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Maurice Rollinat, Les Névroses

Commentaire de texte : Maurice Rollinat, Les Névroses. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  21 Septembre 2022  •  Commentaire de texte  •  2 358 Mots (10 Pages)  •  27 Vues

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JULIEN Léonore

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Joseph Auguste Maurice Rollinat, né à Châteauroux (Indre) le 29 décembre 1846 et mort à Ivry-sur-Seine le 26 octobre 1903, est un poète, musicien et interprète français. Issu d'un milieu cultivé, Rollinat se met très tôt au piano, pour lequel il semble avoir de grandes facilités. Dans les années 1870, il écrit ses premiers poèmes. Ses textes, allant du pastoral au macabre en passant par le fantastique, valent à Rollinat une brève consécration en 1883. Cette année-là, le poète publie Les Névroses, qui laisse les avis partagés. En 1886, il publie l'Abîme, puis Paysages et Paysans ainsi qu'un recueil en prose, En errant. Alors que sa compagne, l'actrice Cécile Pouettre, meurt de la rage, Rollinat tente plusieurs fois de se suicider. Son ami le peintre Eugène Alluaud le veille et s'inquiète. Malade, probablement d'un cancer, le poète est transporté à la clinique du docteur Moreau à Ivry où il s'éteint en octobre 1903, à l'âge de 57 ans. Rollinat repose au cimetière Saint-Denis de Châteauroux. En 1883, Maurice Rollinat écrit Les Névroses, dans ce  recueil nous allons nous intéresser au poème de La Chambre. Ce poème nous fait une description d’une chambre, plus précisément de la chambre du poète. Comment le poète se décrit-il en décrivant sa chambre ? Nous allons voir comment le poète décrit-il sa chambre, puis ce que cette description reflète de lui et enfin l’alchimie entre le beau et le laid ou bien la vie et la mort.

                        Le poète nous présente une chambre sombre. « ma chambre est pareille à mon âme », cette comparaison nous informe que Rollinat s’identifie parfaitement à sa chambre, elle est lui son pareil. « Au fond de l’âtre, pas de flamme ! » cela nous indique que la chambre contient une cheminée mais elle n’est pas allumée donc il doit surement faire froid et sombre. Le « ! » donne l’effet que c’est lui qui ne l’allume pas, qu’il aime que sa chambre soit ainsi. « A la vitre, pas de soleil ! » cette phrase renforce encore plus le fait que sa chambre est encore plus sombre, comme plongée dans le noir. « Les murailles sont recouvertes d’un lamentable papier gris », « les murailles » pour parler de des murs de la chambre indique que c’est une chambre comme coupé du monde, que la chambre est infranchissable. « lamentable papier gris », montre encore que la chambre est sinistre, extrêmement sombre. « Où l’ombre des persiennes vertes met des taches de vert-de-gris. », la chambre est déjà sombre mais il y a des persiennes au fenêtre comme pour qu’elle soit encore plus sombre qu’elle ne l’est déjà. Les adjectifs de couleurs « vertes, vert-de-gris » donne l’impression que la chambre n’est pas agréable avec ces couleurs, qu’elle a une atmosphère obscure. « Au-dessus de mon chevet sombre », « chevet sombre » indique que même le mobilier de la chambre est sombre. « pend un crist d’un air ingénu », le verbe « pend » fait penser à la mort, comme si ce crist déjà mort, l’est encore plus avec cet sombre atmosphère de la chambre. « qui semble s’enfoncer dans l’ombre pour ne pas se montrer si nu.» montre que tellement l’obscurité est présente qu’on ne va plus pouvoir distinguer ce crist qui est généralement de couleur clair vu qu’il est nu pourtant. « Du haut de mon humble cheminée », c’est une cheminée qui ne doit pas être grande, pas jolie.  « Des rideaux lourds et très antiques », l’adjectif « lourd » donne une impression de rideaux épais, qui ne laisse pas traverser la lumière, ainsi que l’adjectif « antique » qui indique des rideaux principalement en lin et souvent de couleur rouge sombre donc une matière épaisse de l’antiquité et de nouveau une atmosphère obscure. « se crispent sur le lit profond » on a l’impression d’un lit à baldaquin, qui continue d’ajouté un effet sinistre de la pièce, c’est un lit enfermé de rideau dans une chambre de « murailles ». « De longs insectes fantastiques dansent et rampent au plafond » la chambre doit-être si sombre, qu’il ne doit pas y avoir du tout de soleil que les insectes se multiplient à l’intérieur de celle-ci. Les verbes « dansent » et « rampent » donnent l’impression que c’est eux qui mettent de la vie dans la chambre si sombre sans vie, qu’ils aiment cette chambre. « Meubles, tableaux, fleurs, livres même tout sent l’enfer et le poison » cette énumération nous montre que même les objets qui donnent l’impression de vie sont au final morte et toxiques. « triste chambre où l’ennui qui raille vie à mes coté nuits et jour » la chambre est donc triste, il n’y a rien de joyeux tout est ennuyant « nuit » et « jours » laisse dire que le poète passe son temps dans cette pièce. « j’écris ces vers sur ta murailles » encore une fois le complément circonstanciel de lieu « sur ta muraille » font penser que la chambre est comme une cellule de prison. « et je bénis ton noir séjour » l’oxymore « noir séjour » confirme encore plus l’obscurité de la pièce , un endroit vraiment sombre sans lumière.

                        Dans le premier vers le poète compare sa chambre à son âme, nous allons voir comment cette description de chambre peut nous en faire savoir plus sur le poète. « au fond de l’âtre, pas de flamme ! », l’âtre peut être comparé au corps ou à l’âme du poète la flamme peut être comparée à sa joie de vivre, sa gaieté. On peut dire que le poète est vide en lui, qu’il n’a pas de « flammes ». « A la vitre, pas de soleil », « pas de soleil », fait penser que du point de vu extérieur le poète ne rayonne pas comme le soleil, il paraît pas joyeux. « Les murailles sont recouvertes d’un lamentable papier gris », les murailles sont son corps, comme-ci personne ne pouvait le connaître, qu’il ne montre aucune émotion. « lamentable papier gris » c’est surement son visage, sa peau qui est qualifiée de papier. Sa peau est sans couleur « gris » l’adjectif péjoratif lamentable la dégrade encore plus, cela fait penser encore une fois à une personne vide sans âme. « qui semble s’enfoncer dans l’ombre pour pas se montrer si nu » le poète « s’enferme » dans ces « murailles », dans cette pièce sombre telle qu’est sa chambre pour ne pas se montrer au monde, il ne veut pas se montrer tel qu’il est, il préfère se cacher jusqu’à ce que long ne le voit plus. « des rideaux lourds et très antiques se crispent sur le lit profond », les rideaux laissent penser qu’il a un voile devant lui, qu’ils se cache derrière.  « Et comme un drap, l’horreur qui m’aime enveloppe cette prison», la comparaison « comme un drap »  reprend un peu les rideaux qui le voile, il compare son âme avec une prison qui est déjà un terme péjoratif, puis il rajoute « l’horreur », donc en plus d’être une prison, il y a un voile d’horreur qui la recouvre, le poète n’attire pas les gens avec son âme mais pas non plus par son physique « l’horreur ». « Triste chambre où l’ennui qui raille », l’adjectif qualificatif « triste » montre une personne qui ne se sent pas forcément bien et qui s’ennuie beaucoup, « ennui qui raille » montre que l’ennui n’est pas de maintenant que ça dure et qu’il vit dans cet ennui constant. « Car tu plais à mon cœur qui souffre par ton affreuse identité ! » le poète aime les choses affreuses, qui lui sont semblable vu qu’il se trouve laid. Il aime cette chambre qui lui ressemble autant physiquement que mentalement.

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