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Vincent Tiberj : “Voter ne suffit plus : Renouvellement générationnel, rapport à l’élection et transformation de la participation politique” (2020)

Fiche de lecture : Vincent Tiberj : “Voter ne suffit plus : Renouvellement générationnel, rapport à l’élection et transformation de la participation politique” (2020). Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  12 Septembre 2026  •  Fiche de lecture  •  680 Mots (3 Pages)  •  3 Vues

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Vincent Tiberj : “Voter ne suffit plus : Renouvellement générationnel, rapport à l’élection et transformation de la participation politique” (2020)

On peut distinguer 3 facteurs d’influence sur la participation aux votes : “effet de période”, “effets d’âges” et le renouvellement générationnel.

Tout d’abord, nous avons l’effet de période. Certains événements politiques peuvent amener les abstentionnistes ou les gens qui votent par intermittence à aller voter. En 2007, on le voit sur le graphique il y a eu un pic de participation à l'élection présidentielle parmi les votants intermittents.

Alors que les pourcentages de votants intermittents des élections de 2002, 2012 et de 2017 semblent être pour la majorité stables, on observe une augmentation des pourcentages en 2017. Par exemple, pour la cohorte 1978-1987 la participation aux élections de 2002 est d'environ 58% alors qu'en 2007 elle est de 67%, soit une augmentation d'environ 10%.

Beaucoup ont eu peur de revoir l’extrême droite arriver au pouvoir, ils se sont donc déplacés pour y faire barrage.

Ensuite, celui qui peut peut-être nous sembler le plus évident, l’effet de vieillissement.

On peut voir sur ce graphique qu’il y a une montée de l'abstention lorsqu’on atteint un certain âge. La cohorte de 1927 et avant connaît depuis 2007 une grande montée de l’abstentionnisme systématique, de 20% à 55% en 2017.

Cet effet s’explique par la condition physique des personnes âgées qui sont plus sujettes à être malades, et donc à ne pas pouvoir se déplacer aux urnes, mais également par le fait qu’une partie de la cohorte est déjà morte ce qui fait que les statistiques sont moins représentatives.

Un autre effet d’âge est celui du moratoire politique théorisé par Anne Muxel. Les jeunes connaissent un « temps de mise en retrait, d'organisation et de réorganisation dans la constitution de [leur] identité sociale ». C’est-à-dire que les jeunes ont tendance à ne pas aller voter parce qu’ils sont dans une période de construction identitaire. Anne Muxel s’appuie sur le travail du psychanalyste Erik Erikson qui définit la vie d’un individu selon différents stades (0-3 ans, 3-5 ans … 10-25 ans …). Le “moratoire” est une période pendant laquelle les expériences de jeunes adultes participent à la construction de notre identité en consolidant l’héritage de la socialisation primaire. Nos expériences façonnent notre identité puisqu’elles contredisent ou confortent nos systèmes de valeurs (ex : religieux). Pour Anne Muxel, la période moratoire est également politique. C’est le délai entre l’acquisition et l’usage des droits citoyens obtenus à la majorité. Ici le droit de vote. On l'aperçoit assez bien sur le graphique :

cohorte 1968-1977 pour les élections de 2002 (entre 25 et 34 ans) : 16% d'abstentionnistes systématiques.

En 2012 (entre 35 et 44 ans) : 7,5% d'abstentionnistes systématiques

L’auteur apporte une critique à ce dernier point. Pour lui, l’effet moratoire politique n’est plus valable à partir de la cohorte 1978-1987 car même lorsque les individus dépassent ce fameux stade sans

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