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Le Deuxième sexe, Simone de Beauvoir (1949)

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Par   •  11 Juin 2016  •  Fiche de lecture  •  1 153 Mots (5 Pages)  •  2 817 Vues

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Le Deuxième sexe, Simone de Beauvoir (1949)

Le texte que nous allons étudier est issu de l’essai de Simone de Beauvoir publié en 1949, Le Deuxième sexe. Simone de Beauvoir, philosophe et romancière, compagne de J-P Sartre, a beaucoup contribué à la lutte pour la reconnaissance des femmes, elle écrivit plusieurs œuvres défendant leur cause (ex : Les Mandarins). Le Deuxième sexe est un essai dans lequel elle analyse toutes les formes d’assujettissements dont les femmes ont été et font encore l’objet à son époque. C’est un essai engagé et féministe fondé sur des recherches documentaires

L’extrait que nous allons étudier correspond à la conclusion de l’essai.

Thème : Le Thème abordé ici est celui de la condition féminine et son rapport social avec les hommes. (Égalité homme/femme)

Thèse : l.9/10 « dans la collectivité humaine rien n’est naturel » ➔ la thèse abordée ici est le fait que les femmes sont définies par la société et non par la nature, donc la féminité n’est pas naturelle.

Stratégie argumentative :

-Question rhétorique dès le début, rend le discours vivant et interpelle l’intention du lecteur. Le texte débute par « Mais suffit-il de… », implique qu’il manque quelques choses. La réponse à cette question est induite par le sens de « suffit-il » qui minore = donc la réponse implicite serait Non. A travers cette question elle montre directement son objectif avec une subordonnée de but = que les femmes soient semblables aux hommes. Implicitement cela veut dire qu’elles ne le sont pas.

Avec cette question, S de B. demande à ce qu’on change les instituions (l.1) les lois (l.1) les mœurs (façon d’agir) et les opinions (l’avis, le jugement social) et le contexte social. Ca thèse est donc radicale puisqu’elle veut out changer.

-Enonciation : on remarque l’absence du « je ». S.de B. utilise le « nous » l.42 et le « on » l.20, elle entretient un accord avec le lecteur.

Même si elle n’utilise pas le « je », on note la présence de quelques touches personnel de l’auteur avec par ex «  vraiment » l.3 (adverbe modalisateur) ou avec l’italique « elle a été faite » l.19/20 qui vise à attirer le lecteur (après « elle a été faite » présence du futur avec « elle trainera » implique un futur qu’on ne peut empêcher).

-Présence d’ironie : Elle parle des sceptiques (qui doutes et qui remettes en cause) l.4 ;  dans la phrase « d’autres voyants prophétisent » le mot voyant dévalorise le mot prophétisent, donc ironie car les voyants sont vus comme des escrocs (gens qui prédisent l’avenir, ils font des préjugés). Réfutation de ces adversaires, elle les laisse d’abord parler l.3/4 puis les insultes  de voyants  puis prend la parole.

-axiome : l.9/10 « dans la collectivité humaine rien n’est naturel et qu’entre autre la femme est un produit élaboré par la civilisation ➔ elle parle ici de la conception de la place de la femme.

-champ lexical de la création : « produit » l.10 « élaboré » « création » l.8 ➔ Construction de valeurs autours de la femme selon chaque culture (chaque culture se crée sa propre image de la femme).

- Figures de styles :

  • guillemets l.32 : « « vraie femme » » ici utilisées pour qu’on prenne le sens avec un certain recul (distance).
  • Métaphore filée l.34 : « elle apparaît le plus souvent comme une « vraie femme » déguisée en homme, et elle se sent mal à l’aise aussi bien dans sa chaire de femme que dans son habit masculin. » la femme est en déséquilibre. Le mot « déguisé est péjoratif ici -> être autre de façon accentuée. Métaphore utilisée pour faire passer le message de Beauvoir.

-Lexique : elle utilise des thermes comme : « monstres » l.7, la femme deviendrait une anomalie (or la loi)

  • « Admettre » l.6 qui veut dire reconnaitre sans avoir démontré et sans poser de questions, donc ces personnes ne réfléchissent pas.
  • « L’intervention […] originelle » l.11 c-à-d dès la naissance, donc met en avant une usurpation sur l’image de la femme qui est enseigné dès la naissance par « autrui ».
  • Présence du « Si » l.12 marque une hypothèse.
  • « la femme d’aujourd’hui est écartelée entre le passé et l’avenir » écartelé évoque la torture, terme fort utilisé pour montrer que la femme vit dans une forme de torture, il est donc temps de changer les choses.

-Système d’opposition : 2 groupes s’opposent dans cette conclusion, celui des femmes actuelles/d’aujourd’hui l.8 qui sont présentes dans un temps définit (dans une époque) et celui de la femme au sens naturelle comme création de la nature (éternité).

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