, et pour ça on à besoin de connaissances, choses que l’homme acquière au fil de son travail. C’est sur ce point que Marx distingue l’homme des autres êtres vivants. A la différence de l’animal, l’homme se représente l’objet qu’il va fabriquer, il ne travaille pas instinctivement, c’est-à-dire de façon irréfléchie, innée et automatique. «Ce qui distingue le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche..il y réalise du même coup son propre but dont il a conscience, qui détermine comme loi son mode d’action, et auquel il doit subordonner sa volonté. » Marx, Le Capital, livre I. Celui qui travaille est fier devant ce qu'il a pu produire, il connaît ses capacités et les exploite, il sait de quoi il est capable en travaillant et peut ainsi à un certain stade utiliser ses capacités dans le but de transformer, agir et créer sa manière d’aborder le monde.

De plus, il est nécessaire d’avoir la technique pour bien réalisé le travail. Or, on ne peut pas dire que entres individus tout le monde soient égaux devant le travail même en étant formés et ça que ce soit des différences physiques ou bien intellectuelle. D’un coté, on aura les doués intellectuellement et d’un autre ceux qui le sont plutôt physiquement. On prend alors compte de nos limites, tout travail n’est pas forcement apte à être exercé par nous et donc en sachant cela on se connaît mieux. Descartes dans son Cogito nous amène à dire qu’il n’y a pas de travaille sans technique, la technique amène à penser, je pense donc je suis ainsi le monde du travaille permet de favoriser les relations sociales à l’encontre du chômage, ces relations permettent de partager nos opinions et donc de douter de nos fondements, je doute donc je suis. De ce fait le travailleur va fournir des efforts de tout genre pour s’assurer, il va chercher une reconnaissance social qui montre sa valeur dans la société dans la quelle nous sommes. Le travail à donc une valeur morale: il oblige à l’effort et la persévérance. Un salarié va gagner un salaire qui va lui permettre de vivre et d’organiser son existence.

En passant au dessus de la condition d’animal, l’homme construit un monde dans lequel il peut se reconnaitre. Le travail serait anthropogène et permettrait à l’homme de réaliser son humanité. Hegel va le montrer dans son dialectique du maître et de l’esclave car le maître va utiliser l’esclave dans ses propres besoins de satisfaction et va finir par en dépendre, cependant l’esclave soumet la nature de sa propre volonté en travaillant. Alors une nouvelle relation se forme telle que l’esclave serait « le maître » du maître  et le maître « l’esclave » de l’esclave. En travaillant, l’homme va se libérer de ce qui concerne la nature et alors passer de la conscience à la conscience de soi. En exprimant le désir de faire sien un objet unique, il va confronter la conscience par son travail à ce qui est extérieur à elle et le regard qu’il portera sur elle va lui donner la clé pour accéder à soi. L’homme pourra ainsi développer ses capacités de penser et sa volonté. Marx appelle ce processus « l’auto-définition ».L’homme se constitue et parallèlement constitue la nature. Pour Hegel, la conscience vient à soi-même par la médiation du travail. En travaillant, elle oblige à ne se fixer que sur un unique objet et doit donc filtrer les autres désirs dont l’assouvissement ne peut pas être immédiat. Mais par ses capacités, elle va pouvoir alors forger l’objet. L’objet, ainsi transformé, devient la marque de ce qu’elle peut faire, de ce qu’elle est. Par exemple un danseur malgré qu’il existe une multitude se sortes de danses, il va essayer à partir des bases de créer ce qui fera son style à lui.

On peut donc voir que le travail affecte la conscience de soi et permet de générer une image de soi, mais ce ne sera pas valable dans tous les cas. En effet les contraintes du travail peuvent rendre étranger l’homme à sa conscience.

La valeur que cherche à promouvoir Marx et Hegel du travail va donc rentrer en contradiction avec la réalité sociale dégradante et aliénante du travail. Marx décrit le processus aliénant comme celui par lequel les hommes sont asservis à un travail qui leur est imposé en en se voyant privé de leur liberté et d’eux-mêmes. Le travail serait alors non une façon de montrer son humanité mais comme son nom l’indique une malédiction qu’il doit vivre pour assurer sa survie. Lors du péché divin dans le jardin d’Eden, Dieu dit à Adam «  Tu travailleras à la sueur de ton front » et à Eve « Tu enfanteras

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