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Corpus carpe diem Baudelaire

Commentaire de texte : Corpus carpe diem Baudelaire. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  26 Septembre 2015  •  Commentaire de texte  •  908 Mots (4 Pages)  •  1 154 Vues

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Introduction:

“Remords posthume” est un poème situé au coeur de la section “Spleen et Idéal “des Fleurs du Mal, recueil écrit par Baudelaire et publié en 1857. Il fut censuré cette même année par Ernest Pinard pour “immoralité”. Le poème étudié est destiné à Jeanne Duval, une des trois femmes de la vie du poète, qu’il idolâtre et qu’il rabaisse à la fois. C’est un sonnet, composé de deux quatrains et deux tercets en alexandrins. Le texte est cynique, représentatif du style baudelairien, avec une une présence très forte de la femme et de la mort. Ainsi, il serait intéressant d’étudier en quoi ce poème exprime une forme de vengeance de Baudelaire sur la femme.

Tout d’abord il faudrait étudier le thème de la mort et du temps qui passe, ensuite le thème de la femme puis la vengeance de Baudelaire sur celle-ci.

Tout d’abord, le poème est dédié à la femme qui est décrite physiquement puis psychologiquement.

En effet, Baudelaire s’adresse directement à la femme, dès le premier vers, il la tutoie comme en témoignent les déterminants possessif “ta”, “ton” “tes” et le pronom personnel “tu”. Il instaure ainsi une certaine proximité entre eux.

Il décrit la femme à l’aide d’un blason évoquant les différentes parties de son corps telles que “poitrine”, “flancs”, “coeur”, “pieds”, “peau”. Il exalte aussi sa beauté en l'appelant par la périphrase “ma belle ténébreuse”. Il semble décrire les attributs de la féminité et de la beauté plus que Jeanne Duval en elle-même.

Au-delà d’une description physique, Baudelaire dresse un portrait psychologique de la femme qu’il désigne par l’oxymore “belle ténébreuse” opposant ici le bien et le mal, il montre d’un côté la beauté de la femme et de l’autre sa capacité à lui faire du mal. On remarque aussi la personnification “poitrine peureuse” qui montre que la femme a peur.

Cette description de la femme se fait dans un cadre mortuaire omniprésent tout au long du poème.

Le poète met en valeur le thème de la mort grâce à son champ lexical, avec des adjectifs comme “ténébreuse”, “noir”, et des noms comme “tombeau”, “fosse creuse”. On trouve aussi les périphrases “caveau pluvieux” pour la tombe, et coeur qui “s'arrêtera de battre et de vouloir” pour la mort. Baudelaire parle de la mort de façon purement physique en évoquant la dégradation que celle-ci aura sur le corps de la femme via l’utilisation de verbes comme “empêcher” ou “opprimer” ou encore de l’expression “les vers rongeront ta peau”. .

Par ailleurs, le passage du temps permet d’illustrer le passage de la vie à la mort v3-v4 , le poète parle de “manoir” et d’”alcôve” v-3 qui s’opposent à “caveau pluvieux” et “fosse creuse” v4. En effet, les deux premiers termes rappellent le monde du vivant alors que “caveau pluvieux” et “fosse creuse” appartiennent au monde des morts. De plus la phonétique de “pluvieux” donne “plus vieux”, ce qui ramène à la problématique du temps qui passe. L’utilisation futur avec les verbes “dormiras”, “n’auras”, “empêchera”, “rongera” amène à une description de l’effet du temps

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