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La superstition, la démonstration

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Par   •  19 Janvier 2020  •  Cours  •  1 490 Mots (6 Pages)  •  23 Vues

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Cours de Philosophie

La superstition

Les comportements superstitieux semblent absurdes, et c’est pourquoi on prête souvent aux sots seulement la qualité d’être superstitieux parce qu’ils croient n’importe quoi, et surtout ce qui n’a aucune raison d’être.

Mais les superstitions sont-elles seulement l’affaire des sots ?

- D’une part, le superstitieux croit qu’un phénomène se produit en faveur de son bonheur ou au contraire pour provoquer son malheur. D’autre part ce phénomène prend la dimension d’un fait décidé par une force supérieure invisible. La superstition consiste à voir sous des événements l'action d'une cause surnaturelle : c'est donc un comportement irrationnel.

- La superstition serait donc un manque d’intelligence ?

🡪 Cela se contredit car des personnes très intelligentes peuvent être superstitieuses.

Hypothèse : la superstition ne serait donc pas un manque d’intelligence mais au contraire un surcroit ?

🡪 Surcroit du sentiment : en effet, il y a une dualité dans l’Homme c’est un être raisonnable mais sensiblement affecté, ce qui permet de comprendre que des comportements rationnels peuvent coexister avec des comportements de l'ordre du sentiment, de l'affectivité.

On peut constater une sorte de cercle : l'opinion transforme les désirs de l’Homme en connaissance, ce qui est irrationnel, et la raison ne fait jamais disparaître complètement l'opinion qui renaît sans cesse du désir.

Il est donc possible que les superstitions se retrouvent chez tous, et agissent comme une puissance poussant à passer à l’acte (qui sera donc irrationnel) si le besoin se fait sentir.

🡪 La superstition n’est donc pas que l’affaire des sots.

La raison et la croyance

Introduction :

Croire, c’est donner son assentiment à l’existence d’une chose, sans que celle-ci soit prouvée ou attestée par des preuves matérielles.

Cependant, toutes les croyances n’ont pas la même valeur. Certaines paraissent d’emblée absurdes, tandis que d’autres s’imposent à nous avec plus de force. La raison intervient donc, elle apparait comme le moyen de séparer et éloigner les croyances fausses (=discrimination). Suite à cela les croyances peuvent donc devenir de pures fictions sans fondement.

Cependant des croyances (notamment dans l’ordre religieux) restent, demeurent, malgré le travail de discrimination de la raison.

Comment expliquer cette résistance ? Est-ce que ces croyances sont plus fortes que la raison elle-même ? Y a-t-il en elles des passions humaines si puissantes que la raison ne peut rien contre elles ?

Ou bien, peut-être, faisons-nous fausse route en estimant que les croyances et la raison s’opposent nécessairement. Peut-être y a-t-il des croyances qui demeurent parce qu’elles ne sont pas complètement incompatibles avec la raison.

Qu’est-ce qui fait la force d’une croyance ? Y a-t-il des croyances qui ont une raison d’être ?

La démonstration

🡪 Atteindre une certitude ferme assurée.

Sans certitude, rien de solide ne peut occuper notre esprit et celui-ci sera livré à la variabilité, l’inconstance et la multiplicité des opinions.

Certaines certitudes portent sur des jugements évidents (par exemple 2+2=4). Ces certitudes évidentes, sont dites intuitives.

D’autres certitudes n’apparaissent qu’à l'issue d’un raisonnement qui les justifie : on les appelle certitudes discursives (parce qu’elles sont le résultat d’un discours argumentatif).

En vérité, seules de telles idées fondées en démonstration méritent véritablement le titre de « certitudes ».

La démonstration peut donc être définie comme un discours raisonné destiné à garantir la certitude d’une conclusion à partir de prémisses reconnues ou admises comme vraies.

Problème : qu’est ce qui nous assure de la validité de ces prémisses ?

Il faudrait donc valider ces prémisses, puis les prémisses de ces prémisses, etc. 🡪 cercle sans fin.

Comment s’assurer du fondement rationnel du raisonnement lui-même ?

 

1) Efficacité de la démonstration

A – Les raisonnements faillibles

- Le raisonnement par induction, on passe du particulier au général.

Exemple : tous les oiseaux ont un bec, or l’ornithorynque a un bec, donc l’ornithorynque est un oiseau.

- Le raisonnement par analogie : à partir d’une ressemblance entre deux choses différentes, on ajoute une autre similitude entre ces deux choses.

Exemple : un cheval a un cœur qui possède telle et telle fonction, or l’humain a aussi un cœur, donc le cœur de l’humain possède lui aussi telle et telle fonction.

L’analogie n’est pas précise et exacte.

B - Valeur positive de la démonstration : atteindre la certitude

La démonstration peut confirmer sa puissance après avoir réfuté, refusé ou abolie les raisonnements incertains. Une conclusion certaine est atteinte une bonne fois pour toute, l’universalité de ce qui a était démontré s’impose d’elle-même.

C - Universalité de la démonstration

Elle est employée dans tous les domaines. Cette interdisciplinarité ne s’explique que par son efficacité, car toute discipline doit s’appuyer sur la solidité rationnelle de la démonstration.

2) Limite ou échec de la démonstration

A - Faut-il douter du point de départ de la démonstration ? Le problème des prémisses

(Revoir ce qu’il à était dit dans l’intro)

B - La démonstration peut présenter la même faillibilité que l’induction

Exemple : L’affirmation " Toutes les planètes sont en orbite autour du soleil" repose sur un nombre restreint d'expériences et d'observations. Pour écrire "Toutes les planètes…", nous procédons donc, forcément, à une induction, type de raisonnement dont nous avons pourtant souligné la faillibilité.

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