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Explication de texte Alain

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Par   •  27 Février 2019  •  Commentaire de texte  •  2 951 Mots (12 Pages)  •  2 820 Vues

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« Vox populi vox dei » la voix du peuple nous montre la vérité.

Nous pensons communément en démocratie que la loi du nombre est le meilleur choix possible pour servir de guide dans la réalisation du bien pour tous. C’est en ce sens que la démocratie, le règne de l’opinion majoritaire, nous paraît être le meilleur des gouvernements.

Or dans ce texte extrait de Mars ou la guerre jugée, l’auteur nous dit « au sujet des opinions communes que chacun les subis et que personne ne les formes ». C’est ainsi que renversant le préjugé dominant l’auteur postule que s’en remettre à l’opinion publique c’est confié les rênes de l’État un « être fantastique » une sorte d’idole insaisissable et sans visage.

Dans ces conditions peut-on dire que le suffrage universel est une garantie suffisante pour réaliser l’intérêt du peuple ?

Pour étudier ce problème nous verrons tout d’abord comment Alain analyse le processus psychologique de résignation qui dans une démocratie pousse chacun à renoncer à l’exercice de son propre jugement, quelle est cette espèce de sagesse qui nous conseille la délégation de conscience.

Puis le philosophe abordera la question du quatrième pouvoir, comment les médias garant de la liberté d’expression aggrave-t-il le conformisme ambiant ?

Enfin le regard de l’auteur se tourne vers les conséquences possibles d’une obéissance aveugle à l’opinion publique, un monstre sans visage qui servira dans l’histoire. Contre une telle corruption nous nous demanderons si il peut exister une véritable éducation à la citoyenneté qui permettra de faire de nous des êtres autonomes et responsables, des hommes.

[ Chacun a pu remarquer, au sujet des opinions communes, que chacun les subis et que personne ne les forme. ]

Tout d’abord nous voyons que l’auteur renvoie à l’expérience de chacun, une expérience ou encore un fait, quelque chose du vécu. Ce terme est contraire à la théorie qui est plus abstraite, on parle ici d’expérience, d’un fait, d’une pratique. Puis l’auteur nous annonce le sujet, « les opinions communes ». Cette expérience se rapporte alors à ces « opinions communes ». Tout d’abord ce terme « opinions » est au pluriel, ainsi on peut voir que les opinions forment un tout, elles sont combinées et forment une opinion publique. En effet l’utilisation du pluriel n’est pas anodine, l’auteur cherche à préciser certainement qu’il ne parle pas d’une unique opinion. Cependant, qu’est-ce que une opinion ? C’est un avis, une idée préconçue. Et cette opinion commune est alors, selon la démocratie, formée par tous les citoyens. Ces opinions vont donner naissance à l’opinion publique, une représentation du peuple dirigeant de l’État. On peut parler d’autonomie du peuple d’après ce système démocratique. Dans la troisième partie de la phrase, nous pouvons noter deux termes importants. Tout d’abord « subit », subir représente l’obligation, alors l’utilisation de ce mot nous ramène à une absence totale de liberté, à une privation. Donc ces hommes ces citoyens, qui soi-disant forment ces opinions communes, les subissent. Ils n’en disent rien, ils ne les conçoivent pas, ils n’en sont pas les véritables créateurs. L’auteur nous dit ensuite que « personne ne les forme », ce terme « forme » est le deuxième terme important. Cela est logique ils n’en sont pas créateurs, ils ne les forment pas. Alors ce peuple qui représente les citoyens d’une démocratie est comme esclave des opinions communes. On peut voir qu’un seul homme peut se sentir esclave même si tout le monde autour de lui est esclave. Dans cette première phrase l’auteur nous amener à constater qu’il a directement banni le préjugé.

[ Un citoyen, même avisé et énergique quand il n’a à conduire que son propre destin ]

Le terme citoyen définit quelqu’un qui a une éducation citoyenne, une personne faisant partie de l’État. Il possède des droits et des devoirs et particulièrement le droit de penser, le droit d’avoir une opinion. Cependant l’auteur a déjà précisé dans la première phrase que personne ne forme ces opinions. Ainsi remet-t-il en cause la place du citoyen dans l’État ? Est-ce qu’un citoyen a vraiment tous ses droits et ses devoirs, ou plutôt est-ce qu’ils en bénéficient vraiment ? Par la suite, l’auteur fait une première concession. En effet il est en train de démontrer un problème, de contredire le préjugé, cependant il reconnaît quelque chose de vrai qu’il ne peut pas renier. Alain emploie les mots « avisé » et « énergique ». Un citoyen avisé est une personne qui agit avec beaucoup de réflexion, ainsi on peut parler d’une personne qui réfléchit avant d’agir. Puis énergique signifie une personne dans l’action. Cela renvoie à quelqu’un qui sait s’exprimer, qui a une bonne réflexion, qui a un discours vivant. Cependant nous pouvons voir à la fin de notre phrase que l’auteur parle du propre destin de ce citoyen. Ainsi il fait référence à sa vie privée à ses actes personnels. Ce qui veut dire que ce citoyen a de la réflexion, a un discours vivant mais seulement pour quelque chose qui lui est personnel, qui lui est propre. Cependant le côté privé n’a rien à voir avec le côté public, avec l’opinion publique. En effet le privé ne me concerne que moi et moi seul or le public concerne le peuple en général, tout ce qu’il y a autour. Ainsi l’auteur fait une concession sur le fait qu’un citoyen peut avoir l’art de bien parler mais seulement lorsqu’il s’agit de lui-même.

[ en vient naturellement et par une espèce de sagesses à rechercher quelle est l’opinion dominante au sujet des affaires publiques ]

Puis l’auteur poursuit en expliquant la quête du citoyen. Tout d’abord l’utilisation du terme « naturellement » revient à dire que c’est quelque chose qui va de soi, quelque chose de commun. Puis le terme important est « une espèce de sagesse », le terme sagesse nous paraît raisonnable mais il devient péjoratif avec le mot espèce. La sagesse représente une certaine modération, de la prudence. Puis Alain continue en nous expliquant que le citoyen va chercher cette opinion dominante au sujet des affaires publiques. Ainsi le terme espèce de sagesse revient à de l’humilité. En effet on constate que le citoyen ne peut pas trouver par lui-même cette opinion dominante. Il ne l’a pas, il ne la possède pas même s’il est capable de la trouver

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