LaDissertation.com - Dissertations, fiches de lectures, exemples du BAC
Recherche

Analyse linéaire Acte 1 Scène 2 Les Fausses Confidences de Marivaux

Fiche de lecture : Analyse linéaire Acte 1 Scène 2 Les Fausses Confidences de Marivaux. Recherche parmi 263 000+ dissertations

Par   •  23 Novembre 2021  •  Fiche de lecture  •  1 412 Mots (6 Pages)  •  52 Vues

Page 1 sur 6

Explication linéaire 1-Les Fausses Confidences de Marivaux

Introduction :

Les fausses confidences est une comédie en trois actes de 1737 sur un thème que Marivaux affectionne particulièrement : la surprise de l’amour. Contrairement aux pièces de Molière du siècle précédent, celles de ce dramaturge s’inspirent davantage de la commedia dell’arte, et les obstacles à l’amour se trouvent dans les personnages eux-mêmes. La pièce débute par un court intermède comique sur le thème de l’entrée : le personnage est accueilli dans une maison bourgeoise par le valet Arlequin. Il souligne le caractère secret de la scène d’exposition suivante (I, 2) qui met en présence le personnage principal, un jeune premier, et son ancien serviteur Dubois. Dorante est inquiet : le mystérieux stratagème mis au point par son valet réussira-t-il ?

Lecture (on ne lit ni le nom des personnages, ni les didascalies)

Problématique : Comment le valet-ci essaie-t-il de convaincre son maître de la réussite certaine d’un mystérieux plan ?

I. Dialogue : la réfutation des objections

a)

L.45- La 1re objection de Dorante est financière revient sur une crainte précédemment évoquée : la différence de statut social liée à l’argent. Il connaît exactement (comment ? par déduction ?) le montant de ses rentes. Le chiffre évoqué est à lui seul une quantité qui semble insurmontable et effacer sa « qualité ».

L. 46- Relation maître valet : valet = confident traditionnel et adjuvant, héritier du « valet machiniste » de la comédie traditionnelle. Réaction amusée, rassurante et moqueuse. A une certaine distance, reste calme (opposition des caractères utile pour la dramaturgie) alors que l’amoureux transi est nerveux et inquiet. Se récrie : interjection un peu vive « Ah ! » + Réplique absurde (oublie le facteur 1000), dédramatise, botte en touche avec humour, relativise l’importance de la fortune et rajoute pour faire bonne mesure « pour le moins ».

L. 47- La 2e objection est relative au caractère de celle qu’il convoite : elle serait « extrêmement (adverbe d’intensité) raisonnable », càd, insensible aux sentiments, inaccessible, une sorte de forteresse. On ignore encore son nom.

L. 48- Le valet renverse alors paradoxalement l’argument en sa faveur avec une formule antithétique et symétrique. « Tant mieux/tant pis » : plus la résistance est grande, plus la victoire est envisageable.

La seule issue sera le mariage parce qu’elle ne connaît pas son cœur et elle est donc plus vulnérable.

b)

L. 48- Mais c’est quand même assorti d’une condition « si vous lui plaisez » : il y a une tâche à accomplir, un rôle à tenir (même si sa « bonne mine est un Pérou » !). Il est possible aussi de comprendre autrement ce « si » et de lui donner le sens de « puisque nous ferons en sorte que… », ce qui serait cohérent avec la certitude affichée de Dubois concernant le succès de l’entreprise. Le rapport de force est en faveur du valet (qui en principe devrait être au service de la dame). Il présente l’intrigue amoureuse sur le mode parodique et exploite le dilemme (combat intérieur rendu par « se débattra ») propre à l’héroïne tragique (opposition raison/sentiment) de façon parodique. le début n’est pas très rassurant « si vous lui plaisez… » mais on retrouve les étapes d’une intrigue typique de la comédie :

- Exposition : « si.. »

L. 49- Progression de l’intrigue avec hyperbole, gradation sémantique anaphorique (elle…elle…elle ») et intensifs « tant » et « si ».

L. 50- Dénouement présenté comme inévitable (négative restrictive : ne…qu’en épousant ») Le valet est sûr de son fait : il raille mais rassure « Vous m’en direz des nouvelles ».

c)

L. 51- La confidence : Dubois revient au présent plus sérieusement avec question fermée et totale (réponse oui ou non) au style direct qui est en réalité une question rhétorique. Elle veut faire valoir le fait que l’amour étant sincère (information importante pour le spectateur), il vaincra tous les obstacles. C’est aussi le motif impérieux et généreux (?) qui pousse le valet à l’aider.

L. 52- La vraie confidence arrive, amenée

...

Télécharger au format  txt (8.6 Kb)   pdf (47.4 Kb)   docx (11.2 Kb)  
Voir 5 pages de plus »
Uniquement disponible sur LaDissertation.com