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TPE : La Fabrication De L'opinion Publique Par Les médias

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Par   •  31 Juillet 2012  •  3 145 Mots (13 Pages)  •  2 244 Vues

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TPE

LA FABRICATION DE L’OPINION PUBLIQUE PAR LES MEDIAS

INTRODUCTION

Afin de comprendre comment se réalise la fabrication de l’opinion publique par les médias, il est nécessaire, dans un premier temps de définir les médias puis, dans un deuxième temps, de savoir comment l’opinion publique est née.

Qui sont les médias ? A quoi servent-ils ?

Tout d’abord, on nomme média un moyen impersonnel de diffusion d’informations, utilisé pour communiquer. Les médias permettent de diffuser une information vers un grand nombre d’individus sans possibilité de personnalisation du message. C’est la raison pour laquelle on parle également de média de masse (ou mass-media).

Les médias, sous toutes leurs formes, sont omniprésents dans notre société et essentiellement au niveau des foyers. En effet, qu’ils se présentent sous la forme de presses écrites, de journaux télévisés, de programmes radiophoniques, de télévision, de sondages ou encore de publicités, les médias cherchent normalement avant tout à informer.

Ainsi, le grand intérêt que présentent les médias, est d’informer rapidement et largement la plupart de la population des faits « importants » et des évènements, du pays et du monde entier. En effet, la population souhaite se retrouver dans les journaux qu’elle lit, la radio qu’elle écoute ou simplement dans le journal télévisé. Les foyers peuvent donc, grâce à leur diversité importante, choisir le média qui leur correspond le plus. Ainsi chacun grâce à eux , dispose d’un compte rendu des derniers événements qui lui permet de se tenir au courant de la situation mondiale et nationale.

Cette efficacité est due aux nombreuses équipes de journalistes qui collectent pour le peuple les informations et qui les éditent afin de les leur transmettre.

Par exemple cela peut servir à avertir une population qu’elle court un danger, comme dans le cas de l’accident de Toulouse, où outre l’avertissement par les chaînes nationales de tous les français de l’accident, la chaîne Fr3 et les radios locales ont dicté les consignes et la marche à suivre aux habitants des environs de Toulouse, notamment en matière de sécurité.

Cependant, nous allons voir que bien que les médias ont un rôle objectif dans le transfert d’informations, ils fabriquent l’information.

Apparition et évolution de l'opinion publique

L'opinion publique est complexe, mais pour simplifier elle est l'ensemble des convictions et des valeurs plus ou moins partagées, des jugements, des préjugés et des croyances de la population d'une société donnée.

Le terme « public » s’emploie comme adjectif par opposition au terme « privé ». Il s'utilise également comme substantif : le public. Dans ce cas, il tend à se confondre avec la foule. Il peut aussi désigner un ensemble d’individus qui partagent une série de points et d’intérêt communs.

Quand on évoque aujourd'hui la notion d'opinion publique, on pense aux sondages. Pour de multiples raisons pourtant, elle ne saurait se réduire à « ce que mesurent les sondages », pour reprendre la définition provocante attribuée à George Gallup (1901-1984), pionnier de la technique sondagière. On peut distinguer quatre étapes historiques des visions de l'opinion publique.

L'expression apparaît au milieu du XVIIIe siècle. La paternité en est attribuée à Jean-Jacques Rousseau : elle désigne alors les idées et sentiments partagés par un peuple ou une communauté. Elle a une connotation péjorative de conservatisme et de contrôle social : elle se rattache à la rumeur et à la morale.

A la fin du XVIIIe siècle, l'opinion publique devient une sorte de tribunal présidé par la Raison triomphante. Elle émane d'une catégorie sociale, les intellectuels et la bourgeoisie éclairée. Jacques Necker sera le premier homme politique à intégrer, à la veille de la Révolution française, cette dimension dans l'action politique. A la racine de cette émergence, la constitution d'un espace de discussion : les bourgeois se rencontrent dans les cafés et les salons, ils lisent les premiers organes de presse. Bref, une sphère publique se constitue, effet des besoins d'émancipation individuelle, d'échange et de délibération.

L'idée d'opinion publique est donc consubstantielle à la consécration de la démocratie et de la raison. La troisième strate procède d'un autre aspect du même processus historique : l'irruption des nations et des peuples. Conviés à participer à leur destin, ces derniers vont s'exprimer sous des formes actives et moins pacifiques : manifestations de rue, émeutes, pétitions, courrier des lecteurs... Des partis politiques, des syndicats sont créés. Nous sommes au XIXe siècle, et nous voici au troisième âge de l'opinion publique : celui de l'expression populaire et du mouvement social.

Inquiets des impulsions des masses, soucieux de les prévoir et de les canaliser, les gouvernants vont essayer de mieux connaître leur opinion. Ainsi, pendant la Guerre de 1914-1918, les autorités enquêtent sur le moral des troupes (par exemple, en lisant les lettres des soldats) et cherchent le soutien de la population par la propagande. La connaissance de l'opinion publique, la recherche de son soutien et la faculté de parler en son nom, deviennent un enjeu permanent de la vie politique. Les sondages vont donner un visage et une présence à l'opinion publique.

Le XXe siècle est en effet celui de l'opinion sondagière. La technique des sondages, mise au point et utilisée par des statisticiens et des psychosociologues américains dans les années 30 (G. Gallup, Paul Lazarsfeld notamment), va se développer de façon spectaculaire. Cet essor naît de la convergence de facteurs divers : médiatisation, projet scientifique et demande industrielle d'une mesure des attitudes, sollicitations des politiques. Les sondages font irruption à l'occasion d'un coup d'éclat : la prévision, par l'American Institute of Public Opinion de G. Gallup, de la victoire de Roosevelt aux élections américaines de 1936, contre tous les pronostics. Un scénario analogue marquera les débuts de la « sondomanie » en France, avec la mise en ballottage du général de Gaulle lors de l'élection présidentielle de 1965, annoncée par l'Ifop, premier institut de sondage français, créé

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