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Totalitarisme cas

Dissertation : Totalitarisme cas. Recherche parmi 299 000+ dissertations

Par   •  16 Octobre 2016  •  Dissertation  •  1 980 Mots (8 Pages)  •  835 Vues

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La deuxième gauche est une culture politique caractéristique de la gauche française évoquée par Michel Rocard lors du Congrès socialiste de Nantes en 1977, en opposition avec la première gauche fondée exclusivement sur un « marxisme » à la française et l'héritage jacobin de la Révolution française. La deuxième gauche se distingue, dans la théorie, par l'absence de revendications idéologiques unilatérales et de structuration bureaucratique exacerbée et, dans la pratique, par des moyens d'action qui sortent du simple champ de l'action politique, en s'appuyant notamment sur le milieu associatif et syndical. La deuxième gauche présente l'originalité d'avoir des composantes (qui se sont retrouvées historiquement au sein du PSU) allant des catholiques sociaux-réformistes aux conseillistes en passant par les sociaux-démocrates ou les trotskistes.

La deuxième gauche est née en rupture en réaction au « totalitarisme » (la crise hongroise de 1956) et au colonialisme (la guerre d'Algérie), le premier partiellement cautionné par la gauche communiste de l'époque (le PCF), le second encore peu mis en débat par les partis socialistes démocratiques de la première gauche (la SFIO de Guy Mollet). La deuxième gauche a trouvé aussi ses fondements dans une contestation de la Constitution de la Ve République en 1958. Les personnages clefs de la deuxième gauche ont été notamment Michel RocardAlain SavaryÉdouard DepreuxPierre Mendès France (pour les socialistes), Jean Poperen et Gilles Martinet (pour les communistes), Edmond Mairepour la CFDT, ainsi que des intellectuels comme François FuretSerge MalletJacques Julliard et Pierre Rosanvallon.

Sommaire

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  • 1Histoire politique et sociale de la Deuxième gauche
  • 1.1La naissance (1956-1964)
  • 1.2L'action (1964-1974)
  • 1.3La persistance (1974 à nos jours)
  • 2La Deuxième gauche aujourd'hui
  • 3La Deuxième gauche, l'héritage des idées au XXIe siècle
  • 4Bibliographie
  • 4.1Général
  • 4.2PSU
  • 4.3Michel Rocard
  • 4.4CFDT
  • 4.5Philosophie
  • 4.6Mouvement ouvrier
  • 4.7UNEF

Histoire politique et sociale de la Deuxième gauche[modifier | modifier le code]

La naissance (1956-1964)[modifier | modifier le code]

En tant que telle la deuxième gauche ne gagnera son nom que vers la fin des années 1970 mais c'est véritablement entre 1954 et 1956 qu'elle prend naissance.

La naissance de la deuxième gauche résulte d’abord d’un refus de tout ce qui se rapproche du courant « totalitaire ». Précisément, depuis la mort de Staline, de nombreux groupes dissidents des grands partis sont nés afin de se détacher des anciennes bureaucraties accusées d’être trop proches du passé colonial (SFIO) ou de soutenir encore trop fortement les régimes totalitaires (PCF). Ces groupes dissidents se retrouvent en majorité dans l’opposition à la guerre d’Algérie.

Le PSA (Parti socialiste autonome) qui comporte les socialistes qui ont quitté la SFIO en 1956 du fait de leur désaccord avec la politique algérienne de Guy Mollet prend le nom de PSU (Parti socialiste unifié) en 1959 en rassemblant donc les sociaux-démocrates du PSA (notamment RocardMendès FranceSavaryMartinet), les marxistes dissidents duPCF autour de Jean Poperen et François Furet du groupe Tribune du communisme, les chrétiens de gauche de l’Union de la gauche socialiste. De nombreux membres du PSUsont alors porteurs de valises pour le FLN et le PSU fournit des analyses sur la guerre d’Algérie qui attirent les progressistes de la gauche antitotalitaire (même si d'autres groupes existent, comme Socialisme ou barbarie). Michel Rocard a notamment été l’auteur, sous un pseudonyme lorsqu’il est administrateur sortant de l'ENA dans les bureaux de l’Armée française pendant son service militaire en Algérie, du Rapport sur les camps de regroupement en Algérie. Le PSU est le seul parti politique à clairement demander l’indépendance de l’Algérie tandis que le PCF reste sur des positions ambiguës et que la SFIO se referme sur elle-même. En 1962, le PSU fédère, à gauche, réformistes et révolutionnaires qui ne trouvent pas leur place dans une SFIO et un PCF jugés archaïques ni dans des formations telles que la FGDS de Mitterrand jugée trop électoraliste, voire jacobine selon Michel Rocard. Le PSU représente donc la deuxième gauche politique en pleine expansion au milieu des années 1960.

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